Les pompiers continuent leur travail acharné après l’incendie à la Bourse de Copenhague : seuls les murs extérieurs sont encore debout
Au lendemain de l’incendie qui a ravagé l’ancienne Bourse de Copenhague, la Børsen, les pompiers danois poursuivent leur travail sur le site. Du bâtiment du XVIIe siècle, considéré comme un trésor national, il ne reste par endroits que les murs extérieurs : la fameuse flèche en forme de dragon,

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé l’ancienne Bourse de Copenhague, la Børsen, les pompiers danois poursuivent leur travail sur le site. Du bâtiment du XVIIe siècle, considéré comme un trésor national, il ne reste par endroits que les murs extérieurs : la fameuse flèche en forme de dragon, haute de plusieurs dizaines de mètres, s’est effondrée dans les flammes. Voici ce que l’on sait de la situation, de ce qui a été perdu et de ce qui a pu être sauvé.
Où en est l’intervention des pompiers
Le feu s’est déclaré dans la nuit du mardi 16 avril 2024 et a mobilisé les secours pendant de longues heures. Au matin du mercredi 17 avril, l’incendie était décrit comme sous contrôle, sans être totalement éteint : les équipes s’employaient encore à noyer les dernières flammes dans la partie sinistrée, celle où ne subsistent plus que les façades.
Le travail ne s’arrête pas à l’extinction. Trois chantiers se mènent en parallèle :
- Sécuriser les murs encore debout. En lien avec des entreprises spécialisées, les pompiers cherchent à stabiliser les façades fragilisées par le feu et par l’eau, pour éviter tout effondrement pendant l’intervention.
- Surveiller la partie épargnée. Une moitié environ du bâtiment a échappé aux flammes ; des équipes y montent la garde pour prévenir toute reprise du sinistre.
- Préserver l’accès aux enquêteurs. Le site doit rester praticable pour que la police puisse, le moment venu, chercher l’origine du départ de feu.
Ce mélange d’extinction, de consolidation et de veille explique pourquoi l’opération s’étire dans le temps : éteindre un édifice ancien et déjà éventré demande de la prudence à chaque étape.
Ce qui a été détruit, ce qui a été sauvé
Les pertes matérielles sont lourdes. Une large partie de la toiture et de la structure a été réduite en cendres, et l’effondrement de la flèche au dragon, l’un des symboles visuels de Copenhague, a marqué les esprits. Le bâtiment abritait par ailleurs une collection d’œuvres d’art, dont une partie n’a pas pu être mise à l’abri.
Au plus fort de l’incendie, des scènes fortes ont circulé : passants, employés et riverains formant des chaînes pour évacuer des tableaux et des objets hors du bâtiment en feu. Grâce à ces efforts, une partie du patrimoine mobilier a été sauvée, même si plusieurs centaines d’œuvres n’ont pas pu l’être. Ces images disent l’attachement des habitants à un lieu vécu comme un morceau de leur identité.
À retenir : au matin du 17 avril, le feu est sous contrôle mais pas éteint ; il ne reste par endroits que les murs extérieurs ; la flèche au dragon s’est effondrée ; une partie des œuvres a été sauvée à la main, une autre est perdue ; les causes restent à déterminer.
Pourquoi ce bâtiment compte autant pour les Danois
La Børsen n’est pas une bourse comme les autres. Commandée par le roi Christian IV au XVIIe siècle, c’est l’un des plus anciens édifices de la capitale danoise et l’un de ses repères architecturaux les plus reconnaissables, notamment par sa flèche torsadée figurant des queues de dragon entrelacées.
Beaucoup de Danois la rangent au même niveau symbolique que d’autres grands monuments européens : on a vu fleurir, après le sinistre, des comparaisons avec l’émotion suscitée par l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019. Voir un tel monument partir en fumée, c’est perdre un repère collectif, pas seulement un bâtiment.
Cet attachement au patrimoine et aux symboles nationaux traverse d’ailleurs toute l’actualité européenne, qu’il s’agisse de débats de société ou de drames qui frappent l’opinion. Pour rester dans le sillage de l’actualité internationale de ces semaines, vous pouvez aussi lire le témoignage de Jeanne après l’attaque au couteau survenue à Sydney ou suivre les débats au Royaume-Uni autour de l’interdiction de vente de tabac aux générations nées après 2009.
Et maintenant : les causes et la reconstruction
À ce stade, l’origine exacte de l’incendie n’est pas établie. Les enquêteurs n’ont pas encore eu pleinement accès au site, encore instable et chaud, ce qui retarde l’examen des décombres. Tant que le bâtiment n’est pas sécurisé, toute conclusion sur les causes serait prématurée.
La question de l’avenir de l’édifice se pose déjà. Restaurer un monument de cette ampleur, en partie réduit à ses murs, est un chantier qui se compte en années et qui suppose des choix patrimoniaux délicats : faut-il reconstruire à l’identique, consolider ce qui reste, intégrer des éléments contemporains ? Ce sont des décisions qui dépasseront le travail des pompiers et concerneront l’ensemble de la société danoise.
En attendant, l’essentiel se joue sur le terrain : éteindre les derniers foyers, tenir les murs debout et protéger la partie épargnée. Le reste, identification des causes et plan de reconstruction, viendra ensuite, une fois le site refroidi et sécurisé. Pour comprendre, par ailleurs, ce que représente concrètement une entrée en Bourse au sens financier du terme, à ne pas confondre avec ce bâtiment historique, nous vous renvoyons à notre article dédié.
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