Ozan Kabak forfait pour l’Euro suite à sa rupture du ligament croisé du genou droit
Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup

Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup d’envoi.
Le sélectionneur Vincenzo Montella ne compte pas appeler de renfort en catastrophe. Il s’appuie déjà sur une liste élargie et devra la réduire à 26 noms avant le 7 juin. La Turquie, versée dans le groupe F, affrontera la Géorgie, le Portugal et la République tchèque sans l’un de ses titulaires en défense.
Ce qui s’est passé
La blessure survient mardi soir lors d’un match de préparation face à l’Italie. Sur un duel anodin en apparence, Kabak reste au sol. Les soigneurs entrent, la civière aussi. Les examens confirment ensuite la rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Un traumatisme grave pour n’importe quel athlète, encore plus à quelques jours d’une grande compétition.
Conséquence immédiate : Kabak quitte le rassemblement. La Sélection doit réorganiser sa ligne arrière sans tarder. Le score du soir (0-0) n’aura été qu’un décor ; l’essentiel s’est joué sur ce fait de match qui prive la Turquie d’un cadre.
Ce que ça change pour la Turquie
La Turquie perd un défenseur athlétique, solide dans le duel et précieux sur les phases arrêtées. À ce niveau, l’absence ne se compense pas « poste pour poste » en un claquement de doigts. Il faut retoucher les automatismes, revoir certaines sorties de balle et redistribuer les responsabilités dans la charnière.
Dans le groupe F, l’équation se complique. Face au Portugal, il faudra tenir la profondeur et maîtriser des attaquants mobiles. La Géorgie peut piquer en transition. La République tchèque pèse sur le jeu aérien. Trois profils d’adversaires, trois plans à ajuster, et un maillon manquant au cœur de la défense.
Le calendrier et la liste
Vincenzo Montella a choisi la continuité : pas d’appel supplémentaire, car la pré-liste est déjà fournie. Reste à la resserrer à 26 éléments avant le 7 juin, date limite imposée par l’UEFA. C’est un signal clair : privilégier la cohérence du groupe, préserver les repères de ceux qui ont préparé le tournoi, et acter rapidement la hiérarchie des défenseurs encore disponibles.
Ce choix évite le casse-tête logistique d’une intégration express. Il n’enlève rien à l’urgence technique : verrouiller une charnière titulaire et une rotation fiable dès les derniers jours de préparation.
Rupture du LCA : ce que cela implique
La rupture du ligament croisé antérieur est l’une des blessures les plus lourdes du football. Elle coupe net la saison d’un joueur et exige une rééducation longue, minutieuse, rythmée par des paliers progressifs. La priorité, pour Kabak, sera de retrouver de la stabilité, de la force, puis la confiance sur les appuis. C’est un chemin exigeant, mais bien balisé par les staffs médicaux modernes.
Le cas rappelle que la préparation d’un grand tournoi ne protège de rien : charge de travail, intensité des duels, terrain, facteurs multiples. D’autres athlètes ont été touchés récemment par des blessures au genou, avec des absences sur la durée. À titre de repère, voyez l’exemple de Sergiño Dest, victime lui aussi d’une rupture des ligaments croisés.
Au-delà de l’Euro, l’enjeu pour Kabak est simple : se soigner sans précipitation et revenir à 100 %. Le calendrier sportif comptera moins que la qualité de la récupération. La Turquie, de son côté, devra avancer sans lui, avec l’espoir de le retrouver en pleine possession de ses moyens à l’issue de cette parenthèse forcée.
D’autres forfaits pour l’Euro
Il n’est pas le seul à manquer le rendez-vous. L’Écosse a dû s’adapter elle aussi, comme l’illustre le forfait de Ben Doak, contraint de renoncer au tournoi. À quelques jours du début de la compétition, chaque sélection gère son lot d’imprévus, entre états de forme et pépins physiques.
Les défis tactiques à court terme
Sans Kabak, Montella devra arbitrer entre deux impératifs : la stabilité et l’adaptation. Stabilité, pour éviter de chambouler la structure défensive et préserver les automatismes sur la ligne. Adaptation, pour calibrer la hauteur du bloc, la couverture de la profondeur et la gestion des seconds ballons selon les adversaires.
Les minutes restantes en préparation doivent servir à clarifier les rôles : qui mène la ligne, qui couvre, qui prend le marquage sur coups de pied arrêtés. À ce jeu, la communication sera capitale. Un brin de pragmatisme aussi : mieux vaut une défense simple et lisible qu’un plan trop ambitieux mal exécuté.
À suivre
Le staff médical pilotera la suite pour Kabak. Les premiers jours comptent pour poser un protocole précis, planifier l’intervention si nécessaire et enclencher la rééducation. Côté groupe, la Turquie cherchera vite ses certitudes défensives afin d’entrer dans l’Euro avec une base solide.
Le tournoi se jouera aussi sur les détails d’arbitrage, autre paramètre à intégrer dans la gestion des duels et des contacts. À ce propos, l’instance européenne a déjà désigné ses officiels, parmi lesquels des Français, comme nous l’évoquions ici : deux arbitres français choisis pour officier lors de l’Euro 2024.
Pour vous, lecteurs, l’essentiel est simple : la Turquie perd un élément majeur à un poste clé. Le défi désormais : transformer ce contretemps en ressource collective, vite, et sans trembler.
À retenir
- Ozan Kabak souffre d’une rupture du ligament croisé du genou droit ; il déclare forfait pour l’Euro.
- Blessé lors du nul amical Italie–Turquie (0-0), il a quitté le terrain sur civière.
- Vincenzo Montella ne convoquera pas de joueur supplémentaire ; la liste doit être réduite à 26 avant le 7 juin.
- La Turquie affrontera la Géorgie, le Portugal et la République tchèque sans l’un de ses défenseurs centraux de référence.
- À court terme : réorganiser la charnière, verrouiller les repères, et entrer dans le tournoi avec une défense claire.
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