Edin Terzic, entraineur du Borussia Dortmund, vise à transformer les prochaines semaines en la meilleure période de la saison pour son équipe
Déjà qualifié pour la finale de la Ligue des champions, le Borussia Dortmund n'avait, à ce moment de la saison, aucune raison de lever le pied. C'est en tout cas le message porté par son entraîneur, Edin Terzic : il voulait faire des dernières semaines la meilleure période de l'exercice, en

Déjà qualifié pour la finale de la Ligue des champions, le Borussia Dortmund n'avait, à ce moment de la saison, aucune raison de lever le pied. C'est en tout cas le message porté par son entraîneur, Edin Terzic : il voulait faire des dernières semaines la meilleure période de l'exercice, en soignant à la fois la fin de Bundesliga et le grand rendez-vous européen. Voici le contexte de cette ambition et ce qu'elle révélait du moment vécu par le club allemand.
Ce qu'a dit Terzic, et pourquoi ça comptait
Le propos d'Edin Terzic tenait en une idée simple : ne rien gâcher de l'élan accumulé. L'entraîneur du Borussia Dortmund souhaitait transformer les dernières semaines en point culminant de la saison, plutôt que de les vivre comme une formalité avant la finale continentale.
Le message s'adressait d'abord à son vestiaire. Quand un objectif majeur est encore devant soi, le risque classique est le relâchement : on se projette vers le grand soir et on néglige les échéances intermédiaires. Terzic voulait l'inverse. Pour lui, c'était justement en restant exigeant jusqu'au bout que l'équipe arriverait dans les meilleures dispositions au moment décisif.
L'idée n'était pas de choisir entre le championnat et l'Europe, mais de se servir de l'un pour rester affûté en vue de l'autre.
La Bundesliga, toujours une priorité
Malgré la qualification pour la finale de la Ligue des champions, Terzic a insisté sur le fait que le championnat restait une priorité. Il voulait améliorer le classement du Borussia en Bundesliga et savait que cela passait par des victoires lors des dernières journées.
Ce point a son importance. En fin de saison, le bas du tableau du classement de Bundesliga conditionne plusieurs enjeux : qualifications européennes, primes, hiérarchie pour la saison suivante et confiance avant un été de recomposition. Terminer fort, ce n'est pas seulement une question de fierté ; c'est aussi se donner de meilleures cartes pour l'avenir.
Garder de la rigueur dans ces matchs « sans enjeu apparent » avait un autre intérêt : maintenir le rythme de compétition. Une équipe qui continue de jouer pour gagner conserve ses automatismes et sa fraîcheur mentale, là où une formation qui lève le pied peut se retrouver émoussée au pire moment.
Des matchs qui comptent aussi pour les autres
Terzic l'a rappelé : les dernières journées ne concernaient pas que Dortmund. En fin de saison, chaque résultat pèse sur les calculs des concurrents, qu'il s'agisse de la course au maintien, des places européennes ou de la lutte pour le titre.
L'entraîneur a évoqué Mayence, adversaire à venir, en se souvenant du rôle joué par ce type d'équipes dans des dénouements serrés des saisons précédentes. Le sous-texte était clair : une équipe qui joue son maintien ou sa survie en première division se présente rarement résignée. Le Borussia devait donc rester sérieux, sous peine de servir d'arbitre involontaire dans une course qui ne le concernait plus directement.
Ne pas se reposer sur ses lauriers
Le fil conducteur du discours, c'était la continuité. Terzic voulait que son équipe capitalise sur ce qui avait été construit au fil des semaines, plutôt que de tout suspendre en attendant le grand rendez-vous.
Cette logique en dit long sur le parcours européen du club cette saison-là. Atteindre la finale de la Ligue des champions n'avait rien d'évident, et la dynamique compte autant que le talent dans ce genre de campagne. La trajectoire de Dortmund jusqu'à ce stade s'était d'ailleurs construite match après match, comme l'illustrait l'attente autour de la diffusion télévisée de la confrontation contre le PSG en Ligue des champions. Pour préserver cet élan, mieux valait rester en mouvement.
L'ambiance autour du club, à l'époque, était à la confiance, parfois teintée d'un brin de provocation, comme l'a montré le tweet de Dortmund taquinant le PSG sur les vacances. Le rôle de l'entraîneur consistait justement à canaliser cette énergie vers le travail quotidien, et non vers l'autosatisfaction.
À retenir
- Le message : faire des dernières semaines la meilleure période de la saison, sans rien négliger.
- La priorité affichée : finir fort en Bundesliga et améliorer le classement, malgré la finale européenne en ligne de mire.
- L'état d'esprit : ne pas se reposer sur ses lauriers et prolonger la dynamique jusqu'au bout.
- Le contexte : des journées de fin de saison aux enjeux multiples, pour Dortmund comme pour ses adversaires.
Bien finir une saison : un enjeu partagé
L'approche de Terzic illustre une question que se posent beaucoup d'entraîneurs au printemps : comment maintenir l'intensité quand l'essentiel semble joué ? Le principe est souvent le même, garder le cap jusqu'au dernier match plutôt que de relâcher trop tôt. On retrouve cette philosophie ailleurs, par exemple chez Franck Haise et le RC Lens, qui se donnaient à fond jusqu'en mai avant de tirer les bilans.
Au fond, le pari de Terzic était autant mental que tactique : convaincre des joueurs déjà qualifiés pour une finale que les semaines à venir pouvaient, elles aussi, devenir un sommet de leur saison. Une manière de transformer une période potentiellement creuse en tremplin, et de mettre toutes les chances de son côté pour le moment le plus attendu.
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