Les Françaises perdent de justesse contre les États-Unis lors d’un match de préparation pour les JO
Défaite, oui, mais une défaite qui ressemble à une promesse. En match de préparation aux Jeux olympiques de Paris, l'équipe de France féminine de water-polo s'est inclinée face aux États-Unis sur le score de 6 à 12. L'écart final paraît net, pourtant le scénario a longtemps tenu les Bleues à portée

Défaite, oui, mais une défaite qui ressemble à une promesse. En match de préparation aux Jeux olympiques de Paris, l'équipe de France féminine de water-polo s'est inclinée face aux États-Unis sur le score de 6 à 12. L'écart final paraît net, pourtant le scénario a longtemps tenu les Bleues à portée des intouchables Américaines. À deux mois et demi du rendez-vous olympique, c'est précisément ce que retient le staff tricolore : une équipe capable de rivaliser, par séquences, avec la meilleure formation du monde.
Le résultat en bref
La rencontre s'est tenue au Centre aquatique de Saint-Denis, le bassin qui accueillera les phases de groupe du tournoi olympique. Premier match de water-polo dans cette enceinte flambant neuve, et déjà une atmosphère rare pour la discipline : 2 800 spectateurs ont rempli les tribunes, une affluence très inhabituelle pour ce sport encore confidentiel en France.
Sur l'eau, les championnes olympiques américaines ont vite imposé leur loi en menant 3-0. Mais les Françaises ont répliqué, multipliant les mouvements face à la gardienne Ashleigh Johnson, et sont rentrées au vestiaire avec un retard contenu : 4-7 à la mi-temps. La deuxième période, plus dure physiquement, a creusé l'écart pour aboutir au 6-12 final.
À retenir : score final 6-12, mi-temps 4-7, dans le bassin olympique de Saint-Denis devant 2 800 spectateurs. Une défaite, mais un repère encourageant à deux mois et demi des Jeux.
Pourquoi les États-Unis restent la référence
Perdre contre cette équipe-là n'a rien d'un déshonneur. Les États-Unis sont, sans équivalent, la nation dominante du water-polo féminin mondial : double championnes olympiques en titre et cinq fois championnes du monde. C'est une machine collective, rodée aux grands rendez-vous, portée par des individualités de classe internationale comme la gardienne Ashleigh Johnson, l'une des meilleures du monde à son poste.
Mesurer cet adversaire de référence en conditions quasi réelles, dans le bassin même des Jeux, a donc une valeur que peu de matchs amicaux possèdent. Pour les Bleues, l'objectif n'était pas tant de gagner que d'emmagasiner du vécu face au plus haut niveau possible. De ce point de vue, la sortie est réussie.
Une résistance qui rassure
Le plus encourageant tient dans le détail du match. Mener un débours raisonnable face aux Américaines à la pause, après avoir encaissé un 3-0 d'entrée, n'allait pas de soi. Les Françaises ont su répondre, trouver des solutions offensives et bousculer une défense parmi les plus solides de la planète.
La baisse de régime en seconde période, sur le plan physique, n'efface pas ce constat : sur des séquences entières, l'écart de niveau s'est réduit. C'est le genre d'enseignement que l'on ne retire que contre un adversaire de ce calibre, et qui nourrit la confiance plus sûrement qu'une victoire facile.
Ema Vernoux, la jeunesse qui émerge
Côté individuel, une joueuse a particulièrement attiré la lumière : Ema Vernoux, 20 ans, autrice de deux buts. À cet âge, marquer à deux reprises face aux championnes olympiques est un signal fort, et de bon augure pour la suite. C'est aussi le symbole d'une équipe de France qui mise sur sa jeunesse et son audace pour exister dans un tournoi où elle ne partira pas favorite.
Au-delà de Vernoux, c'est la combativité collective qui ressort. Face à un tel mur, chaque action concrétisée vaut double, et les Bleues n'ont jamais semblé subir passivement.
Le cap vers les Jeux de Paris
Un match de préparation reste, par nature, un test : on y cherche des repères, des automatismes, des certitudes. Celui-ci en apporte. À domicile, devant un public qui découvrait la discipline et lui a réservé un accueil chaleureux, les Françaises ont prouvé qu'elles avaient leur place dans la même piscine que les meilleures.
Il reste du travail, notamment sur la capacité à tenir le rythme sur quatre quart-temps complets. Mais le staff dispose désormais d'une base de référence concrète pour ajuster les derniers réglages avant l'ouverture du tournoi olympique. Jouer dans le bassin de Saint-Denis avant tout le monde n'est pas non plus un détail : l'enceinte, l'eau, l'ambiance, les Bleues les connaîtront déjà le jour J.
Cette rencontre s'inscrit dans une dynamique plus large : à l'approche des Jeux, le sport français multiplie les confrontations face aux grandes nations. On l'a vu côté basket, où les États-Unis confirment leur statut de référence dans les grands tournois, et côté gymnastique, où la domination américaine fixe la barre très haut. Les Bleues du water-polo, elles, avancent avec un objectif clair : transformer cette opposition prometteuse en résultats lorsque les compteurs seront vraiment remis à zéro.
Questions fréquentes
Quel était le score final ?
Les États-Unis se sont imposés 12 à 6, après avoir mené 7 à 4 à la mi-temps. L'écart s'est surtout creusé en seconde période.
Où s'est joué le match ?
Au Centre aquatique de Saint-Denis, le bassin qui accueillera les phases de groupe du tournoi olympique de Paris. C'était la première rencontre de water-polo disputée dans cette enceinte, devant 2 800 spectateurs.
Qui s'est distingué chez les Bleues ?
Ema Vernoux, 20 ans, a brillé en inscrivant deux buts face aux championnes olympiques américaines, confirmant le potentiel de la nouvelle génération tricolore.
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