Roland-Garros 2024 : Amélie Mauresmo et Gilles Moretton dévoilent les nouvelles initiatives autour du tournoi
À un mois du coup d'envoi de Roland-Garros 2024, les responsables des Internationaux de France ont réuni la presse pour dérouler les nouveautés de l'édition. Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, et Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis (FFT), ont détaillé une série

À un mois du coup d'envoi de Roland-Garros 2024, les responsables des Internationaux de France ont réuni la presse pour dérouler les nouveautés de l'édition. Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, et Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis (FFT), ont détaillé une série d'initiatives qui touchent l'organisation, le confort des spectateurs et l'expérience télévisée. Voici l'essentiel à retenir, remis dans son contexte.
Ce qu'il faut retenir
- Un second toit opérationnel sur le court Suzanne-Lenglen, mobilisable dès les qualifications en cas d'intempéries.
- Un suspense maintenu autour de Rafael Nadal, qui n'avait pas confirmé sa participation au moment de la conférence.
- Une réflexion ouverte sur les juges de ligne face à la montée de l'arbitrage électronique sur le circuit.
- Des nouveautés autour du stade : rénovation, musée, hommages et une session nocturne supplémentaire.
Un toit pour le court Suzanne-Lenglen
La principale avancée annoncée concerne la couverture du court Suzanne-Lenglen. Désormais équipé d'un toit et d'un éclairage à LED, ce deuxième court peut accueillir jusqu'à 10 000 spectateurs et rester opérationnel même quand la pluie s'invite, et ce dès la semaine des qualifications.
L'enjeu est concret. La météo parisienne de fin mai est imprévisible, et une averse peut suffire à décaler tout un programme. Avec ce toit, les organisateurs réduisent le risque d'interruptions, sécurisent la tenue des matches et améliorent la qualité des retransmissions télévisées, qui souffrent particulièrement des reports.
Une limite a toutefois été posée d'emblée : pas de sessions nocturnes sur le Suzanne-Lenglen, pour des raisons de sécurité. Les organisateurs préfèrent concentrer l'affluence du soir sur le court Philippe-Chatrier et éviter une trop forte densité de public au même moment. Le confort des qualifications, longtemps parent pauvre du tournoi, reste un objectif affiché : Amélie Mauresmo espère attirer davantage de spectateurs sur cette première semaine grâce à ce court désormais couvert.
Le suspense autour de Nadal
Au moment de la conférence, une grande inconnue planait : Rafael Nadal serait-il au départ ? L'Espagnol, quatorze fois vainqueur Porte d'Auteuil, avait laissé entendre que 2024 pourrait être sa dernière saison, sans confirmer sa présence à Paris.
Les organisateurs ont assumé une posture de respect : ils espéraient accueillir le recordman du tournoi, mais s'en remettaient à sa décision. Aucun hommage particulier n'était prévu à ce stade, et il a été précisé que Nadal ne bénéficierait pas d'un statut de tête de série, malgré son palmarès exceptionnel sur la terre battue parisienne. Une manière de rappeler que le tableau obéit d'abord au classement, même pour une légende. Cette incertitude a alimenté tout le mois de mai, jusqu'à la confirmation de sa participation ; le sujet d'une possible retraite de Nadal après Roland-Garros est resté l'un des fils rouges de l'édition.
Juges de ligne ou arbitrage électronique ?
Autre dossier abordé : l'avenir des juges de ligne. À partir de 2025, l'arbitrage électronique devait être généralisé sur l'ensemble du circuit ATP. Mais les tournois du Grand Chelem disposent d'une marge de manœuvre, et Wimbledon comme Roland-Garros pouvaient conserver leur système traditionnel.
Les organisateurs français n'avaient pas encore tranché. Attachés à la présence humaine des juges de ligne, qui fait partie de l'identité du tournoi, ils annonçaient vouloir étudier la question lors du débriefing post-édition. Un arbitrage à part entière, en somme, entre fidélité à une tradition et adoption d'une technologie déjà éprouvée ailleurs. La spécificité de la terre battue, où la trace de la balle reste visible et peut être vérifiée à l'œil, nourrit d'ailleurs ce débat propre à Paris.
Les autres nouveautés du stade
L'édition 2024 ne se limite pas au toit. Le site, entièrement rénové ces dernières années, accueille de nouveaux espaces et plusieurs gestes symboliques :
- Le musée « Tenniseum », consacré à l'histoire du tennis et du tournoi.
- Une Allée du tennis français, en hommage aux joueuses et joueurs qui ont marqué l'histoire de Roland-Garros.
- Une session nocturne supplémentaire, le nombre passant de dix à onze.
- Un tournoi de tennis fauteuil juniors, organisé pour la première fois, signe d'une attention portée à la relève du para-tennis.
Sur la question sensible de l'équilibre entre matches masculins et féminins lors des sessions du soir, Amélie Mauresmo a tenu une ligne claire : c'est l'aspect sportif qui doit décider de l'affiche, sans obligation d'équité imposée. Un arbitrage assumé, alors que la programmation des night sessions a souvent fait débat lors des éditions précédentes.
Pourquoi ces annonces comptent
Derrière ces nouveautés, une même logique : fiabiliser le déroulé du tournoi et soigner l'expérience, sur place comme à la télévision. Le toit du Suzanne-Lenglen répond à un problème récurrent, la pluie ; les hommages et le musée ancrent l'événement dans son patrimoine ; le débat sur l'arbitrage anticipe une évolution de fond du tennis mondial.
Pour les supporters, le mois précédant le tournoi reste celui de tous les rendez-vous : les joueurs français à suivre dès les qualifications entrent en lice sur ce Suzanne-Lenglen désormais couvert, et le tableau principal réserve déjà ses premières affiches, à l'image de Gasquet face à Sinner, avec Alcaraz et Tsitsipas au programme. De quoi confirmer l'ambition affichée par Amélie Mauresmo et Gilles Moretton : une édition riche en nouveautés, sans rien céder sur le niveau de la compétition.
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