L’équipe de France maintient sa place dans l’élite du Championnat du monde de hockey
C'est officiel : l'équipe de France de hockey sur glace conserve sa place dans l'élite mondiale. Au Championnat du monde 2024 disputé en Tchéquie, les Bleus ont assuré leur maintien dans la première division, là où se retrouvent les meilleures nations de la planète. Une bonne nouvelle qui

C'est officiel : l'équipe de France de hockey sur glace conserve sa place dans l'élite mondiale. Au Championnat du monde 2024 disputé en Tchéquie, les Bleus ont assuré leur maintien dans la première division, là où se retrouvent les meilleures nations de la planète. Une bonne nouvelle qui récompense un parcours mouvementé et qui prolonge une présence française au plus haut niveau désormais bien installée.
Le maintien est assuré
Le scénario s'est joué un peu loin des Français eux-mêmes. C'est la large victoire des États-Unis sur le Kazakhstan, dimanche à Ostrava, qui a verrouillé le maintien des Bleus. En s'imposant nettement, les Américains ont condamné les Kazakhs à rester sous la France au classement, rendant la relégation impossible pour les hommes de Philippe Bozon.
Concrètement, l'équipe de France n'est donc plus menacée par la descente, quel que soit le résultat de ses derniers matchs. Une garantie précieuse, car le maintien dans l'élite n'a jamais été acquis d'avance pour une nation française qui doit composer avec des moyens plus limités que les grandes puissances du hockey.
Comment fonctionne la relégation
Au Championnat du monde, les seize équipes sont réparties en deux groupes. Les deux dernières nations du classement général sont reléguées en division inférieure (la Division 1A) pour l'édition suivante. Pour se maintenir, il faut donc éviter ces deux dernières places. En restant devant le Kazakhstan, la France s'est mise à l'abri.
Un parcours mouvementé pour en arriver là
Le maintien de cette année prend tout son sens quand on regarde le chemin parcouru. Les dernières saisons des Bleus ont été marquées par les soubresauts du calendrier international.
Relégués à l'issue du Mondial 2019, les Français n'ont pas pu retrouver tout de suite l'élite : les éditions 2020 et 2021 de la Division 1A ont été annulées en raison de la pandémie de Covid-19, gelant la situation sportive. La France a finalement été repêchée en 2022, à la faveur de la suspension de la Russie et de la Biélorussie après le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Depuis, les Bleus ont confirmé qu'ils avaient leur place parmi les meilleurs. Le maintien obtenu en Tchéquie prolonge cette continuité au plus haut niveau, un acquis loin d'être anecdotique pour le hockey français.
Ce qui reste à jouer
Maintien assuré ne veut pas dire fin de la compétition. Dans son groupe, la France pointait à la sixième place, devant le Kazakhstan et la Pologne, deux équipes encore en course pour la dépasser. Il restait des points à aller chercher pour soigner le classement final.
Au programme des Bleus : un duel face à la Suède, l'une des grosses cylindrées du tournoi et leader du groupe, puis une dernière rencontre contre l'Allemagne. Deux adversaires de premier plan, idéaux pour jauger le niveau d'une équipe libérée de la pression du maintien. Cette montée en gamme face aux meilleurs s'inscrit dans la progression de l'équipe de France, passée du maintien à l'affrontement des cadors mondiaux.
Le dernier test face à l'Allemagne
La rencontre finale contre l'Allemagne s'annonçait comme un beau test de caractère pour des Bleus désormais sans contrainte au classement. L'occasion de terminer le Mondial en beauté face aux Allemands et de finir sur une note positive avant de tourner la page de cette édition tchèque.
À retenir
- Maintien validé : la victoire des États-Unis sur le Kazakhstan (10-1) à Ostrava a assuré la France de rester dans l'élite mondiale.
- Une régularité installée : les Bleus prolongent leur présence au plus haut niveau malgré un parcours bousculé depuis 2019.
- Fin de tournoi relevée : il restait à affronter la Suède puis l'Allemagne pour fixer le classement final.
- Aux commandes : Philippe Bozon, le sélectionneur, peut savourer un objectif rempli.
Pourquoi ce maintien compte
Rester dans l'élite, ce n'est pas seulement une ligne au classement. C'est garantir aux joueurs français de continuer à se mesurer chaque année aux plus grandes nations, d'engranger de l'expérience et de faire grandir une génération. C'est aussi maintenir la visibilité du hockey sur glace en France, un sport qui se bat pour exister médiatiquement face au football ou au basket. Vous pouvez d'ailleurs suivre les autres temps forts du sport français dans notre rubrique consacrée aux Bleus en compétition internationale.
Pour les supporters, ce maintien ouvre la perspective de retrouver les Bleus parmi l'élite l'an prochain. Une raison de plus de garder un œil sur une équipe qui, match après match, confirme qu'elle a bel et bien sa place tout en haut.
À lire aussi
Pouvoir d’achat : pourquoi l’inflation ralentit mais que tout semble encore cher
« L’inflation baisse », entend-on. Pourtant, à la caisse, l’addition reste salée. Ce paradoxe a une explication simple, souvent mal comprise : ralentissement de l’inflation ne veut pas dire baisse des prix. Décryptage, et pistes concrètes pour reprendre la main sur son budget.
Canicules à répétition : pourquoi les étés deviennent de plus en plus extrêmes
Vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces, plus intenses : les étés changent de visage. Décryptage des mécanismes en jeu — réchauffement climatique, dômes de chaleur, îlots urbains — et de la façon dont villes et habitants tentent de s’adapter.
Ozan Kabak forfait pour l’Euro suite à sa rupture du ligament croisé du genou droit
Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup



