Ligue des champions : Montpellier affronte un défi de taille contre Kiel en quart de finale aller
Le titre évoque un défi de taille, et il l'était : recevoir le THW Kiel, l'un des plus grands clubs de l'histoire du handball européen, en quart de finale aller de la Ligue des champions. Mais Montpellier a renversé la perspective. Devant son public, le MHB s'est imposé sur le score sans appel de

Le titre évoque un défi de taille, et il l'était : recevoir le THW Kiel, l'un des plus grands clubs de l'histoire du handball européen, en quart de finale aller de la Ligue des champions. Mais Montpellier a renversé la perspective. Devant son public, le MHB s'est imposé sur le score sans appel de 39 à 30, prenant une avance de neuf buts avant le match retour. Une démonstration qui place le club héraultais en position idéale pour viser le Final Four.
Le résultat et ce qu'il signifie
Montpellier l'emporte donc 39-30 à domicile. Au-delà du chiffre, c'est l'écart de neuf buts qui change tout : dans une confrontation aller-retour, un tel matelas constitue un coussin précieux avant de se déplacer en Allemagne. Le match retour est prévu le 2 mai à Kiel, et il restera évidemment décisif, mais le MHB aborde ce déplacement avec une marge confortable.
Le contexte rend la performance encore plus marquante. Ce quart de finale aller était le dernier match européen à domicile de Patrice Canayer, sur le banc montpelliérain depuis une trentaine d'années. Pour cette soirée particulière, le technicien a livré ce que l'on a pu qualifier de bijou de coaching, face à un adversaire qui figure parmi les grands noms du continent.
Pourquoi battre Kiel est un exploit
Le THW Kiel n'est pas un adversaire comme les autres. Le club allemand est un habitué des sommets européens, multiple lauréat de la Ligue des champions. Dominer une telle équipe de neuf buts n'a donc rien d'anodin : cela témoigne d'une maîtrise collective et d'un état de forme remarquable du côté héraultais.
Les clés du match
La victoire ne doit rien au hasard. Plusieurs ingrédients tactiques et individuels expliquent l'ampleur du score.
Desbonnet en patron dans les buts
Le grand artisan de la soirée a porté un casque et des protège-genoux : le gardien Rémi Desbonnet. Avec 16 arrêts sur 46 tirs, soit un taux de réussite d'environ 35 %, il a tout simplement été deux fois plus performant que la paire de gardiens adverses. Au handball, un gardien en état de grâce vaut souvent un demi-match : c'est exactement ce qui s'est produit. Desbonnet a même conclu la rencontre en marquant un but dans les dernières secondes, portant l'écart à neuf longueurs.
Une attaque variée, une défense solide
Pour faire craquer Kiel, Montpellier a multiplié les armes : variété technique, vitesse et jeu de croisés ont déstabilisé la défense allemande. Derrière, le bloc défensif s'est appuyé sur Karl Konan, véritable tour de contrôle. En attaque, Yanis Lenne a affiché une efficacité maximale, avec un 5 sur 5 aux tirs en seulement seize minutes de présence. Stas Skube, lui, a livré une prestation éblouissante qui a aidé le MHB à tenir son avance.
Le scénario, mi-temps par mi-temps
Kiel a pourtant bien entamé la partie. Mais Montpellier a vite repris la main, aidé notamment par un premier arrêt de Samir Bellahcene sur un penalty. À la pause, le MHB menait déjà de quatre buts (20-16), malgré une défense étagée en 1-5 destinée à casser le rythme héraultais.
En seconde période, les Montpelliérains ont géré leur avance avec sérieux. Kiel a tout tenté pour inverser la tendance, allant jusqu'à défendre en tout terrain et à évoluer sans gardien pour disposer d'un joueur de champ supplémentaire. Rien n'y a fait : la déferlante héraultaise a fini par creuser l'écart jusqu'au coup de sifflet final.
À retenir
- Score : Montpellier 39 - 30 Kiel (quart de finale aller).
- Avance : neuf buts d'écart avant le retour.
- Homme du match : Rémi Desbonnet, 16 arrêts et un but.
- Match retour : le 2 mai en Allemagne, décisif pour la qualification.
- Enjeu : une place au Final Four, programmé les 8 et 9 juin à Cologne.
Ce qui attend Montpellier
Une avance de neuf buts n'est jamais une garantie au handball, sport où les écarts peuvent fondre vite quand une équipe enchaîne arrêts et contre-attaques. Le MHB devra donc rester concentré à Kiel, où l'ambiance et l'expérience européenne du club allemand pèseront. Mais avec un tel matelas et la confiance emmagasinée, Montpellier tient une occasion en or de rallier le Final Four et de viser, plus loin, une place en finale.
Pour les amateurs de grands rendez-vous continentaux, la dynamique du handball français rappelle d'autres épopées récentes : on se souvient par exemple de la demi-finale de Ligue des champions remportée par Bietigheim face à Metz, preuve que les clubs hexagonaux savent briller au plus haut niveau. Et pour celles et ceux qui suivent toutes les coupes d'Europe, les soirées football offrent aussi leur lot de tension, à l'image du quart de finale retour de Ligue des champions entre Manchester City et le Real Madrid ou du choc Bayern Munich - Arsenal.
Le rendez-vous est pris : le 2 mai, Montpellier jouera gros en Allemagne. En attendant, le MHB peut savourer une victoire de prestige qui, pour le dernier match européen à domicile de Patrice Canayer, restera comme un grand souvenir.
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