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La Sacem se penche sur les enjeux majeurs liés à la rémunération du streaming et à l’impact de TikTok sur les droits d’auteur

Comment payer justement la musique à l’ère des écoutes infinies et des vidéos virales de quelques secondes ? La Sacem, qui protège et rémunère auteurs, compositeurs et éditeurs, remet le sujet au centre du jeu : le streaming d’un côté, TikTok de l’autre. Deux mondes qui poussent tout l’écosystème à

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La Sacem se penche sur les enjeux majeurs liés à la rémunération du streaming et à l’impact de TikTok sur les droits d’auteur
La Sacem se penche sur les enjeux majeurs liés à la rémunération du streaming et à l’impact de TikTok sur les droits d’auteur

Comment payer justement la musique à l’ère des écoutes infinies et des vidéos virales de quelques secondes ? La Sacem, qui protège et rémunère auteurs, compositeurs et éditeurs, remet le sujet au centre du jeu : le streaming d’un côté, TikTok de l’autre. Deux mondes qui poussent tout l’écosystème à revoir ses règles.

Objectif affiché : garantir que chaque utilisation d’une œuvre, où qu’elle circule, se traduise en revenu pour ses créateurs. La société multiplie les négociations avec les plateformes et muscle la pédagogie auprès des utilisateurs. En toile de fond : des indicateurs financiers en hausse et un secteur en mutation rapide.

Streaming : ce qui coince dans la paye

Le streaming est devenu la porte d’entrée principale de la musique. Des milliards d’écoutes, des revenus mutualisés, puis redistribués aux ayants droit. Sur le papier, c’est simple : plus une œuvre est écoutée, plus elle gagne. Dans la pratique, c’est tout un mécanisme à affiner.

Les enjeux : corriger les écarts entre immenses succès et longues traînes, mieux identifier les œuvres (titres proches, remixes, versions live), lutter contre les écoutes artificielles, accélérer la répartition. Derrière chaque play, il faut un contrat, des métadonnées fiables, des relevés précis et un versement traçable.

La Sacem négocie, collecte et répartit. Elle pousse pour des modèles plus transparents, une identification plus fine des usages et une lutte renforcée contre les fraudes. Point clef : veiller à ce que la visibilité ne remplace jamais la rémunération.

TikTok : vitrine mondiale… et casse-tête pour les droits

Avec TikTok, la musique explose en micro-usages : 15 secondes, un refrain, un mème, puis des millions de répliques. Formidable caisse de résonance, plateforme de découverte surpuissante… mais urgence de clarifier la valeur de ces extraits et leur partage.

Problème identifié par la Sacem : la monétisation reste complexe et les revenus, souvent faibles, ne reflètent pas l’ampleur des usages. Entre contenus créés par les utilisateurs, sons dérivés, synchronisations sauvages et challenges viraux, il faut des règles lisibles et appliquées.

C’est tout l’enjeu des accords de licence et des systèmes de reporting capables de reconnaître un extrait, de rattacher l’œuvre au bon auteur, puis de rémunérer. La Sacem cherche des solutions concrètes avec la plateforme, sans renoncer à un principe simple : chaque utilisation doit payer.

Pour mesurer la force de frappe culturelle et politique de l’app, lisez aussi : TikTok : impact et enjeux dans le monde numérique et, côté régulation, la nouvelle loi aux États-Unis sur TikTok. À noter, le bras de fer avec l’industrie peut bouger vite : le retour sur TikTok d’artistes signés chez Universal a illustré la puissance de la négociation.

Ce que fait la Sacem, très concret

  • Négocier des licences avec les plateformes de streaming et de vidéo pour que l’utilisation des répertoires soit couverte et payée.
  • Améliorer l’identification des œuvres et le suivi des usages, y compris sur des extraits très courts.
  • Mettre en place des répartitions qui reflètent le plus fidèlement possible l’audience réelle des œuvres.
  • Informer les créateurs et les utilisateurs sur le respect des droits d’auteur, notamment sur TikTok.

Sur TikTok en particulier, la Sacem veut des accords qui garantissent une rémunération plus juste, et une visibilité claire des droits pour tous les acteurs — créateurs de contenus compris.

Des chiffres qui comptent pour les ayants droit

Les résultats financiers récents soutiennent cet effort. Selon l’institution, les frais de gestion doivent reculer à 10,8 % des sommes collectées en 2023. Moins de frais, c’est plus d’argent qui retourne aux ayants droit.

Autre repère : la reprise du live et le dynamisme du secteur ont porté la collecte de droits d’auteur à un niveau record, près de 1,5 milliard d’euros en 2022. Une base solide pour aborder les chantiers du streaming et de la vidéo courte.

Les points durs à régler, maintenant

  • Valoriser les micro-usages : combien vaut un extrait de quelques secondes répété des millions de fois ?
  • Clarifier qui paie quoi : plateforme, annonceur, marque intégrée au contenu, utilisateur professionnel ?
  • Tracer les œuvres : reconnaître automatiquement refrains, remixes et versions rééditées.
  • Freiner les abus : faux streams, comptes qui dopent artificiellement l’audience.

Ces verrous techniques et économiques décident de la répartition finale. Sans eux, les revenus s’évaporent ou se trompent de poche.

Négociations et pédagogie : la double lame

La Sacem confirme avoir engagé des discussions avec TikTok pour rehausser la rémunération. Dans le même temps, elle mène un travail de sensibilisation : rappeler que la musique est une création qui se paie, quelle que soit la plateforme.

Aux créateurs de contenus, le message est clair : utiliser un son, c’est utiliser une œuvre. Mieux vaut s’appuyer sur les bibliothèques autorisées et les outils intégrés, pour garantir que les auteurs et compositeurs soient effectivement payés.

Et après ?

La trajectoire est posée : des accords plus solides avec les plateformes, des outils d’identification renforcés, des frais de gestion contenus et une répartition plus rapide. Le secteur avance vite, les habitudes d’écoute aussi. La capacité à capter la valeur de chaque utilisation — longue ou ultra-courte — fera la différence.

La Sacem se positionne comme un pivot de cette nouvelle donne. Son défi : transformer l’immense exposition offerte par le streaming et TikTok en revenus réels, réguliers et traçables pour celles et ceux qui créent la musique que vous entendez partout.

À retenir
  • Streaming : la Sacem veut des répartitions plus justes, appuyées sur une identification fine des usages.
  • TikTok : exposition record, revenus encore faibles ; des négociations sont en cours pour mieux payer les ayants droit.
  • Capacité financière : frais de gestion annoncés à 10,8 % en 2023 et collecte record proche de 1,5 Md€ en 2022.
  • Priorités : valoriser les extraits courts, tracer les œuvres, lutter contre les fraudes et clarifier qui paie quoi.
#droits d'auteur#enjeux majeurs#la sacem#rémunération du streaming#tiktok

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