Alexandre Bardenet exprime sa frustration suite à sa non-sélection pour les Jeux Olympiques de Paris 2024
Mis à l’écart de l’équipe de France d’épée pour les Jeux de Paris 2024, Alexandre Bardenet a laissé éclater sa frustration. Sur les réseaux sociaux, le Français de 34 ans parle de « rêve brisé », dénonce des « coups bas » et dit son sentiment d’injustice. La décision, officialisée mercredi par la

Mis à l’écart de l’équipe de France d’épée pour les Jeux de Paris 2024, Alexandre Bardenet a laissé éclater sa frustration. Sur les réseaux sociaux, le Français de 34 ans parle de « rêve brisé », dénonce des « coups bas » et dit son sentiment d’injustice. La décision, officialisée mercredi par la Fédération française d’escrime (FFE), a retenu Luidgi Midelton pour compléter le groupe olympique. Le débat est ouvert, l’amertume aussi.
Les faits
La FFE a tranché: Alexandre Bardenet ne sera pas du rendez-vous olympique à Paris. Le champion du monde par équipes en titre a réagi avec colère et tristesse, rappelant une saison qu’il juge éprouvante, faite d’attaques et de manœuvres. Son message a immédiatement circulé, ravivant une question centrale: comment, et sur quels critères, sont décidés les ultimes tickets pour les Jeux?
Dans son camp, la douche est froide. Pour un athlète qui se projetait à domicile, l’exclusion a la saveur d’une opportunité manquée. Pour la sélection, c’est une ligne assumée: miser sur une autre carte pour Paris.
Un conflit qui couvait
L’épisode ne tombe pas du ciel. Depuis des mois, des tensions agitent l’épée française. Alexandre Bardenet, avec Yannick Borel et Romain Cannone, a mené une fronde contre l’ancien manager général de l’épée, Hugues Obry. Le trio a quitté l’Insep, point névralgique du haut niveau, avant d’obtenir le départ d’Obry en février.
Ce contexte pèse forcément dans la lecture politique du dossier. Sans établir de lien de cause à effet — ce serait hasardeux —, il éclaire le climat qui entoure la sélection. Quand les lignes bougent en interne, les décisions sont scrutées à la loupe, et chaque choix alimente interprétations et frustrations.
Le choix de Midelton
La Fédération a retenu Luidgi Midelton, présenté comme le quatrième Français de la discipline. Une décision annoncée comme unanime et justifiée par un signal fort: une victoire en Coupe du monde à Vancouver en décembre. La « forme du moment » compte lourd en année olympique. La complémentarité d’équipe, l’aptitude à performer sur la grande scène et la dynamique collective jouent aussi.
Vous le savez: en escrime, l’arbitrage final ne repose pas sur un seul indicateur. Résultats récents, hiérarchie interne, profils tactiques, cohésion… C’est un faisceau d’éléments que la direction tricolore a, selon elle, pris en compte pour orienter son choix.
Réactions et solidarité
Dans l’entourage des Bleus, la solidarité s’est rapidement exprimée. Romain Cannone, champion olympique de Tokyo, a publié un message de soutien à son coéquipier écarté. Il promet de tout donner pour la médaille d’or par équipes, en pensant à Alexandre Bardenet. Preuve qu’une non-sélection peut blesser un individu sans fracturer un collectif.
Le message est clair: tourner la page sans l’arracher. Rester soudés, assumer une décision, et s’aligner à Paris avec l’ambition intacte.
Enjeux pour les Bleus
La sélection d’une équipe, c’est un pari sportif autant qu’un test de gouvernance. À l’épée, discipline de tradition en France, chaque choix engage une histoire et un palmarès. Miser sur Midelton, c’est entériner un état de forme et une trajectoire ascendante. Renoncer à Bardenet, c’est perdre un profil d’expérience et un repère dans les grands rendez-vous.
Pour le staff, l’objectif reste inchangé: bâtir une équipe capable de tenir la pression de Jeux à domicile, d’aligner des matchs propres, d’absorber les creux. Les Jeux exigent une intelligence tactique, un mental, et des automatismes. Le temps court impose maintenant de stabiliser les rôles et la hiérarchie.
Et maintenant pour Alexandre Bardenet ?
Écarté, mais pas résigné. Alexandre Bardenet affiche sa volonté de rebondir, de prouver sur les pistes qu’il reste une valeur sûre et un représentant crédible de la France. Sa déception d’aujourd’hui peut devenir un moteur. L’histoire du sport regorge de retours au premier plan après un coup d’arrêt.
À court terme, l’échéance olympique se jouera sans lui. À moyen terme, la saison internationale offrira des occasions de recharger le CV sportif, de consolider un rang, et — peut-être — de rebattre les cartes en équipe de France.
Le contexte Paris 2024
À l’approche des Jeux, les sélections s’aiguisent et les arbitrages se durcissent. Les cas discutés se multiplient, dans tous les sports. Les choix de staff, l’état de forme, les statuts, les blessures parfois… C’est une mécanique connue, toujours sensible. Vous voulez mesurer l’ampleur de ces enjeux? Jetez un œil à d’autres décisions marquantes autour de Paris 2024: la paire Alexis Lebrun–Jianan Yuan a été retenue en tennis de table, quand la sélection de Thierry Henry pour le tournoi de football fait aussi parler.
Pour suivre au plus près les compétitions, les plateformes de diffusion se mettent en place. À noter: une nouvelle offre de streaming dédiée aux Jeux a été annoncée en amont de l’événement. Côté pratique, pour naviguer dans la capitale pendant la quinzaine, une application de transports spéciale Jeux veut faciliter vos trajets.
Ce qui coince
Au fond, deux visions s’entrechoquent. Celle d’un athlète qui se vit lésé après une saison heurtée et des mois de tensions internes. Et celle d’une Fédération qui assume un pari sportif appuyé par un résultat récent. Entre les deux, l’opinion des suiveurs se partage: méritocratie pure ou logique d’équipe? Le débat, vous l’aurez compris, n’est pas près de s’éteindre.
Reste une certitude: l’équipe de France se présentera à Paris avec l’ambition de capitaliser sur ses forces vives. Et Alexandre Bardenet, même à distance, s’invite dans l’histoire de ces Jeux par la force de sa prise de parole.
Marqueurs à suivre
- La préparation des sélectionnés et la stabilisation des rôles en équipe de France d’épée.
- La capacité d’Alexandre Bardenet à rebondir sur le circuit international.
- Le climat interne de l’épée française après une saison de turbulences.
À retenir
Non-sélectionné pour Paris 2024, Alexandre Bardenet dénonce un « rêve brisé » et des « coups bas ». La FFE lui a préféré Luidgi Midelton, fort notamment d’un succès en Coupe du monde à Vancouver. Contexte sous tension, soutien de ses coéquipiers, et une même exigence: performer aux Jeux.
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