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Atos reçoit quatre propositions de sauvetage mais en rejette une

Atos, géant de la tech en difficulté, refuse une offre de sauvetage parmi quatre propositions. Quelles conséquences pour l’entreprise ? Décryptage. Atos reçoit quatre propositions de sauvetage mais en rejette une Le conseil d’administration d’Atos et la conciliatrice Hélène Bourbouloux ont pris une décision rapide conc

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Atos, géant de la tech en difficulté, refuse une offre de sauvetage parmi quatre propositions. Quelles conséquences pour l’entreprise ? Décryptage.

Atos reçoit quatre propositions de sauvetage mais en rejette une

Le conseil d’administration d’Atos et la conciliatrice Hélène Bourbouloux ont pris une décision rapide concernant les offres de sauvetage reçues par l’entreprise. En effet, parmi les quatre propositions soumises, ils ont déjà écarté celle de Bain Capital.
L’approbation de ces propositions a été annoncée à l’issue du conseil d’administration d’Atos qui s’est tenu dimanche soir. Les propositions étudiées comprenaient celle du premier actionnaire de l’entreprise, David Layani, en partenariat avec Butler Industries, ainsi que la nouvelle alliance entre les banques et les créanciers obligataires. Un tandem formé par Daniel Kretinsky et le fonds alternatif Attestor avait également soumis une offre, tout comme le fonds de private equity américain Bain.
Cependant, l’offre de Bain Capital a été écartée car elle ne répondait pas aux objectifs déclarés de l’entreprise qui vise à prendre en compte l’ensemble de son périmètre. Selon des sources, le fonds américain aurait soumis une lettre d’à peine quelques pages, proposant de reprendre certains actifs disponibles, mais sans mentionner de prix ou de solution financière.
Les trois autres offres sont encore à l’étude et seraient assez divergentes. D’un côté, l’homme d’affaires tchèque propose d’effacer 4 milliards d’euros de dette sur les 4,8 milliards du groupe. De l’autre côté, les créanciers ne se caleraient même pas sur le premier scénario envisagé par Atos qui prévoyait une réduction de dette de 2,4 milliards d’euros.
Le patron de OnePoint se serait quant à lui aligné sur le dernier scénario proposé par le groupe, soit 3,2 milliards d’euros, estimant être assez proche des prévisions des porteurs obligataires et des banques.
Ces trois offres seraient compatibles avec la lettre d’intention de l’Etat visant à protéger les actifs souverains d’Atos. Le groupe donne maintenant jusqu’au 31 mai à toutes les parties concernées pour aboutir à un accord de sauvetage.
Cependant, Atos indique que cette solution entraînera probablement des changements importants dans sa structure de capital, et donc une dilution significative des actionnaires existants suite à une augmentation de capital à venir.
Il reste donc encore des étapes importantes à franchir pour déterminer le plan de sauvetage d’Atos et assurer sa pérennité. Le choix final de l’offre retenue devra prendre en compte non seulement la dette de l’entreprise, mais également les objectifs stratégiques et la vision à long terme.

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— Eric Stimpfling (@StimpflingEric) April 15, 2024
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