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Quand Aleksander Ceferin qualifiait le président du Real Madrid d’« idiot » et de « raciste »

Selon des messages révélés par le média espagnol The Objective , Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, aurait traité Fiorentino Pérez, patron du Real Madrid, d’« idiot » et de « raciste » dans un échange WhatsApp avec Luis Rubiales, alors à la tête de la Fédération espagnole. La conversation

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découvrez quand aleksander ceferin qualifiait le président du real madrid d'« idiot » et de « raciste ». apprenez-en plus sur cette polémique dans le monde du football.
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Selon des messages révélés par le média espagnol The Objective, Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, aurait traité Fiorentino Pérez, patron du Real Madrid, d’« idiot » et de « raciste » dans un échange WhatsApp avec Luis Rubiales, alors à la tête de la Fédération espagnole. La conversation remonterait à décembre 2019, au moment où l’idée d’une Super Ligue européenne circulait déjà entre grands clubs.

La fuite ressort aujourd’hui avec fracas, à la veille d’une finale de Ligue des champions opposant le Real Madrid au Borussia Dortmund. Traduction concrète : les regards se porteront autant sur la pelouse que sur la tribune officielle, où la poignée de main entre Ceferin et Pérez vaudra commentaire.

Que s’est-il passé ?

The Objective affirme avoir eu accès à des échanges WhatsApp entre Aleksander Ceferin et Luis Rubiales datés de décembre 2019. Dans cet échange, Ceferin aurait qualifié Fiorentino Pérez d’« idiot » et de « raciste ».

Contexte présumé de ces mots très durs : la montée en puissance, en coulisses, d’un projet de compétition européenne privée portée par plusieurs clubs, dont le Real Madrid. Des tractations vues comme une menace directe par l’UEFA. D’où, à en croire la fuite, l’énervement maximal du patron du football européen.

Ces éléments restent des révélations de presse. Mais ils exposent publiquement des tensions qui, elles, ne sont un secret pour personne : le conflit larvé entre une partie des clubs les plus puissants et l’instance qui organise les compétitions continentales.

Pourquoi c’est explosif

Parce que les mots utilisés vont au-delà d’une divergence de vues. Les qualifier d’insultes personnelles n’a rien d’exagéré. Pour un président d’institution, cela abîme l’image de neutralité et de sang-froid qu’on attend dans la gouvernance du football.

Parce que la cible n’est pas n’importe qui : le président du Real Madrid, club qui pèse lourd sur le terrain sportif, médiatique et politique. L’histoire récente montre à quel point la maison blanche madrilène sait imposer son tempo en Europe, sur la pelouse comme en coulisses. Pour prendre la mesure de cette domination récurrente, relisez par exemple Le Real Madrid : les experts du money-time en Ligue des champions ou Le Real Madrid en pleine démonstration lors de la finale légendaire de la Coupe d’Europe.

Parce que le calendrier sportif donne une caisse de résonance maximale à l’affaire. Une finale de C1, c’est une scène mondiale. Le moindre signe d’hostilité publique ou, au contraire, de détente, fera la Une.

Réactions et lignes de fracture

Dans le camp madrilène, l’indignation domine. Entendre le patron de l’UEFA s’en prendre, même en privé, au président du Real choque par principe et par symbole. Beaucoup y voient une faute de respect et un risque de partialité.

D’autres acteurs du football, sans excuser la forme, y lisent surtout l’illustration d’un bras de fer ancien : d’un côté, des clubs qui veulent plus d’autonomie et de recettes ; de l’autre, une instance qui défend son cadre et sa légitimité. Pour eux, la fuite n’apprend rien sur le fond, mais embarrasse tout le monde sur la forme.

Enfin, une troisième ligne s’inquiète du précédent créé par la publication d’échanges privés. À l’heure des messageries, ce qui s’écrit à chaud finit souvent sur la place publique. Entre exigence de transparence et respect de la vie privée, la frontière devient ténue — et politiquement explosive quand les messages concernent des dirigeants.

Le rôle de Rubiales et la question des fuites

Les messages attribués à Ceferin auraient été envoyés à Luis Rubiales, alors président de la Fédération espagnole. Ce détail compte : Rubiales était, à l’époque, un interlocuteur régulier des décideurs européens et espagnols. Que de tels propos circulent à ce niveau illustre la tension ambiante en 2019 autour des scénarios alternatifs à la Ligue des champions.

L’onde de choc vient aussi de la manière dont l’information sort. Les révélations de messageries privées posent deux problèmes : l’authenticité (toujours invoquée, jamais simple à prouver publiquement) et l’instrumentalisation (qui a intérêt à publier, et pourquoi maintenant ?). Dans tous les cas, l’effet est garanti : une polémique qui dépasse le contenu brut des messages pour questionner les mœurs de la gouvernance.

Ce que cela dit de la gouvernance du foot

Cette affaire rappelle trois réalités.

Un : la relation entre l’UEFA et les clubs phares est structurellement conflictuelle. Les premiers gardent la main sur le cadre des compétitions et la redistribution des revenus ; les seconds veulent plus de contrôle et de revenus directs. Les mots de Ceferin, s’ils sont avérés, révèlent à quel point le débat est devenu personnel.

Deux : le Real Madrid est un cas à part. Sportivement incontournable, politiquement influent, il est au cœur de toutes les recompositions possibles. Croiser sa route, c’est accepter le rapport de force. S’emporter contre son président, c’est prendre le risque de crisper encore un écosystème qui vit déjà sous haute tension.

Trois : la communication des instances se joue autant dans les démentis officiels que dans les coulisses. Un message inadéquat peut peser des années plus tard, ressortir au pire moment et contraindre à une gestion de crise non prévue à l’agenda.

Quelles suites immédiates ?

À court terme, l’attention se concentre sur les images. Serrer la main, se parler, s’ignorer ? La diplomatie du football est aussi une chorégraphie. Le moindre geste comptera, du protocole d’avant-match aux célébrations.

Sur le fond, attendez-vous à des éléments de langage prudents. L’UEFA cherchera à éteindre l’incendie ou à le circonscrire. Le Real, lui, défendra son président et surveillera toute décision pouvant être interprétée comme hostile.

Au-delà, cette polémique rebat la question des mécanismes de « compliance » au sommet du football européen : chartes de conduite, devoir d’exemplarité, séparation entre convictions personnelles et responsabilités institutionnelles. Rien d’automatique, mais une pression médiatique qui pousse à clarifier.

Repères rapides

  • Les propos attribués à Aleksander Ceferin datent de décembre 2019, selon The Objective.
  • Ils visaient Fiorentino Pérez, président du Real Madrid, dans un contexte de débats sur une Super Ligue européenne.
  • La révélation tombe alors que le Real dispute une finale de Ligue des champions face au Borussia Dortmund, amplifiant l’onde de choc.
À retenir
— Des messages WhatsApp attribués à Ceferin le montrent traitant Pérez d’« idiot » et de « raciste ».
— L’affaire illustre le fossé persistant entre clubs dominants et instance européenne.
— La séquence se jouera autant dans la communication et les images officielles que sur le terrain.
#aleksander ceferin#idiot#président du real madrid#raciste

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