Hugo Gaston remporte une victoire convaincante contre Daniel Galan à l’Open Parc de Lyon
Interrompu par la pluie, repris au couteau, bouclé en un clin d’œil : Hugo Gaston a écarté Daniel Galan en deux tie-breaks (7-6 [2], 7-6 [4]) à l’Open Parc de Lyon. Le Français, issu des qualifications, n’a eu besoin que de quelques minutes mardi pour parachever une victoire qui compte, sa première

Interrompu par la pluie, repris au couteau, bouclé en un clin d’œil : Hugo Gaston a écarté Daniel Galan en deux tie-breaks (7-6 [2], 7-6 [4]) à l’Open Parc de Lyon. Le Français, issu des qualifications, n’a eu besoin que de quelques minutes mardi pour parachever une victoire qui compte, sa première sur le grand circuit depuis février.
- À retenir — Gaston bat Galan 7-6 (2), 7-6 (4), match étalé sur deux jours.
- Reprise au tie-break du 2e set après l’interruption de la veille.
- Un revers croisé décisif à 4-4 dans le jeu décisif pour s’ouvrir la voie.
- Première victoire ATP depuis un succès contre Denis Shapovalov, le 6 février à Marseille.
- Prochain tour: Francisco Cerundolo, finaliste à Lyon l’an passé.
Le match en deux temps
Lundi, la pluie a figé le duel juste avant le tie-break du deuxième set. Mardi, retour express: moins de dix minutes en tout et pour tout ont suffi à Hugo Gaston pour emballer l’affaire. Le Français, 104e mondial, a serré le jeu dès les premiers échanges de la reprise, sans laisser au Colombien la moindre fenêtre pour relancer le match vers une troisième manche.
Le scénario global s’est écrit au cordeau: deux manches disputées, aucun break fatal, et deux jeux décisifs maîtrisés par le Toulousain. Dans le premier tie-break, Gaston a pris l’ascendant rapidement pour le conclure 7 points à 2. Dans le second, au cœur de la reprise, il a frappé au moment juste pour s’épargner une fin d’après-midi piégeuse.
Le point qui change tout
Le basculement tient en un geste. À 4-4 dans le tie-break du deuxième set, Gaston déclenche un revers croisé en contre, pur et tendu. Le coup fait mal, décalant Galan et ouvrant la voie. Derrière, le Français garde l’initiative, déroule, et verrouille le succès au couteau. Un point-symbole: lucidité, prise de balle tôt, et le courage d’attaquer au moment le plus lourd.
« Il fallait être à 10 000 % d’entrée »
Hugo Gaston n’a pas minimisé la difficulté de reprendre un match à l’arrêt au pied d’un tie-break:
« La nuit fut difficile, j’ai beaucoup pensé à ce tie-break. C’est toujours délicat de reprendre un match comme ça. Mais c’était mieux d’être dans ma situation que dans la sienne. Il fallait être à 10 000 % d’entrée. J’ai été agressif, je suis content de ce tie-break. »
Sur sa dynamique et son niveau:
« Je n’ai pas gagné énormément de matchs ces derniers temps, mais mon niveau de jeu était plutôt bon. Je suis forcément très content d’enchaîner trois bonnes victoires ici sur des terriens. »
Pourquoi cette victoire compte
Le cadre n’est pas anodin. L’Open Parc de Lyon est un tournoi ATP 250 disputé sur terre battue, point de passage idéal avant Roland-Garros. Pour Gaston, qui sort des qualifications, ce succès valide une semaine déjà bien remplie et lui offre de l’oxygène, de la confiance, et du temps de jeu sur sa surface de prédilection.
Surtout, il s’agit de sa première victoire sur le grand circuit depuis un succès contre Denis Shapovalov, le 6 février à Marseille. Traduction: la récompense d’un travail patient dans une période où les victoires se faisaient rares, malgré un contenu jugé encourageant par l’intéressé. Les deux tie-breaks maîtrisés à Lyon confirment une solidité mentale précieuse, notamment au moment de réenclencher après une nuit à gamberger.
Ce que le match raconte du jeu de Gaston
On a retrouvé ce qui fait l’ADN du gaucher français: variation, sens du rythme, contre-pieds, et cette capacité à accélérer sans prévenir. Face à Galan, joueur accrocheur et solide des deux côtés, Gaston a cherché à dicter les zones plutôt que la puissance brute. Le service n’a pas offert des points gratuits en série, mais l’entrée en matière du tie-break décisif a été clinique: premier coup offensif, prise de balle précoce, et beaucoup d’intentions.
L’enchaînement revers croisé – couverture du filet a notamment payé dans les moments chauds. Et, au-delà des schémas, la reprise « à froid » a mis en avant un point clé de sa semaine: la gestion émotionnelle. Savoir redémarrer à 0-0 un jeu aussi spécial qu’un tie-break, c’est une qualité de compétiteur.
La suite: Francisco Cerundolo en ligne de mire
Prochain obstacle: l’Argentin Francisco Cerundolo, finaliste à Lyon l’an dernier. Un test naturel sur terre battue. L’adversaire aime les échanges lourds et les trajectoires longues; Gaston, lui, gagne quand il marche sur la ligne, quand il varie les hauteurs et aspire l’autre loin de sa zone de confort.
Les clés? Entrer vite dans les jeux de retour, tenir la diagonale de revers sans subir, et rééditer l’agressivité vue en tie-break. Le Français a déjà emmagasiné trois victoires dans la semaine: autant d’automatismes et d’assurances à injecter contre un spécialiste du rouge. Si l’intensité et le premier coup de raquette suivent, le tableau s’ouvre.
Repères et contexte
Lyon se joue la semaine précédant Roland-Garros, avec un plateau souvent relevé et des matches à haute tension pour ajuster les derniers réglages. Les interruptions météo, fréquentes à cette période, bousculent les routines, imposent de la souplesse mentale. Gaston a su transformer cette contrainte en avantage compétitif en refermant, dès la reprise, la porte d’une troisième manche.
À ce stade de la saison, chaque victoire sur terre bâtit un socle précieux. La confiance, ça se nourrit de petites séries, de tie-breaks gagnés et de points au couteau convertis. L’essentiel, pour le Français, est là.
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L’image du jour
Ce revers croisé à 4-4 dans le jeu décisif du deuxième set, bondissant dans le coin court, raconte tout: le sang-froid, l’audace, et l’élan retrouvé. Il a scellé la victoire, et peut lancer la semaine lyonnaise d’Hugo Gaston sur de bons rails.
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