Le Real Madrid triomphe face à l’Olympiakos pour rejoindre le Panathinaïkos en finale de l’Euroligue
Mission accomplie pour le Real Madrid. Les champions en titre ont dominé l’Olympiakos pour valider leur billet vers la finale de l’Euroligue, où les attend le Panathinaïkos. Une entame parfaite, un coup de chaud grec au retour des vestiaires, puis du sang-froid madrilène pour fermer la porte : le

Mission accomplie pour le Real Madrid. Les champions en titre ont dominé l’Olympiakos pour valider leur billet vers la finale de l’Euroligue, où les attend le Panathinaïkos. Une entame parfaite, un coup de chaud grec au retour des vestiaires, puis du sang-froid madrilène pour fermer la porte : le scénario est net et sans bavure.
Le film du match
Le Real a frappé très fort d’entrée. En 10 minutes, l’affaire semblait pliée : 28-10 après le premier quart-temps, porté par un Mario Hezonja déjà à 9 points. L’Olympiakos, étouffé, cherchait encore l’air quand Madrid appuyait une seconde fois sur l’accélérateur.
Avant la pause, l’écart a grimpé jusqu’à 25 unités (54-29, 18e). Vincent Poirier a pesé dans la raquette, Sergio Rodriguez a orchestré, et les Madrilènes ont déroulé leur basket avec une maîtrise clinique.
Le match a changé de visage en seconde période. L’Olympiakos a retrouvé sa dureté et son adresse. Alec Peters, incandescent, a signé 14 points rien que dans le troisième quart-temps. À la 33e minute, un tir primé de Nigel Williams-Goss a fait trembler Madrid en ramenant l’écart à moins de dix longueurs (76-67). Mais pas de naufrage : le Real a tenu bon, contrôlé le tempo et verrouillé sa fin de match.
Les joueurs-clés
Côté Real, Dzanan Musa a terminé meilleur scoreur madrilène avec 20 points. Hezonja (12 points) a donné le ton très tôt. Vincent Poirier (11 points) et Guerschon Yabusele (11 points) ont assuré des relais précieux, tandis que Fabien Causeur a contribué dans l’ombre (4 points) : le collectif a fait la différence.
En face, Alec Peters a porté l’Olympiakos à bout de bras : 23 points et 10 rebonds, une prestation majuscule. Nigel Williams-Goss a sonné la charge à longue distance au moment clé. En difficulté, Moustapha Fall a été limité à 2 points, bien contenu par la densité madrilène.
Ce qui a fait la différence
Le Real a imposé sa loi très tôt. Une entame asphyxiante, un écart planté comme une balise, puis la gestion. Cette avance initiale a pesé sur tout le reste : même la grosse réaction grecque n’a pas suffi à combler le trou.
Autre point clé : la variété des solutions espagnoles. Quand l’adresse a fluctué, la profondeur d’effectif a permis de tenir les séquences importantes, d’éviter le coup de chaud adverse prolongé et de calmer la salle. La lucidité dans le money-time a fait le reste.
Contexte et enjeux
Le Real Madrid jouera donc la finale pour défendre sa couronne. Face à lui, le Panathinaïkos : une affiche de prestige entre deux monuments européens. Le contraste de styles et l’intensité physique attendue en font déjà un duel à haute tension.
Pour le basket français, cette demi-finale a eu des accents familiers : Vincent Poirier, Guerschon Yabusele et Fabien Causeur, tous tricolores, ont pesé dans la qualification madrilène. De quoi prolonger une saison d’Euroligue suivie de près en France, où l’AS Monaco a longtemps joué les premiers rôles : Monaco remporte un match crucial contre Fenerbahçe et se qualifie pour le match 5 décisif, avant d’être finalement écarté : Monaco écarté de l’Euroligue. Dans l’Hexagone, la dynamique reste vive : Bourg-en-Bresse s’impose en quarts de finale, preuve d’un écosystème compétitif.
Pour l’Olympiakos, rester à portée à l’entame du dernier acte après un début cauchemar illustre un caractère intact. Mais le retard concédé en première mi-temps a coûté trop cher. La copie d’Alec Peters, elle, confirme son statut de baromètre offensif.
Et maintenant, la finale
Que faudra-t-il au Real pour conserver le trophée ? Reproduire la même entame, d’abord. Étouffer rapidement l’adversaire, maîtriser le rythme, protéger la peinture, sanctionner en transition. Le collectif madrilène sait gagner de plusieurs manières : c’est sa force.
Côté Panathinaïkos, l’ambition est claire : imposer le combat, couper les lignes de passes, limiter l’impact des cadres madrilènes et étirer la défense par l’adresse extérieure. Les Grecs ont l’habitude des grands soirs. La bataille des détails — fautes provoquées, possessions longues, rebonds contestés — peut trancher.
Vous pouvez vous attendre à une finale tendue, physique, stratégique. La moindre série d’arrêts défensifs, le moindre coup d’éclat au-delà de l’arc, pourra basculer l’issue. Madrid a l’expérience, le Pana a l’appétit. À vous de choisir votre camp.
Les gestes qui comptent
Trois images pour résumer : l’agressivité madrilène des premières minutes ; l’embrasement d’Alec Peters au troisième quart-temps ; la réponse pleine de maîtrise du Real quand l’Olympiakos est revenu à 76-67. Un match-charnière gagné au mental autant qu’au talent.
Le chiffre qui parle
28-10. L’écart du premier quart-temps. La clé du match.
- Le Real Madrid file en finale de l’Euroligue après avoir dominé l’Olympiakos.
- Départ canon : 28-10 après 10 minutes, +25 à la 18e (54-29).
- Révolte grecque : 14 points d’Alec Peters dans le 3e quart, retour à 76-67 (33e).
- Musa (20 pts) meilleur marqueur madrilène ; Hezonja 12 pts ; Poirier et Yabusele 11 pts.
- Côté Olympiakos : Peters 23 pts, 10 rbds ; Williams-Goss décisif à 3 points ; Fall limité à 2 pts.
- Finale annoncée : Real Madrid vs Panathinaïkos, duel de géants européens.
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