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Emmanuel Macron condamne les actions de la milice française lors de sa visite dans le Vercors

Lors d'une visite dans le Vercors, Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes du massacre commis pendant la Seconde Guerre mondiale et a condamné fermement les actions de la milice française, cette force collaborationniste qui a servi le régime de Vichy. En présidant une cérémonie commémorative à

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découvrez la condamnation d'emmanuel macron envers les actions de la milice française lors de sa visite dans le vercors
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Lors d'une visite dans le Vercors, Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes du massacre commis pendant la Seconde Guerre mondiale et a condamné fermement les actions de la milice française, cette force collaborationniste qui a servi le régime de Vichy. En présidant une cérémonie commémorative à Vassieux-en-Vercors, dans la Drôme, le chef de l'État a inscrit ce geste dans le devoir de mémoire et dans les commémorations liées à la victoire sur le nazisme.

Ce qu'il faut retenir

  • Emmanuel Macron s'est rendu à Vassieux-en-Vercors, haut lieu de la Résistance, pour honorer les victimes du massacre de juillet 1944.
  • Il a condamné sans équivoque la milice française et sa collaboration avec l'occupant nazi.
  • Le président a salué la mémoire des 73 villageois tués, en rappelant qu'ils avaient entre 18 mois et 91 ans.
  • Le déplacement s'inscrit dans le devoir de transmission de l'histoire aux jeunes générations.

Un hommage au maquis du Vercors

Le Vercors n'est pas un lieu de mémoire comme les autres. Ce massif des Préalpes, à cheval sur l'Isère et la Drôme, est devenu l'un des symboles les plus forts de la Résistance française. Pendant la guerre, son relief escarpé en a fait un refuge naturel pour celles et ceux qui refusaient l'occupation et le régime de Vichy.

En se rendant à Vassieux-en-Vercors, Emmanuel Macron a rendu hommage aux habitants tués lors des combats et des représailles de l'été 1944. Le village, durement frappé, fait partie des communes décorées de la Légion d'honneur pour leur sacrifice. Y présider une cérémonie revêt donc une portée particulière : c'est reconnaître, au plus haut niveau de l'État, ce que ces populations civiles ont enduré.

Qui était la milice française ?

Pour comprendre la fermeté du propos présidentiel, il faut rappeler ce qu'était la Milice. Créée sous le régime de Vichy, cette organisation paramilitaire française a activement collaboré avec l'occupant allemand. Elle a traqué les résistants, participé à la répression et aux arrestations, et s'est rendue complice de la machine de persécution mise en place pendant la guerre.

La Milice incarne donc l'une des faces les plus sombres de cette période : non pas l'ennemi venu de l'extérieur, mais des Français pourchassant d'autres Français. C'est cette réalité qu'Emmanuel Macron a tenu à nommer clairement, en qualifiant son action de trahison de la France.

Une condamnation sans équivoque

Dans son discours, le président de la République a condamné avec fermeté les agissements de la milice française. Il a souligné que la collaboration de ces hommes avec l'occupant nazi relevait de la trahison, et a refusé toute relativisation de leur responsabilité.

Le message est double. D'un côté, honorer la mémoire des victimes et des résistants. De l'autre, rappeler que la collaboration ne saurait être euphémisée ni reléguée dans l'oubli. Cette clarté assumée vise à ne laisser aucune ambiguïté sur les choix faits, à l'époque, par les uns et les autres.

Résister ou collaborer : un choix moral

Au cœur du propos, une idée forte : la Résistance fut d'abord un choix moral. Ceux qui ont rejoint le maquis refusaient l'armistice signé par Pétain, fuyaient les persécutions du régime de Vichy ou voulaient simplement défendre les valeurs de liberté et de justice.

Le Vercors illustre ce dilemme avec une intensité particulière. Dans un même pays, au même moment, certains ont choisi de résister au péril de leur vie, tandis que d'autres ont choisi de servir l'occupant. Rappeler cette ligne de partage, c'est refuser l'idée d'une fatalité historique : il y avait, déjà, des décisions individuelles et des consciences.

La mémoire des victimes

Emmanuel Macron a insisté sur l'importance de préserver la mémoire des 73 villageois tués. En rappelant qu'ils avaient entre 18 mois et 91 ans, il a souligné le caractère indistinct de la violence : des nourrissons, des personnes âgées, des familles entières, frappées sans considération.

Nommer les victimes, évoquer leurs âges, c'est leur rendre une part d'humanité que la barbarie avait voulu effacer. C'est aussi rappeler que derrière les chiffres et les dates se trouvent des vies réelles, des destins brisés, une communauté villageoise endeuillée pour toujours.

Un devoir de mémoire pour aujourd'hui

Au-delà de l'hommage, cette visite porte un enjeu pour le présent. Transmettre l'histoire du Vercors, de la Résistance et de la collaboration, c'est armer les générations actuelles contre l'oubli et contre le retour des logiques qui ont rendu de tels drames possibles.

Le devoir de mémoire n'est pas un simple rituel. Il engage l'éducation, la transmission familiale, le travail des historiens et la responsabilité des pouvoirs publics. C'est dans cette continuité que s'inscrit la démarche présidentielle, à un moment où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale doit franchir le cap des derniers témoins directs.

Cette séquence rappelle aussi combien l'histoire militaire et la défense restent centrales dans l'identité française : pour prolonger la réflexion, vous pouvez lire notre analyse sur les efforts de l'industrie française dans le domaine de l'armement, qui éclaire la place de la défense dans la France contemporaine.

Questions fréquentes

Où se trouve Vassieux-en-Vercors ?

Vassieux-en-Vercors est une commune située dans la Drôme, au cœur du massif du Vercors. C'est l'un des hauts lieux de la mémoire de la Résistance, frappé par un massacre lors de l'été 1944.

Qu'était la milice française ?

La Milice était une organisation paramilitaire créée sous le régime de Vichy. Elle a collaboré avec l'occupant nazi, traqué les résistants et participé à la répression, ce qui fait d'elle l'un des symboles de la collaboration française.

Pourquoi cette visite présidentielle est-elle importante ?

En présidant une cérémonie à Vassieux-en-Vercors, Emmanuel Macron a reconnu au plus haut niveau de l'État le sacrifice des victimes et des résistants, tout en condamnant clairement la collaboration. C'est un geste fort de mémoire et de pédagogie collective.

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