Les Bleus réussissent un excellent début de match contre l’Australie malgré l’absence d’Antoine Dupont
Sans Antoine Dupont, laissé au repos en tribunes, les Bleus de rugby à 7 ont démarré leur tournoi final de Madrid pied au plancher et signé une victoire nette contre l’Australie (38-5). Entame tranchante, prise de contrôle immédiate, maîtrise dans les deux zones du terrain : la France a envoyé un

Sans Antoine Dupont, laissé au repos en tribunes, les Bleus de rugby à 7 ont démarré leur tournoi final de Madrid pied au plancher et signé une victoire nette contre l’Australie (38-5). Entame tranchante, prise de contrôle immédiate, maîtrise dans les deux zones du terrain : la France a envoyé un message clair à la concurrence, face à un adversaire mieux placé qu’elle au classement général de la saison.
Le film du match
La rencontre a basculé très tôt du côté tricolore. Le capitaine Paulin Riva a montré la voie, en ouvrant le score au terme d’une longue course qui a percé la défense australienne. Un geste de patron, qui a donné le ton et libéré l’équipe.
Derrière, Jordan Sepho a enchaîné avec un doublé tout en puissance et en vitesse. À chaque accélération, l’ailier français a déstabilisé le rideau adverse, transformant des ballons propres en points. L’Australie, bousculée dans les duels, a subi les changements de rythme et les prises d’intervalle.
Varian Pasquet a, lui, marqué les esprits par un cadrage-débordement parfaitement exécuté qui a laissé Dietrich Roache sur place. Ce genre d’inspiration a nourri la dynamique française et donné de l’air au tableau d’affichage.
Défensivement, les Bleus ont fermé les portes et limité les séquences adverses. L’Australie n’a inscrit qu’un essai, trop peu pour enrayer la mécanique française. À 38-5, le contraste est net : occupation, efficacité, lucidité. Les ingrédients d’un début de tournoi réussi.
Sans Dupont, mais avec idées claires
Oui, Antoine Dupont manquait au coup d’envoi. Non, l’ossature bleue n’a pas tremblé. Ce succès valide la profondeur du groupe et la pertinence des repères installés par le staff de Jérôme Daret. Le leadership a été partagé : Riva a cadré le tempo, les attaquants ont pris leurs responsabilités, la ligne défensive est restée compacte.
Le plan de jeu a privilégié la simplicité : sécuriser les premières possessions, éviter les pertes de balle coûteuses, imposer un rythme haut sans s’exposer. Cette gestion a permis de frapper tôt, puis de contrôler. En rugby à 7, chaque lancement compte ; les Français ont mieux exploité les leurs, transformant l’entame en tremplin.
L’absence d’un cadre peut parfois brouiller les rôles. Ici, elle a plutôt clarifié les tâches : initiative partagée, communication fluide, alternance entre puissance et largeur. Un bon signe pour la suite, où la gestion des temps faibles pèsera lourd.
Enjeux et suite du programme
Battre l’Australie, qui devançait les Bleus au classement général de la saison, compte double : pour la confiance et pour la hiérarchie du moment. Mais l’étape madrilène ne fait que commencer, et le menu se corse dès samedi.
Au programme : l’Argentine, solide leader du général, samedi à 17h51, puis la Grande-Bretagne à 20h55. Deux rendez-vous d’un tout autre registre, avec enjeu immédiat : valider la dynamique, verrouiller une place favorable pour la suite du tournoi, et tester la constance sur une même journée.
Les clés pour confirmer ? Rester disciplinés, tenir les renvois et la première collision, sortir vite des rucks, continuer à convertir les temps forts. Face à des équipes capables d’enchaîner les séquences, la France devra conserver cette précision dans la zone de marque et ne pas s’exposer à des turnovers punitifs.
Objectif annoncé du groupe : viser le podium final. L’entame contre l’Australie cadre avec cette ambition. La suite dira si les Bleus savent répéter l’effort contre des adversaires au profil différent.
Ce que ce match dit des Bleus
Plus que le score, c’est la manière qui rassure. Trois points saillants :
- Entame clinique : l’équipe a mis la main sur le ballon et dicté le tempo très vite. Cela réduit la pression, ouvre des angles et force l’adversaire à courir après le jeu.
- Menaces multiples : Riva en percussion et en lecture, Sepho en accélération, Pasquet en un-contre-un ; la France a proposé des points d’impact variés, difficiles à canaliser.
- Rigueur défensive : une seule brèche concédée. Ligne agressive, plaquages terminés, peu de fautes inutiles : quand la défense tient, le 7 se gagne plus sereinement.
À peaufiner malgré tout : la gestion des temps calmes après chaque essai. Face à l’Argentine ou à la Grande-Bretagne, chaque renvoi mal négocié peut rallumer l’adversaire. Conserver ce niveau d’exigence dans la transition attaque-défense sera déterminant.
Les Bleues dans le rythme
Le week-end madrilène sourit aussi à l’équipe de France féminine de rugby à 7, large gagnante de son premier match contre les Fidji. De quoi lancer la campagne avec assurance avant l’Irlande puis l’Australie samedi. Même logique que chez les hommes : une entame solide, des repères clairs, et la volonté d’enchaîner face à une opposition qui va monter d’un cran.
Repères et contexte
Le tournoi final de Madrid réunit le gratin du rugby à 7 et se joue sur un rythme soutenu, avec des enchaînements de matches rapprochés. Cela valorise les rotations et la gestion des temps de jeu. Dans ce cadre, laisser Dupont au repos pour l’ouverture face à l’Australie n’a rien d’un pari hasardeux : c’est de la gestion. Et la démonstration du jour le confirme.
Autre donnée à garder en tête : les hiérarchies de saison comptent, mais la vérité d’un tournoi final tient souvent à l’état de forme du moment. En battant d’entrée une équipe mieux classée, les Bleus déplacent le curseur. À eux, désormais, de capitaliser contre l’Argentine et la Grande-Bretagne.
À retenir
- Victoire nette des Bleus contre l’Australie : 38-5.
- Antoine Dupont au repos en tribunes ; le collectif répond présent.
- Buteurs marquants : Paulin Riva (ouverture), doublé de Jordan Sepho, éclat de Varian Pasquet.
- Suite du programme samedi : Argentine (17h51) puis Grande-Bretagne (20h55).
- Objectif : confirmer pour viser le podium du tournoi final de Madrid.
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Pour rester dans l’ovalie, côté XV : Composition de l’équipe de Toulouse : Ntamack titulaire en 10 et Ramos remplaçant pour le match contre les Harlequins.
Et, en basket, un autre exemple de performance sous pression : Monaco remporte un match crucial contre Fenerbahçe et se qualifie pour le match 5 décisif.
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