Adrian Mannarino subit une défaite dès le premier tour face à Félix Auger-Aliassime lors du tournoi de Madrid
Pour son entrée en lice au Masters 1000 de Madrid, Adrian Mannarino n'a pas existé. Le gaucher français a été balayé dès le premier tour par le Canadien Félix Auger-Aliassime, sur le score sans appel de 6-0, 6-3. Une élimination expéditive qui en dit long sur la difficulté du moment pour le numéro

Pour son entrée en lice au Masters 1000 de Madrid, Adrian Mannarino n'a pas existé. Le gaucher français a été balayé dès le premier tour par le Canadien Félix Auger-Aliassime, sur le score sans appel de 6-0, 6-3. Une élimination expéditive qui en dit long sur la difficulté du moment pour le numéro 1 français, et qui confirme le réveil d'un Auger-Aliassime en quête de repères.
Le résumé du match
Le scénario s'est dessiné très vite. Dès les premiers échanges, Auger-Aliassime a imposé son tennis et n'a laissé aucune ouverture à son adversaire. Le premier set s'est résumé à une démonstration : Mannarino n'a marqué que sept points sur l'ensemble de la manche, balayé 6-0. La qualité de jeu du Canadien, et surtout l'efficacité de sa mise en jeu, ont fait la différence d'entrée.
Le deuxième set a laissé entrevoir un sursaut français. Mannarino a tenté de résister, de retrouver des appuis et un rythme. Mais Auger-Aliassime a fini par faire la décision en breakant le service adverse à 3-2, un break qui a scellé le sort de la rencontre. Le Français n'a jamais réussi à inverser la tendance, et le Canadien s'est imposé avec autorité pour valider sa qualification.
À retenir
- Le score : Félix Auger-Aliassime bat Adrian Mannarino 6-0, 6-3, au premier tour du Masters 1000 de Madrid.
- Le tournant : un premier set à sens unique (sept points seulement pour le Français), puis un break décisif à 3-2 dans la seconde manche.
- La suite : Auger-Aliassime affrontera ensuite Jakub Mensik, tombeur de Grigor Dimitrov.
Une défaite qui en dit long pour Mannarino
Cette élimination n'est pas une simple contre-performance. Madrid marquait pour Adrian Mannarino son premier rendez-vous de la saison sur terre battue, une surface qui n'a jamais été son terrain de prédilection. Le jeu du Français, fait de prise de balle tôt, de variations et de slices qui pèsent davantage sur des surfaces rapides, perd de son tranchant sur l'ocre, où le rebond plus haut et plus lent laisse à l'adversaire le temps de s'organiser.
À ce déficit de repères s'ajoute le contexte. La terre battue espagnole, jouée en altitude à Madrid, accélère les échanges et favorise les gros serveurs comme Auger-Aliassime. Difficile, dans ces conditions, pour un joueur encore en rodage sur la surface de prendre l'ascendant face à un adversaire en confiance. Mannarino devra digérer ce revers, le ranger comme une étape d'adaptation, et viser les rendez-vous suivants de la tournée sur ocre pour retrouver des sensations.
Un signal positif pour Auger-Aliassime
Du côté canadien, ce premier tour ressemble à une bonne nouvelle. Longtemps installé dans le top 10 mondial, Félix Auger-Aliassime traversait une période plus délicate, ponctuée de matchs accrochés et de résultats en deçà de son potentiel. Une victoire aussi nette, construite sur un service tranchant et une agressivité retrouvée, peut servir de déclic.
Le Québécois connaît bien la valeur d'un bon départ dans un Masters 1000 : enchaîner les tours sans dépense d'énergie excessive permet d'aborder la deuxième semaine avec de la fraîcheur. Ce 6-0, 6-3 lui offre exactement cela, en plus d'un regain de confiance utile à l'approche de Roland-Garros. On l'avait déjà vu, plus tard dans la saison, signer une victoire incontestée contre Yoshihito Nishioka sur la terre parisienne, preuve que le déclic madrilène pouvait infuser sur l'ensemble de sa saison sur ocre.
Prochain adversaire : Jakub Mensik
La récompense, pour Auger-Aliassime, est un duel face à Jakub Mensik. Le jeune Tchèque s'est lui aussi distingué en éliminant Grigor Dimitrov au tour précédent, une performance qui confirme l'audace d'une génération montante prête à bousculer les têtes d'affiche. Le choc promet : d'un côté un Canadien expérimenté en quête de continuité, de l'autre un espoir sans complexe qui n'a rien à perdre.
Ce genre d'affiche illustre bien la physionomie du tournoi madrilène cette année-là, où les surprises se sont multipliées. Ugo Humbert a lui aussi créé la sensation en atteignant le troisième tour, tandis que les regards restaient braqués sur le retour de Rafael Nadal, qualifié pour le deuxième tour à domicile. Entre figures établies et jeunes pousses, Madrid offrait un condensé du tennis du moment.
Et pour la suite de Mannarino ?
Une défaite au premier tour d'un Masters 1000 reste anecdotique à l'échelle d'une saison. Mannarino a bâti sa carrière sur sa régularité et sa longévité, deux qualités qui supposent de savoir tourner la page rapidement. La saison sur terre battue n'est qu'à son commencement, et d'autres rendez-vous lui permettront de se replacer.
Le Français reste par ailleurs un compétiteur lucide sur ses choix et son calendrier. Quelques mois plus tard, il avait par exemple décliné une invitation pour les Jeux olympiques, signe d'un joueur qui pilote sa carrière selon ses priorités plutôt qu'au gré des occasions. Reste à transformer ce revers madrilène en simple parenthèse, et à viser les surfaces plus favorables pour relancer la dynamique.
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