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Accusations de partialité : Nottingham Forest pointe du doigt un arbitre pour son soutien présumé à Luton

Battu 2-0 par Everton, Nottingham Forest n'a pas digéré l'arbitrage de la rencontre. Plutôt que de s'en tenir aux décisions du terrain, le club a visé un homme en particulier : l'arbitre assistant vidéo (VAR) de la rencontre, Stuart Attwell, qu'il accuse publiquement d'être un « supporter de Luton

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nottingham forest accuse un arbitre de partialité pour son soutien présumé à luton
nottingham forest accuse un arbitre de partialité pour son soutien présumé à luton

Battu 2-0 par Everton, Nottingham Forest n'a pas digéré l'arbitrage de la rencontre. Plutôt que de s'en tenir aux décisions du terrain, le club a visé un homme en particulier : l'arbitre assistant vidéo (VAR) de la rencontre, Stuart Attwell, qu'il accuse publiquement d'être un « supporter de Luton », l'un de ses rivaux directs dans la course au maintien. Une sortie d'une rare virulence, qui en dit long sur la tension d'une fin de saison à couteaux tirés en Premier League.

Ce qui s'est passé

Le contexte est simple, et il pèse lourd. Nottingham Forest joue son maintien en Premier League. Cette défaite face à Everton fait glisser le club à la 17e place, soit la dernière position avant la zone de relégation. Chaque point compte, et chaque décision arbitrale prend une dimension démesurée.

C'est dans ce climat que Forest a publié, sur les réseaux sociaux, un message au ton inhabituellement frontal. Le club y dénonce trois penalties non accordés sur la seule rencontre, qualifiant la situation d'inacceptable. Mais le passage le plus marquant vise nommément le VAR, Stuart Attwell, désigné comme un « supporter de Luton ». L'insinuation est lourde : non seulement Forest conteste des décisions, mais il met en doute l'impartialité même de l'officiel chargé de les superviser.

Pourquoi viser un lien avec Luton

L'angle choisi par le club n'est pas anodin. Luton Town est, comme Forest, engagé dans la lutte pour éviter la relégation. En suggérant qu'un officiel pourrait avoir une préférence pour un concurrent direct, Forest transforme une contestation arbitrale classique en accusation de partialité. C'est un cran au-dessus du simple « on s'est fait voler » : c'est mettre en cause la neutralité d'un arbitre, ce qui touche au cœur de la crédibilité de la compétition.

Les suites données par le club

Au-delà du message public, Forest a saisi le PGMOL (Professional Game Match Officials Limited), l'organisme qui gère l'arbitrage professionnel en Angleterre. Le club a fait savoir qu'il « réfléchissait à la suite à donner » à l'affaire, laissant entendre que la contestation pourrait dépasser le cadre médiatique.

Ce point mérite attention. Une chose est de protester publiquement après un match ; une autre est de demander des comptes à l'instance qui désigne et évalue les arbitres. En interpellant directement le PGMOL, Forest pose une question de fond : sur quels critères les officiels sont-ils désignés, et que se passe-t-il quand un club estime qu'un arbitre est en situation de conflit d'intérêts ? Ce sont des questions récurrentes en Premier League, où la pression sur l'arbitrage vidéo n'a cessé de monter.

Des réactions partagées dans le milieu

La sortie de Forest a immédiatement fait réagir d'anciennes figures de l'arbitrage anglais, avec deux lectures bien distinctes.

D'un côté, Mark Clattenburg, ancien arbitre de Premier League devenu consultant pour Nottingham Forest, a soutenu le club sans détour. Il a qualifié les décisions de « plaisanterie », estimant qu'« une seule de ces erreurs aurait déjà été scandaleuse » et que l'accumulation de trois situations défavorables pouvait légitimement donner à Forest le sentiment d'avoir été lésé.

De l'autre, Keith Hackett, ancien responsable de l'arbitrage anglais, a adopté une position plus nuancée. S'il reconnaît que Forest pouvait se sentir frustré par les décisions, il juge que le club n'aurait pas dû exprimer son ressentiment de cette manière, c'est-à-dire en visant personnellement un officiel et en mettant en doute son impartialité.

Le désaccord entre les deux hommes résume bien le débat : peut-on contester une série de décisions sans franchir la ligne qui sépare la critique sportive de l'attaque personnelle ?

Pourquoi cette affaire compte

Au-delà du cas Forest, l'épisode illustre une tension de fond qui traverse le football anglais. L'arbitrage vidéo, censé réduire les erreurs, est devenu un point de friction permanent : chaque décision non sifflée alimente le soupçon, et les clubs en lutte pour leur survie sportive ont tout intérêt à dramatiser le moindre litige.

La frontière est mince entre la défense légitime de ses intérêts et la mise en cause publique de l'intégrité d'un officiel. Accuser un arbitre de soutenir un club rival, sans preuve, expose celui qui le dit à des suites disciplinaires possibles, et fragilise le respect dû aux officiels. C'est tout l'enjeu de la réponse qu'apportera le PGMOL.

Cette polémique n'est d'ailleurs pas isolée. Les décisions arbitrales déclenchent régulièrement des prises de position fortes, y compris dans le football français, où la responsabilité des erreurs alimente des débats nourris, comme lors de l'analyse de Johan Micoud sur la défaite du PSG à Dortmund. La désignation des officiels pour les grandes affiches reste tout aussi scrutée, à l'image du choix de Daniele Orsato pour un match retour de Ligue des champions.

À retenir

  • Le fait : après sa défaite 0-2 à Everton, Nottingham Forest a accusé publiquement le VAR Stuart Attwell d'être un « supporter de Luton ».
  • Le grief : le club dénonce trois penalties non accordés sur la rencontre et juge la situation inacceptable.
  • Le contexte : Forest, désormais 17e, joue son maintien ; Luton est un concurrent direct dans cette course.
  • La suite : le club a saisi le PGMOL et évoque une possible réponse, sans en préciser la forme.
  • Le débat : les avis divergent dans le milieu de l'arbitrage entre frustration jugée légitime et mise en cause jugée déplacée.

Reste à voir comment le PGMOL traitera cette contestation, et si Nottingham Forest donnera une suite formelle. Dans une fin de saison où chaque point peut décider d'un maintien, la moindre décision contestée prend désormais des allures d'affaire d'État. La lutte pour les places, en haut comme en bas du classement, n'a jamais autant cristallisé les tensions, comme le rappelle aussi la course au titre où Manchester City garde le contrôle de son destin face à Arsenal.

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