Sonia Bompastor exprime sa fierté après la victoire de l’OL contre le PSG
Menées 0-2 à la 80e minute, les Lyonnaises ont renversé le PSG pour s'imposer 3-2 en demi-finale aller de la Ligue des champions féminine. Au coup de sifflet final, leur entraîneuse Sonia Bompastor n'a pas caché sa fierté : ce qu'elle retient avant tout, c'est la force mentale et la solidité

Menées 0-2 à la 80e minute, les Lyonnaises ont renversé le PSG pour s'imposer 3-2 en demi-finale aller de la Ligue des champions féminine. Au coup de sifflet final, leur entraîneuse Sonia Bompastor n'a pas caché sa fierté : ce qu'elle retient avant tout, c'est la force mentale et la solidité collective d'un groupe qui a refusé de céder. Voici ce qu'il faut savoir sur ce match et ce que ses mots disent de l'état d'esprit lyonnais.
Ce qui s'est passé dans ce match
La rencontre, demi-finale aller de la Ligue des champions féminine, s'est jouée le samedi (article publié le 21 avril 2024). Tout semblait pourtant filer du mauvais côté pour l'Olympique Lyonnais.
À la pause, l'OL était déjà mené 1-0. Au retour des vestiaires, le PSG a même creusé l'écart pour mener 2-0. À la 80e minute, l'élimination semblait se profiler : il restait une dizaine de minutes et deux buts à combler face à un adversaire direct.
C'est dans ce dernier quart d'heure que les Lyonnaises ont tout renversé. En quelques minutes, elles ont inscrit trois buts pour finalement l'emporter 3-2. Un scénario rare à ce niveau de la compétition, qui place l'OL en position favorable avant le match retour.
Le tournant du match
Selon Sonia Bompastor, le déclic n'est pas venu d'un seul geste mais d'un état d'esprit. L'équipe a continué à y croire alors même que le score lui était défavorable, et c'est cette conviction qui a fini par renverser la dynamique. Le public, galvanisé par le réveil de l'équipe, a accompagné la remontée jusqu'au but de la victoire.
La réaction de Sonia Bompastor
Interrogée après la rencontre, l'entraîneuse de l'OL féminin a exprimé une fierté évidente. Pour elle, revenir d'un 0-2 à dix minutes de la fin n'a rien d'anodin : c'est la preuve d'un mental et d'une cohésion peu communs.
- Elle insiste d'abord sur la force mentale du groupe : se relever d'un double déficit aussi tard dans le match témoigne d'une vraie détermination.
- Elle salue ensuite la force collective de son équipe, capable de réagir ensemble dans un moment compliqué.
- Elle souligne enfin la qualité offensive de ses joueuses, qu'elle juge capables de marquer face à n'importe quel adversaire.
Bompastor revient aussi sur la première période. Malgré le retard à la pause, elle dit avoir tenu un discours positif à ses joueuses, estimant que le jeu produit comportait beaucoup d'éléments encourageants. Le seul vrai point faible à ses yeux : le manque d'efficacité devant le but.
Même après avoir encaissé un nouveau but au retour des vestiaires, l'entraîneuse affirme être restée confiante. Elle savait, dit-elle, que son équipe avait les moyens de revenir au score, à condition de retrouver de l'allant dans le dernier tiers.
Revenir après avoir été menées 2-0 prouve la force mentale et la force collective de ce groupe.
Pourquoi ce résultat compte
Une demi-finale de Ligue des champions se joue en deux manches, aller et retour. Le résultat de l'aller pèse donc lourd dans la qualification finale, mais ne scelle rien : tout peut encore basculer lors du match retour.
En s'imposant 3-2 à l'aller, l'OL aborde la suite avec un léger avantage et, surtout, une dynamique psychologique remontée à bloc. À l'inverse, le PSG, qui menait 2-0 et a fini par perdre, devra digérer ce revers avant de jouer son va-tout.
L'opposition entre Lyonnaises et Parisiennes est l'un des grands classiques du football féminin français, et chaque confrontation européenne entre les deux clubs prend une saveur particulière. Pour suivre la rivalité côté masculin, l'épisode où le Paris Saint-Germain s'impose contre l'Olympique Lyonnais en course pour le titre rappelle à quel point ce duel structure la saison.
À retenir
- Le score : OL 3, PSG 2, en demi-finale aller de la Ligue des champions féminine.
- Le scénario : menées 0-2 à la 80e minute, les Lyonnaises ont inscrit trois buts dans le dernier quart d'heure.
- Le message de Bompastor : fierté pour la force mentale et la solidité collective de son groupe.
- L'enjeu : un avantage et un moral retrouvé avant le match retour, sans rien de définitif.
Une remontée dans l'air du temps
Ce genre de renversement, où une équipe refuse de plier alors que tout semble joué, reste l'un des plus puissants ressorts émotionnels du sport. Les déclarations qui suivent ces matchs racontent souvent la même chose : la confiance, la cohésion et la capacité à rester soudé dans l'adversité.
On retrouve cette mécanique chez d'autres acteurs du sport après une grande performance. Côté football, Kylian Mbappé affichait la même détermination après une qualification du PSG en Ligue des champions. Et au tennis, la confiance affichée par les meilleurs, à l'image de Carlos Alcaraz après sa victoire au premier tour de Roland-Garros, raconte la même histoire : la tête compte autant que les jambes.
Pour l'OL féminin, la fierté de Sonia Bompastor n'est donc pas qu'une formule d'après-match. Elle traduit ce qui a fait la différence ce soir-là : un groupe qui a continué d'y croire jusqu'au bout. Reste désormais à confirmer lors du match retour, où l'avantage acquis devra être défendu.
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