Nantes écrase le PSG lors de la finale de la Coupe de France
Le 20 avril 2024, le HBC Nantes a remporté la finale de la Coupe de France de handball masculin face au Paris Saint-Germain, sur le score de 31 à 23. Une victoire nette, presque insolente, qui a renversé la hiérarchie habituelle : le PSG dominait alors largement le championnat, mais ce soir-là, ce

Le 20 avril 2024, le HBC Nantes a remporté la finale de la Coupe de France de handball masculin face au Paris Saint-Germain, sur le score de 31 à 23. Une victoire nette, presque insolente, qui a renversé la hiérarchie habituelle : le PSG dominait alors largement le championnat, mais ce soir-là, ce sont les Nantais qui ont dicté le jeu du début à la fin. Pour comprendre l'ampleur du résultat, il faut le replacer dans son contexte.
Ce qu'il faut retenir
- Le score : Nantes 31 - PSG 23, en finale de la Coupe de France de handball.
- La date : le 20 avril 2024.
- Le contexte : Nantes était déjà tenant du titre ; le PSG, lui, dominait le championnat.
- La suite : le PSG enchaînait cinq jours plus tard sur un quart de finale aller de Ligue des champions face à Barcelone.
Un match à sens unique
Sur le papier, le PSG partait favori. Leader du Championnat de France, l'effectif parisien aligne année après année certains des meilleurs joueurs du circuit. Mais une finale ne se joue pas sur le papier, et Nantes l'a rappelé avec autorité.
Les Nantais ont construit leur succès sur deux fondations : une défense étouffante et une attaque mobile. En neutralisant les principales armes offensives parisiennes, ils ont privé le PSG de son rythme habituel. Hyperactifs, agressifs sans être imprudents, les joueurs du « H » ont mis l'équipe adverse en difficulté des deux côtés du terrain — en attaque comme en défense. L'écart de huit buts au coup de sifflet final dit l'essentiel : ce ne fut pas un match serré qui a basculé, mais une domination installée dans la durée.
La déception parisienne
Pour le PSG, la soirée a viré à la contre-performance. L'équipe abordait pourtant ce rendez-vous avec de vraies ambitions, dans la continuité d'une saison où elle écrasait la concurrence nationale.
Plusieurs facteurs ont pesé. L'absence ou l'indisponibilité de cadres a fragilisé l'animation offensive parisienne — Elohim Prandi, touché lors de la rencontre, en est l'exemple le plus marquant. Quand un collectif s'appuie sur quelques individualités décisives, leur effacement se paie cash face à une équipe lancée. Le PSG n'a jamais trouvé la parade pour desserrer l'étreinte nantaise.
Cette défaite tombait par ailleurs au plus mauvais moment du calendrier : à seulement cinq jours d'un quart de finale aller de Ligue des champions contre Barcelone, l'un des tout meilleurs clubs européens. De quoi obliger les Parisiens à digérer vite, à se reconstruire mentalement et à retrouver une cohésion de jeu sous peine de voir la saison prendre un tournant amer.
Un exploit qui confirme Nantes
Battre le leader du championnat en finale n'a rien d'anodin, et la performance prend tout son sens quand on se souvient que Nantes n'en était pas à son premier coup d'éclat. Le club arrivait dans cette finale en tant que tenant du titre, fort de sa victoire de l'année précédente contre Montpellier. Loin d'un exploit isolé, ce nouveau sacre s'inscrit donc dans une dynamique.
Détermination, maîtrise tactique, qualité technique : les Nantais ont coché toutes les cases pour s'imposer face à un adversaire habitué à régner sur le handball français. Pour les supporters du « H », cette finale restera comme l'une de ces soirées où leur équipe a prouvé qu'elle appartenait, durablement, au gratin national. Le club a d'ailleurs continué de faire parler de lui, comme en témoignent les analyses de son pivot Jérémy Toto sur les rendez-vous européens du club.
Quelles perspectives pour le club ?
Au-delà du trophée, ce succès offrait à Nantes un capital confiance précieux pour la fin de saison. Une victoire de ce calibre, contre un tel adversaire, change la perception qu'une équipe a d'elle-même : elle valide une méthode et libère les esprits avant les échéances suivantes.
Pour transformer l'essai, le défi restait classique mais exigeant : préserver l'esprit collectif et l'intensité qui ont fait la différence, sans se reposer sur le trophée acquis. Le handball français reste un championnat dense, et le très haut niveau européen ne pardonne aucun relâchement. Cette Coupe de France récompensait surtout le travail d'une saison entière — un point d'appui, plus qu'un aboutissement.
Pour aller plus loin
Cette finale s'inscrivait dans un duel PSG-Nantes très attendu, dont nous avions détaillé les enjeux et le dispositif de diffusion dans notre guide pour savoir où et quand suivre la finale entre le PSG et le HBC Nantes. La Coupe de France de handball, c'est aussi une compétition féminine riche en histoires : on pense par exemple au parcours de Léa Le Garrec, la joueuse de Fleury au cœur de l'actualité entre Coupe de France et Canal+. De quoi prolonger le plaisir bien après le coup de sifflet final.
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