L’équipe mixte française qualifiée pour la finale des Mondiaux par équipes
À Abu Dhabi, l’équipe mixte de France s’est offert une finale mondiale en dominant la Géorgie 4-2. Une affiche de très haut niveau l’attend désormais face au Japon, tombeur de l’Ouzbékistan 4-1. Solides dans les moments clés, les Bleus ont bâti leur succès autour d’un collectif affûté, porté par

À Abu Dhabi, l’équipe mixte de France s’est offert une finale mondiale en dominant la Géorgie 4-2. Une affiche de très haut niveau l’attend désormais face au Japon, tombeur de l’Ouzbékistan 4-1. Solides dans les moments clés, les Bleus ont bâti leur succès autour d’un collectif affûté, porté par les victoires de Coralie Haymé, Faiza Mokdar et Margaux Pinot, et d’un autre point français déterminant.
Comment les Bleus ont fait la différence
Face à une Géorgie dense, réputée pour sa puissance, la France a répondu avec maîtrise technique, choix tactiques justes et sang-froid au sol comme debout.
En +70 kg, Coralie Haymé a lancé la machine. Elle a rapidement immobilisé Sophio Somkhishvili en osaekomi, une maîtrise au sol tenue jusqu’à l’ippon. Premier point, première respiration.
La Géorgie a répliqué en +90 kg : Matheo Akiana Mongo a cédé contre Guram Tushishvili. Égalité, et un duel relancé.
La bascule est revenue côté français en -57 kg grâce à Faiza Mokdar, incisive et précise au sol, qui a immobilisé Nino Loladze. Un point crucial, arraché à l’expérience.
En -73 kg, la Géorgie a de nouveau recollé : Joan-Benjamin Gaba s’est fait surprendre d’entrée par Giorgi Chikhelidze sur un ko-soto-gari, un fauchage extérieur bref et tranchant.
Moment fort, moment-clé : Margaux Pinot, championne du monde en titre en -70 kg et préservée lors des quarts, est entrée et a imposé sa loi face à Eter Askilashvili. Deux waza-ari, puis l’ippon. Du judo net, autoritaire, qui compte double pour le tableau de marche et la dynamique collective.
Un autre succès français est venu compléter le tableau pour sceller le 4-2. Au total : des points pris au bon moment, la capacité à répondre au bras de fer géorgien et une gestion des temps faibles qui a fait la différence.
Ce qu’il faut savoir sur les moments de combat
Le score en judo se bâtit sur des actions claires. Quelques repères utiles si vous avez suivi la rencontre ou que vous la revivez :
- Ippon : la sentence finale. Une projection franche, une immobilisation suffisamment longue ou une soumission qui arrête net le combat.
- Waza-ari : l’avantage majeur. Deux de suite mènent à l’ippon ; pris isolément, il installe une domination.
- Osaekomi : l’immobilisation au sol. Elle use l’adversaire et peut offrir la victoire.
- Ko-soto-gari : fauchage extérieur court, percutant si placé au bon tempo.
Dans une opposition dense comme face à la Géorgie, les séquences au sol ont pesé lourd pour la France, tout comme la capacité à trancher vite sur une entrée de garde.
Le collectif français en haut de l’affiche
Ce succès dit beaucoup. D’abord, l’épaisseur du collectif : capacité à lancer, à relancer, à refréner l’adversaire quand le bras de fer s’installe. Ensuite, la polyvalence : les Bleus ont marqué au sol, debout, dans l’engagement et dans le contrôle.
La gestion des rotations a compté. Préservée en quarts, Margaux Pinot a apporté son point de rupture au moment opportun. Ce dosage entre cadres, profils explosifs et liants techniques donne à la France une palette qui voyage bien, même quand l’adversité monte d’un cran.
Il faut aussi noter la maîtrise émotionnelle après chaque coup dur. Après la défaite en +90 kg, puis le revers en -73 kg, pas de panique : la France a remis de la structure, repris le fil et emmené la rencontre où elle voulait. C’est exactement ce qu’exige une compétition par équipes : ne pas subir la dramaturgie, l’orchestrer.
Cap sur la finale face au Japon
Le décor est planté : la France retrouvera ses « meilleurs ennemis » japonais pour le titre. Le Japon s’est qualifié en dominant l’Ouzbékistan 4-1. C’est l’affiche attendue, celle où l’intensité grimpe encore d’un étage.
Les clés pour les Bleus ? D’abord, rester eux-mêmes. Cela veut dire verrouiller au sol quand l’échange s’étire, sanctionner les erreurs de posture en entrée de garde, et surtout marquer vite dès que l’ouverture existe. Contre le Japon, chaque détail fait loi.
Ensuite, s’appuyer sur les points d’ancrage vus face à la Géorgie : la précision de Faiza Mokdar, la science du combat de Margaux Pinot, la puissance sereine de Coralie Haymé. La France a des armes pour gêner n’importe qui quand le tempo lui appartient.
Enfin, garder du liant. En par équipes, l’élan d’un combat nourrit le suivant. Une mise en tête propre, ou un renversement de situation bien senti, et c’est toute la physionomie de la finale qui peut basculer.
Le contexte de l’épreuve mixte
L’épreuve par équipes mixtes rassemble des catégories féminines et masculines. Chaque rencontre se joue combat par combat, et l’équipe qui empile le plus de victoires s’impose. Le format valorise l’adaptabilité, la cohérence stratégique et la capacité à transformer une impulsion individuelle en dynamique collective.
Ce rendez-vous mondial compte au-delà des titres individuels. Il met en lumière la profondeur d’un groupe, le travail des staffs et la culture tactique d’une nation du judo. Pour la France, habituée aux grands rendez-vous, c’est un révélateur précieux de la forme du moment et de la robustesse mentale du collectif.
À retenir
- À Abu Dhabi, la France bat la Géorgie 4-2 et file en finale des Mondiaux par équipes mixtes.
- Points français majeurs : Coralie Haymé (osaekomi/ ippon), Faiza Mokdar (immobilisation), Margaux Pinot (deux waza-ari puis ippon), plus un autre succès décisif.
- Réactions d’orgueil après deux revers géorgiens (+90 kg, -73 kg), sans perdre le fil.
- Finale annoncée face au Japon, vainqueur de l’Ouzbékistan 4-1.
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La finale s’annonce serrée, intense, jouée à la lucidité. Les Bleus ont montré qu’ils savent imposer leur rythme et répondre au défi physique. Reste à transposer ce sérieux et cette audace dans l’ultime rendez-vous. La marge est fine, l’ambition intacte.
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