La France se distingue avec 22 médailles aux Championnats d’Europe de para-natation
Vingt-deux médailles. C'est le bilan, retentissant, des nageurs et nageuses français aux Championnats d'Europe de para-natation. Une moisson qui place la France parmi les nations fortes de la discipline et qui, à quelques mois des Jeux paralympiques de Paris 2024, envoie un signal clair : l'équipe

Vingt-deux médailles. C'est le bilan, retentissant, des nageurs et nageuses français aux Championnats d'Europe de para-natation. Une moisson qui place la France parmi les nations fortes de la discipline et qui, à quelques mois des Jeux paralympiques de Paris 2024, envoie un signal clair : l'équipe arrive en forme, et avec de l'ambition.
Derrière ce chiffre, il y a des noms, des courses et des trajectoires. Tour d'horizon des performances françaises, bassin par bassin, sans oublier ce qu'elles disent du para-sport tricolore à l'aube de l'été paralympique.
L'essentiel à retenir
- 22 médailles pour la France sur l'ensemble de ces Championnats d'Europe de para-natation.
- Ugo Didier et Dimitri Granjux repartent chacun avec trois titres européens, locomotives du clan masculin.
- Chez les femmes, Assya Maurin Espiau décroche l'or au 100 m brasse et plusieurs podiums viennent garnir le total.
- Le relais mixte 4 x 100 m ajoute l'argent : la preuve d'une équipe qui pèse aussi collectivement.
- Un bilan qui sonne comme une rampe de lancement vers les Jeux paralympiques de Paris 2024.
Chez les hommes, deux triples champions
Les nageurs français ont mené la charge. En tête, Ugo Didier a brillé avec trois médailles d'or : le 200 m 4 nages, le 400 m et le 100 m dos. Il y ajoute l'argent sur 100 m. Un week-end de patron, qui confirme sa montée en puissance sur plusieurs styles à la fois — une polyvalence précieuse au plus haut niveau.
À ses côtés, Dimitri Granjux réalise la même performance comptable : trois titres, glanés sur le 150 m 3 nages, le 50 m et le 200 m, complétés d'un bronze au 50 m dos. Deux triples champions d'Europe dans la même équipe : la France ne manque pas de leaders dans le bassin.
Le reste de l'effectif masculin a suivi le rythme. Laurent Chardard s'impose sur 50 m papillon et prend l'argent au 100 m. Alex Portal ramène un joli quatuor de podiums — deux médailles d'argent (100 m papillon et 400 m) et deux de bronze (100 m et 200 m 4 nages). Hector Denayer complète avec deux médailles d'argent, au 100 m brasse et au 200 m 4 nages. Autant de coureurs capables de viser le podium dans des épreuves différentes, ce qui élargit l'éventail des chances françaises.
Chez les femmes, l'or et plusieurs podiums
Les nageuses françaises n'ont rien à envier à leurs coéquipiers. Assya Maurin Espiau décroche le titre sur 100 m brasse et y ajoute deux médailles de bronze, au 100 m dos et au 200 m 4 nages : trois podiums à elle seule.
Emmeline Pierre monte deux fois sur le podium, avec l'argent au 100 m et le bronze au 50 m. Leanne Morceau obtient le bronze au 100 m dos. Enfin, Élodie Lorandi et Anaëlle Roulet, figures expérimentées du para-sport français, ajoutent chacune un bronze, respectivement au 400 m et au 100 m dos. De la jeunesse, de l'expérience : le réservoir féminin est lui aussi fourni.
Le relais mixte enfonce le clou
Au-delà des exploits individuels, la France a aussi montré sa force collective. Le relais mixte 4 x 100 m s'offre la médaille d'argent. Le quatuor — Chardard, Pauli, Pierre et Didier — a su mêler les talents pour se hisser sur le podium. Un résultat qui compte : les relais cristallisent l'esprit d'équipe et, en grand championnat, ils font souvent basculer un classement des nations.
Ce que ce bilan dit du para-sport français
Pourquoi ces 22 médailles comptent-elles autant ? Parce qu'un total de cette ampleur ne tient pas à un seul phénomène. Il s'appuie sur un groupe large, capable de marquer dans des nages et des distances variées, du sprint au 400 m, du dos au papillon. C'est exactement le profil d'une nation qui veut performer sur la durée, et pas seulement le temps d'une finale.
La temporalité, ensuite, change tout. Ces championnats continentaux s'inscrivent dans une saison charnière, celle qui mène aux Jeux paralympiques de Paris 2024, organisés à domicile. Pour ces athlètes, un Euro réussi, c'est de la confiance accumulée, des repères de course validés et, parfois, des minima ou des sélections qui se jouent à l'instant. Briller maintenant, c'est arriver en pleine bourre au rendez-vous le plus important.
Ce bilan s'inscrit aussi dans une dynamique plus large du sport adapté tricolore. Les podiums français se multiplient au fil des grandes compétitions, comme le rappelle le titre de Pierre Fairbank, sacré sur 400 m T53 aux Championnats du monde de para-athlétisme. La para-natation s'ajoute à un mouvement de fond où les athlètes paralympiques français pèsent désormais, discipline après discipline.
Cette réussite collective fait par ailleurs écho aux moissons de l'équipe de France dans d'autres sports, à l'image de ces deux médailles de bronze en compétitions par équipes ou de ces journées chargées où les Bleus enchaînent les finales pour des médailles à l'Euro. À chaque fois, le même fil rouge : un collectif dense, capable de viser le podium sur plusieurs fronts à la fois.
Et maintenant ?
Place à la suite. Pour ces nageurs et nageuses, l'enjeu sera de transformer la forme affichée en Europe en résultats sur la plus grande des scènes. Les triples champions comme Ugo Didier ou Dimitri Granjux abordent l'échéance suivante avec un statut affirmé, tandis que la profondeur de l'équipe — hommes, femmes et relais confondus — laisse entrevoir de nouvelles chances de podium.
Une chose est sûre : avec 22 médailles déjà au compteur, la para-natation française a montré qu'elle comptait parmi les meilleures du continent. Le rendez-vous est pris pour confirmer, là où l'attention sera maximale.
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