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McIlroy et Lowry remportent la victoire au Zurich Classic, privant Martin Trainer du titre

Au Zurich Classic de La Nouvelle-Orléans, en avril 2024, Rory McIlroy et Shane Lowry ont décroché la victoire au terme d'un play-off, privant le Français Martin Trainer et son partenaire américain Chad Ramey d'un titre qui leur tendait les bras. Pour McIlroy, c'est un 25e succès sur le circuit

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découvrez comment mcilroy et lowry ont remporté la victoire au zurich classic, privant martin trainer du titre.
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Au Zurich Classic de La Nouvelle-Orléans, en avril 2024, Rory McIlroy et Shane Lowry ont décroché la victoire au terme d'un play-off, privant le Français Martin Trainer et son partenaire américain Chad Ramey d'un titre qui leur tendait les bras. Pour McIlroy, c'est un 25e succès sur le circuit américain ; pour Trainer, une occasion en or qui s'envole. Voici le récit de ce dénouement cruel, et pourquoi ce résultat comptait autant pour les uns que pour les autres.

Un tournoi pas comme les autres

Le Zurich Classic occupe une place à part dans le calendrier du PGA Tour : c'est l'unique épreuve par équipes de deux du circuit. Là où le golf professionnel oppose presque toujours les joueurs en individuel, ce rendez-vous fait jouer des binômes, ce qui change tout dans la stratégie comme dans l'ambiance.

La particularité du format tient à l'alternance de deux modes de jeu sur les quatre tours :

  • Le four-ball (meilleure balle) : chaque joueur joue sa propre balle, et l'équipe retient le meilleur score sur chaque trou. Un format offensif, propice aux scores bas.
  • Le foursome (balles alternées) : les deux coéquipiers jouent une seule balle à tour de rôle. Plus exigeant, plus stressant : la moindre erreur se paie cash, car le partenaire doit jouer le coup suivant depuis la position laissée.

Cette mécanique explique pourquoi le tournoi réserve souvent des renversements de situation : une paire peut survoler les tours en four-ball puis trembler en foursome, ou l'inverse.

Trainer et Ramey en tête, et même dans l'histoire

Pendant une bonne partie de la compétition, le duo formé par Martin Trainer et l'Américain Chad Ramey a tenu le haut de l'affiche. Les deux hommes ont déroulé un golf solide, prenant la tête du tournoi et signant au passage un score remarquable de -25, assorti d'un record du Zurich Classic en foursome.

Mener un tournoi du PGA Tour est déjà un exploit. Le faire en battant un record de format l'est encore plus. À ce stade, tout indiquait que la paire allait conclure : le titre semblait à portée de putter.

La remontée de McIlroy et Lowry

Mais Rory McIlroy et Shane Lowry, eux, ne jouent jamais l'avenir comme acquis. Après un départ poussif qui les avait laissés à distance, les deux Européens — un Nord-Irlandais et un Irlandais, vieux complices de la Ryder Cup — ont enclenché la marche avant.

Enchaînant les bons coups dans le dernier tour, ils sont revenus à hauteur des leaders aux abords du 16e trou. Un birdie décisif au 18e leur a offert le billet pour le play-off, au moment précis où Trainer et Ramey, eux, lâchaient prise. Le scénario s'inversait : ceux qui couraient après devenaient les chasseurs, ceux qui dominaient devaient désormais défendre.

Le dénouement en play-off

Le play-off, c'est le golf réduit à sa plus haute tension : tout se joue sur un trou supplémentaire, sans filet. Sur ce trou décisif, Martin Trainer a commis l'erreur fatale, là où McIlroy et Lowry ont su sauver leur partie et tenir le coup.

Le verdict est tombé sans appel : la paire irlando-nord-irlandaise s'impose, McIlroy ajoute un 25e titre à son palmarès sur le circuit américain. Pour deux joueurs de ce calibre, gagner ensemble, dans un format où la complicité prime, ajoute une saveur particulière à la victoire.

À retenir : Trainer et Ramey ont mené le tournoi et battu un record de format, mais le golf se gagne sur le dernier coup. Un birdie au 18 pour McIlroy-Lowry, une erreur de Trainer au play-off, et le titre a changé de mains.

Ce que Martin Trainer a vraiment perdu

Au-delà du trophée, la déception de Martin Trainer s'explique par les portes que la victoire lui aurait ouvertes. Sur le PGA Tour, gagner ne rapporte pas qu'un chèque : cela transforme une saison, parfois une carrière.

Un succès au Zurich Classic lui aurait apporté, entre autres :

  • une exemption de deux ans sur le circuit, soit la garantie de jouer sans repasser par les qualifications — un confort énorme pour un golfeur qui doit sans cesse défendre sa place ;
  • l'accès à plusieurs tournois prestigieux auxquels une victoire ouvre automatiquement les portes ;
  • un bond au classement et un capital confiance précieux pour la suite de la saison.

Pour un joueur français qui se bat pour s'installer durablement au plus haut niveau, c'est exactement le genre d'occasion qui ne se présente pas tous les ans. D'où l'amertume légitime après être passé si près.

Barjon, la bonne nouvelle tricolore

Le golf français n'est pourtant pas reparti les mains vides. Paul Barjon, associé à l'Américain Sam Stevens, a réalisé une très belle semaine. Partis de loin — la 34e place — les deux hommes ont remonté tout un peloton pour terminer 4es au classement général.

Une performance qui rapporte des points utiles et de la visibilité, et qui rappelle que la présence tricolore au plus haut niveau ne tient pas à un seul nom. Dans une discipline où la régularité paie sur la durée, ce genre de résultat compte.

Pourquoi ce résultat marque les esprits

Ce Zurich Classic restera comme un condensé de ce qui rend le sport imprévisible : un duo qui domine, bat un record, puis voit le titre lui échapper sur un seul trou. À l'inverse, deux champions confirmés qui partent mal et finissent par triompher grâce à l'expérience et au sang-froid.

C'est aussi la démonstration qu'au golf comme ailleurs, mener n'est pas gagner. Les leaders d'un week-end ne sont pas toujours les vainqueurs du dimanche soir. Cette tension permanente, ce basculement possible jusqu'au dernier coup, on la retrouve dans bien d'autres disciplines : du triathlon, où Léo Bergère a survolé l'Ironman 70.3 de Valence, jusqu'aux play-offs nord-américains, à l'image de la victoire décisive des Dallas Stars chez les Edmonton Oilers en NHL.

Pour Rory McIlroy et Shane Lowry, c'est un succès de plus qui consolide leur statut. Pour Martin Trainer, c'est une leçon dure mais formatrice. Et pour le public, le rappel que les plus belles histoires sportives s'écrivent souvent dans les dernières secondes — ce qui valait aussi, dans un tout autre registre, pour l'éclatante victoire de Provence Rugby face à Mont-de-Marsan en Pro D2.

Questions fréquentes

Qui a remporté le Zurich Classic 2024 ?

La paire formée par Rory McIlroy et Shane Lowry s'est imposée au terme d'un play-off, face notamment au duo Martin Trainer - Chad Ramey, qui menait le tournoi.

Pourquoi le Zurich Classic est-il un tournoi à part ?

C'est la seule épreuve par équipes de deux du PGA Tour, alternant le four-ball (meilleure balle) et le foursome (balles alternées) sur ses quatre tours.

Qu'est-ce que cette défaite a coûté à Martin Trainer ?

Outre le titre, une victoire lui aurait notamment offert une exemption de deux ans sur le circuit et l'accès à plusieurs tournois majeurs — des avantages déterminants pour la suite de sa carrière.

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