Monaco remporte une victoire brillante contre Fenerbahçe à Istanbul : l’analyse de l’entraîneur Sasa Obradovic
À Istanbul, dans une salle hostile et bouillante, l’AS Monaco a livré l’un de ses matchs les plus aboutis de la saison. Les hommes de Sasa Obradovic se sont imposés 65-62 face au Fenerbahçe lors du quatrième match de leur quart de finale de l’Euroligue. Une victoire arrachée au caractère, bâtie sur

À Istanbul, dans une salle hostile et bouillante, l’AS Monaco a livré l’un de ses matchs les plus aboutis de la saison. Les hommes de Sasa Obradovic se sont imposés 65-62 face au Fenerbahçe lors du quatrième match de leur quart de finale de l’Euroligue. Une victoire arrachée au caractère, bâtie sur la défense, qui ramène la série à égalité et renvoie tout le monde vers un cinquième match décisif. Voici ce qu’il faut retenir, et l’analyse de l’entraîneur monégasque.
Le fait en bref : Monaco égalise dans la série
Le contexte est simple et tendu à la fois. Dans un quart de finale d’Euroligue, la qualification se joue au meilleur des cinq manches : la première équipe à remporter trois matchs file en demi-finale du Final Four. En s’imposant à Istanbul lors de cette quatrième rencontre, Monaco a recollé au score de la série et s’est offert le droit de tout rejouer.
Sur le terrain, le scénario a tenu en haleine jusqu’à la dernière possession. Avec seulement 62 points encaissés, Monaco a signé une performance défensive de très haut niveau, dans un match serré où chaque ballon comptait. La défense a fait la différence quand l’attaque, elle, devait se contenter du minimum pour passer devant.
Une défense de fer, signature de la victoire
C’est la grande clé de la soirée. Monaco a présenté un visage bien plus solide et discipliné que lors du match précédent, en verrouillant les espaces et en obligeant le Fenerbahçe à forcer ses choix. Limiter une équipe du calibre du club stambouliote à 62 points, sur son propre parquet, relève de l’exploit collectif.
Tout n’a pourtant pas été parfait. Les Monégasques ont concédé un nombre élevé de rebonds offensifs, laissant à l’adversaire de précieuses secondes chances. Mais ils ont su compenser : peu de paniers faciles encaissés en contre-attaque, une vigilance constante au repli, et cette capacité à serrer les rangs au moment où la pression montait.
Autre détail qui pèse lourd : cette prouesse défensive a été réalisée sans John Brown, élément clé de la rotation. Dans ce genre de match couperet, l’absence d’un joueur de ce profil aurait pu faire vaciller l’équipe. Il n’en a rien été.
Ceux qui ont fait la différence
La force de cette victoire, c’est qu’elle a été partagée. Plusieurs joueurs qui avaient déçu lors de la rencontre précédente ont répondu présent quand il le fallait.
- Elie Okobo : après un match raté, le meneur français a su se relancer et peser à nouveau sur le jeu.
- Yakuba Ouattara : une contribution précieuse, saluée à la fois par le staff et par ses coéquipiers.
- Donta Hall : présent dans la raquette, utile dans les moments chauds.
- Jordan Loyd : l’arrière a insisté sur la dimension collective de l’exploit et sur la solidité défensive du groupe.
Pour Jordan Loyd, ce match figure parmi les plus importants de sa carrière. Une déclaration qui dit beaucoup de l’intensité du moment et de ce que représente, pour un joueur, une telle rencontre à l’extérieur dans une compétition aussi relevée que l’Euroligue.
L’analyse de Sasa Obradovic
L’entraîneur de Monaco n’a pas caché sa satisfaction. Il a salué la réaction d’orgueil et le caractère de ses joueurs, capables de hausser le ton au pire moment, dans l’environnement le plus difficile qui soit. C’est précisément ce supplément de mental qu’il attendait après la déception du match précédent.
Obradovic a aussi laissé entrevoir une part plus intime de l’expérience d’un coach. Il a évoqué un souvenir d’une autre équipe qu’il avait dirigée : une belle série stoppée net en finale par un tir décisif de l’adversaire, un échec resté en travers de la gorge comme un cauchemar. Pendant les dernières secondes face au Fenerbahçe, l’histoire a failli se répéter sur une ultime tentative stambouliote. Cette fois, le sort a penché du bon côté.
Garder son calme et tenir ses nerfs : voilà le mot d’ordre fixé par l’entraîneur monégasque pour la suite. Dans un match aussi serré, la lucidité dans le money-time fait souvent toute la différence.
Cap sur le match 5 décisif
La conséquence directe de cette victoire est de taille : Monaco récupère l’avantage du terrain pour le cinquième et dernier match de la série. Un atout conquis au fil d’une longue saison régulière, et qui peut tout changer dans une rencontre à élimination directe.
Le club l’a bien compris : ce match aller-retour avec le Fenerbahçe est un véritable bras de fer. Pour suivre le fil de cette série haletante, retrouvez nos précédents épisodes, avec le récit du match crucial qui propulse Monaco vers le match 5 décisif et les déclarations d’Obradovic après l’égalisation en quarts. Côté championnat, Monaco reste également un cador, comme le rappelle l’épisode de la victoire face à Strasbourg en Betclic Élite.
Du côté de Fenerbahçe : l’autocritique de Jasikevicius
Dans le camp adverse, le constat a été lucide. Sarunas Jasikevicius, l’entraîneur du Fenerbahçe, a reconnu que son équipe n’avait pas joué en équipe ce soir-là. Selon lui, ses joueurs ont trop souvent cherché à régler individuellement les problèmes posés par la défense monégasque, au lieu de répondre collectivement.
Le technicien lituanien a tout de même salué la capacité de son groupe à emmener la série jusqu’au match décisif, malgré l’absence d’un cadre, Johnathan Motley. Et il a affiché sa confiance pour la suite : pour lui, son équipe peut encore aller chercher la victoire, y compris sur le parquet de Monaco.
À retenir
- Le résultat : Monaco s’impose 65-62 à Istanbul face au Fenerbahçe dans le quatrième match du quart de finale d’Euroligue.
- La clé : une défense exceptionnelle, qui limite l’adversaire à 62 points malgré l’absence de John Brown.
- Les artisans : Okobo relancé, plus les apports d’Ouattara, Hall et Loyd ; une victoire avant tout collective.
- L’enjeu : la série est relancée et tout se jouera lors d’un match 5 décisif, avec l’avantage du terrain pour Monaco.
Une chose est sûre : à l’issue de cette soirée à Istanbul, les supporters monégasques avaient de quoi rêver d’une place en demi-finale du Final Four. Reste à confirmer là où tout se décide, dans un dernier match qui s’annonce électrique.
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