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Perpignan face à la commission de discipline de la LNR pour répondre de ses actes

L’USAP (Union sportive arlequins perpignanais) a été convoquée devant la commission de discipline et des règlements de la Ligue nationale de rugby (LNR). En cause : des débordements survenus en marge de son match contre Clermont, où l’arbitre Jérémy Rozier a été la cible

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perpignan répond de ses actes devant la commission de discipline de la lnr
perpignan répond de ses actes devant la commission de discipline de la lnr

L’USAP (Union sportive arlequins perpignanais) a été convoquée devant la commission de discipline et des règlements de la Ligue nationale de rugby (LNR). En cause : des débordements survenus en marge de son match contre Clermont, où l’arbitre Jérémy Rozier a été la cible d’insultes venues des tribunes et d’au moins un jet de gobelet. Voici ce qui s’est passé, qui doit s’expliquer, et ce que le club risque concrètement.

Ce qu’il faut retenir

  • Le fait : des incidents en tribunes lors de Perpignan-Clermont, avec un arbitre pris à partie.
  • La suite : l’USAP est convoquée le 22 mai devant la commission de discipline de la LNR.
  • Aussi concerné : le flanker perpignanais Alan Brazo, averti pendant la rencontre.
  • Pas seuls : Biarritz et Béziers, en Pro D2, comparaissent le même jour pour d’autres affaires.

Les incidents lors du match contre Clermont

Tout part de la fin de rencontre entre l’USAP et Clermont. Au coup de sifflet final, l’arbitre Jérémy Rozier a essuyé des insultes venant des tribunes, ainsi qu’au moins un jet de gobelet en sa direction. Des gestes isolés, mais lourds de sens : viser un officiel de match, c’est franchir une ligne que le rugby français défend comme l’un de ses marqueurs identitaires.

Le manager de l’USAP, Franck Azéma, a condamné ces débordements. Cette prise de position publique ne suffit pas à effacer les faits, mais elle pèsera dans le dossier : un club qui reconnaît le problème et s’en désolidarise se présente différemment devant une instance disciplinaire qu’un club qui minimise.

La convocation devant la commission de discipline

La LNR a annoncé que l’USAP était convoquée le 22 mai devant sa commission de discipline et des règlements. Les responsables du club devront y expliquer le comportement de certains supporters et le manque de respect envers l’arbitre.

Concrètement, une commission de discipline n’est pas un tribunal pénal : c’est l’instance interne de la Ligue qui examine les manquements aux règlements sportifs et fixe d’éventuelles sanctions. Le club est entendu, peut présenter ses arguments, puis la commission délibère. Ce mécanisme n’est pas propre à Perpignan : il s’applique à tous les acteurs du rugby professionnel, qu’il s’agisse d’un club ou d’un joueur. À titre de comparaison, un joueur peut aussi être appelé à s’expliquer après un geste litigieux, comme on l’a vu avec la convocation de Santiago Chocobarès du côté de Toulouse.

Le cas d’Alan Brazo

La sanction collective potentielle n’est pas la seule en jeu. Le flanker de l’USAP Alan Brazo, averti à la 57e minute lors du match contre Clermont, a lui aussi été convoqué par la commission. Il devra répondre des faits qui lui sont reprochés et pourrait écoper d’une sanction individuelle, distincte de celle visant le club.

Cette double comparution illustre une règle simple du dispositif disciplinaire : un même match peut générer plusieurs dossiers, l’un pour le comportement des tribunes, l’autre pour un fait de jeu commis sur le terrain.

Les sanctions possibles

À ce stade, aucune sanction n’est décidée : tout dépendra de la délibération du 22 mai. Selon les cas, une commission de discipline dispose de plusieurs leviers, à titre indicatif :

  • une amende financière, la réponse la plus fréquente pour des débordements en tribunes ;
  • un match à huis clos, total ou partiel, qui prive le club de son public ;
  • des mesures plus lourdes en cas de récidive ou de gravité particulière.

Pour un joueur, les sanctions prennent généralement la forme d’une suspension de plusieurs matchs, modulée selon la nature du geste et les circonstances. Rien n’est automatique : la commission apprécie chaque dossier au cas par cas, en tenant compte des faits, du contexte et de l’attitude des intéressés.

Perpignan n’est pas le seul club concerné

L’USAP partage l’agenda du 22 mai avec d’autres clubs. En Pro D2, le Biarritz Olympique doit s’expliquer après des incidents survenus lors de son match contre Provence Rugby, et Béziers pour des faits intervenus face à Nevers. Une même journée, plusieurs dossiers : signe que la question de la discipline, sur le terrain comme en tribunes, dépasse largement le cas perpignanais.

Ces convocations groupées ne sont pas une exception. La commission traite régulièrement plusieurs affaires lors d’une même session, et il n’est pas rare que des clubs reviennent dans l’actualité disciplinaire, à l’image des convocations ultérieures de Perpignan et Montpellier. Pour les habitués de ces oppositions, le contexte sportif compte aussi : on se souvient de la réaction de Patrice Collazo après la défaite de Montpellier face à Perpignan, preuve que ces rencontres sont aussi disputées en dehors des terrains.

Ce qui se joue vraiment

Au-delà de la sanction qui tombera ou non, l’affaire pose une question récurrente du rugby français : comment protéger les arbitres et préserver l’ambiance des stades sans tomber dans la répression aveugle d’un public passionné ? Le rugby cultive son image de discipline et de respect de l’officiel ; chaque dérapage en tribunes vient l’écorner.

La condamnation rapide des faits par le club, la convocation de l’USAP comme celle d’Alan Brazo, et la décision à venir de la commission diront comment la Ligue entend faire respecter cette ligne. En attendant le 22 mai, la balle est dans le camp de l’instance disciplinaire : à elle de fixer le bon curseur entre fermeté et proportion.

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