Monaco remporte sa victoire annulée contre Strasbourg dans le championnat de Betclic Élite
Coup de théâtre dans la course au titre de Betclic Élite : la Chambre d’appel fédérale a annulé la sanction qui privait l’AS Monaco de sa victoire contre Strasbourg (92-78). La Roca Team récupère donc ce succès, et avec lui sa première place à l’issue de la saison régulière. Mais l’affaire n’est

Coup de théâtre dans la course au titre de Betclic Élite : la Chambre d’appel fédérale a annulé la sanction qui privait l’AS Monaco de sa victoire contre Strasbourg (92-78). La Roca Team récupère donc ce succès, et avec lui sa première place à l’issue de la saison régulière. Mais l’affaire n’est pas close pour autant : la décision a été cassée sur un « vice de forme », pas sur le fond, et le dossier repart devant la justice sportive.
Voici ce qui s’est joué, pourquoi c’est important pour la fin de saison, et ce qu’il reste à trancher.
Ce qu’il faut retenir
- La sanction est annulée : Monaco ne perd plus son match sur tapis vert contre Strasbourg (92-78, 26e journée).
- La victoire revient à Monaco, qui conserve la première place de la saison régulière et l’avantage du terrain en playoffs.
- Strasbourg en pâtit : le club alsacien recule provisoirement de la 7e à la 8e place.
- Rien n’est définitif : la Chambre d’appel a statué sur la forme, pas sur le fond. Le dossier retourne devant la commission juridique de la LNB.
La Chambre d’appel annule la sanction
Réunie jeudi à la demande de l’AS Monaco et de son conseil, la Chambre d’appel de la Fédération française de basket-ball a annulé la décision rendue en première instance par la commission juridique et de discipline de la Ligue nationale de basket (LNB). Cette commission avait donné match perdu à Monaco face à Strasbourg, alors que la Roca Team l’avait emporté 92-78 sur le parquet, le 24 mars, lors de la 26e journée de Betclic Élite.
En clair : ce que la table de marque avait validé sur le terrain, puis qu’un verdict administratif avait effacé, retrouve sa valeur. Monaco redevient vainqueur de ce match.
Pourquoi Monaco avait été sanctionné
Pour comprendre le revirement, il faut remonter à la sanction initiale. Le mardi 16 avril, la commission juridique et de discipline de la LNB avait infligé à l’AS Monaco un match perdu par pénalité.
En cause : la présence sur la feuille de match du 24 mars de l’ailier Jaron Blossomgame et de l’entraîneur Sasa Obradovic. Selon la commission, l’un et l’autre auraient dû être suspendus à titre conservatoire. Tous deux avaient en effet été disqualifiés lors du match précédent de la Roca Team, la demi-finale de Coupe de France perdue le 17 mars… face à cette même équipe de Strasbourg (93-89).
Autrement dit, l’ironie du calendrier a placé les deux clubs face à face à une semaine d’intervalle, et c’est ce qui a déclenché tout l’imbroglio.
Ce que change la décision au classement
L’enjeu n’est pas qu’une affaire de principe. À ce stade de la saison, chaque victoire pèse lourd dans la hiérarchie qui décide de l’avantage du terrain en phase finale.
Avec ce succès récupéré, Monaco valide sa première place à la fin de la saison régulière avec un bilan de 27 victoires pour 4 défaites. Concrètement, cela lui assure de recevoir lors des matches décisifs tout au long des playoffs, un atout précieux dans une compétition où l’ambiance du parquet peut faire basculer une série.
À l’inverse, Strasbourg fait les frais de la décision. Le club, qui avait justement bénéficié d’un succès sur tapis vert la semaine précédente, rétrograde provisoirement de la 7e à la 8e place, avec un bilan de 14 victoires et 15 revers. Une place qui peut tout changer au moment d’aborder les confrontations à élimination.
Un « vice de forme », et non le fond
C’est le point essentiel, et celui qui doit tempérer l’euphorie monégasque : la Chambre d’appel ne s’est pas prononcée sur le fond du dossier.
Elle a annulé la sanction sur un argument de procédure, un « vice de forme ». La question de savoir si Blossomgame et Obradovic auraient effectivement dû être suspendus, elle, reste entière. Le débat juridique de fond demeure ouvert.
En conséquence, la Chambre d’appel a renvoyé à la commission juridique et de discipline de la LNB le soin de statuer à nouveau et de décider des suites à donner. Le feuilleton peut donc rebondir, alors que la dernière journée de la saison régulière était programmée pour le 11 mai.
Une victoire annulée, puis rendue, mais sur la forme seulement : tant que le fond n’est pas tranché, le classement final reste suspendu à une nouvelle décision.
Les suites possibles
Plusieurs scénarios restent ouverts. La commission peut réexaminer le dossier en corrigeant le défaut de procédure pointé par la Chambre d’appel et rendre une nouvelle décision, dans un sens ou dans l’autre. Les parties pourraient encore contester, et l’incertitude pourrait peser jusqu’aux dernières journées.
Pour les supporters, le message est clair : la situation au classement reste provisoire tant que le fond n’a pas été jugé. C’est tout le paradoxe de ces affaires où le terrain et l’administratif racontent deux histoires différentes.
Ce n’est pas la première fois que Monaco fait l’actualité cette saison, sur le parquet comme en coulisses. Le club s’est notamment illustré en Europe, comme lors de sa victoire brillante contre Fenerbahçe à Istanbul analysée par Sasa Obradovic, puis dans le match crucial face à Fenerbahçe qui l’a qualifié pour le match 5 décisif en EuroLigue. Côté Betclic Élite, la fin de saison réserve d’autres enjeux, à l’image de Gravelines qui signe un grand pas vers le maintien.
En résumé
Monaco récupère sur tapis vert une victoire que la justice sportive lui avait d’abord retirée, et avec elle la première place de la saison régulière et l’avantage du terrain en playoffs. Mais cette annulation repose sur un vice de forme : le fond du litige, lui, doit encore être tranché par la commission de la LNB. La fin du championnat s’annonce donc disputée autant sur le parquet que dans les bureaux de la Ligue.
À lire aussi
Pouvoir d’achat : pourquoi l’inflation ralentit mais que tout semble encore cher
« L’inflation baisse », entend-on. Pourtant, à la caisse, l’addition reste salée. Ce paradoxe a une explication simple, souvent mal comprise : ralentissement de l’inflation ne veut pas dire baisse des prix. Décryptage, et pistes concrètes pour reprendre la main sur son budget.
Canicules à répétition : pourquoi les étés deviennent de plus en plus extrêmes
Vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces, plus intenses : les étés changent de visage. Décryptage des mécanismes en jeu — réchauffement climatique, dômes de chaleur, îlots urbains — et de la façon dont villes et habitants tentent de s’adapter.
Ozan Kabak forfait pour l’Euro suite à sa rupture du ligament croisé du genou droit
Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup



