Benoît Saint-Denis privé de combat contre Arman Tsarukyan suite au refus de l’UFC
Le rêve était simple : voir Benoît Saint-Denis affronter Arman Tsarukyan , l'un des poids légers les plus redoutés de la planète MMA, le 18 mai à Paris. Mais l' UFC n'a pas validé l'affiche. Le combat n'aura pas lieu, et la déception est à la hauteur de l'attente. Voici ce qui s'est réellement

Le rêve était simple : voir Benoît Saint-Denis affronter Arman Tsarukyan, l'un des poids légers les plus redoutés de la planète MMA, le 18 mai à Paris. Mais l'UFC n'a pas validé l'affiche. Le combat n'aura pas lieu, et la déception est à la hauteur de l'attente. Voici ce qui s'est réellement passé, pourquoi l'organisation a dit non, et ce que « God of War » a décidé de faire à la place.
Ce qui s'est passé
Benoît Saint-Denis espérait remonter dans la cage le 18 mai, au Grand Dojo de Paris. L'idée d'un duel face à Arman Tsarukyan, redoutable spécialiste arménien de la division des légers, avait commencé à circuler après que Tsarukyan lui-même a évoqué cette possibilité dans un podcast animé par l'ancien champion Michael Bisping.
Sauf que l'affiche n'était pas officielle. L'UFC, seule décisionnaire en matière de programmation, n'a jamais approuvé ce combat. Sans le feu vert de l'organisation, pas d'affiche : la rencontre est tombée à l'eau avant même d'avoir existé sur le papier.
Pourquoi l'UFC a refusé d'approuver le combat
Le manager de Benoît Saint-Denis, Giom Peltier, n'a pas mâché ses mots. Il a pointé un « manque de professionnalisme » du côté du camp de Tsarukyan et confirmé que l'UFC n'avait jamais donné son accord pour cette affiche.
En clair : un combat annoncé publiquement avant d'être bouclé en coulisses peut mettre l'organisation dans une position délicate. L'UFC garde la main sur le calendrier, les classements et les affiches majeures. Lorsqu'un projet de combat fuite avant d'être ficelé, le risque est de promettre aux fans une rencontre qui n'est pas garantie. C'est précisément ce qui s'est produit ici.
Où en est Benoît Saint-Denis
Ce refus tombe à un moment charnière. Le 9 mars, lors de l'UFC 299 à Miami, le Français s'était incliné face à Dustin Poirier, une référence absolue de la catégorie. Une défaite, mais aussi un test de très haut niveau qui confirmait sa montée en puissance dans la hiérarchie des poids légers.
Saint-Denis a rapidement fait savoir qu'il voulait revenir vite. Rester actif, enchaîner, ne pas laisser passer les mois : c'est la logique d'un combattant qui veut grimper. Le combat contre Tsarukyan, malgré le risque sportif évident, allait dans ce sens. Son annulation le prive donc d'une échéance qu'il appelait de ses vœux.
Le plan B : un combat de grappling le 18 mai
Pas question de rester inactif pour autant. Sur sa chaîne YouTube, Benoît Saint-Denis a annoncé qu'il participerait à un combat de grappling organisé par l'ADXC, le 18 mai, à Paris — la date même qu'il visait pour son retour en MMA.
Le calcul est malin. Le grappling, discipline de lutte au sol sans frappes, lui permet de garder le rythme, de rester compétitif et d'affûter une facette de son jeu qui a toujours fait partie de ses points forts. Plutôt qu'une date blanche, le Français transforme la déception en occasion de travailler devant son public.
À retenir
- Le combat est annulé : Saint-Denis n'affrontera pas Tsarukyan le 18 mai, faute d'accord de l'UFC.
- La raison : l'affiche n'a jamais été officialisée par l'organisation, seule décisionnaire ; son manager a dénoncé un manque de professionnalisme côté Tsarukyan.
- Le contexte : le Français reste sur une défaite face à Dustin Poirier à l'UFC 299, mais affiche sa volonté de revenir vite.
- Le plan B : un combat de grappling avec l'ADXC, le 18 mai à Paris, pour garder le rythme.
Ce qu'il faut surveiller
La vraie question reste celle du prochain adversaire validé par l'UFC. Saint-Denis veut enchaîner, et l'organisation devra lui trouver une affiche à la hauteur de sa progression. Le combat face à Tsarukyan, s'il a échoué cette fois, pourrait très bien resurgir plus tard : dans le MMA, les duels avortés finissent souvent par se concrétiser quand les calendriers s'alignent.
En attendant, l'épisode rappelle une règle d'or du sport de haut niveau : tant qu'une affiche n'est pas signée et annoncée officiellement, elle n'existe pas. Pour suivre l'actualité des affiches et des absences de dernière minute, on pense par exemple aux forfaits qui chamboulent une compo avant un grand match, ou encore aux sanctions qui rappellent le poids des instances sur les athlètes. Côté ferveur sportive française, les amateurs de grands rendez-vous se souviennent aussi des soirées européennes à ne pas manquer.
Une chose est sûre : Benoît Saint-Denis n'a pas fini de faire parler de lui. Le rendez-vous est seulement reporté.
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