Jérémy Toto admet que Berlin a dominé lors de l’élimination en Ligue européenne selon le pivot de Nantes
Le verdict est tombé et Jérémy Toto ne l'a pas contesté. Au lendemain de l'élimination du Handball Club de Nantes en quarts de finale de la Ligue européenne face à Berlin, le pivot nantais a tenu un discours lucide : son équipe a perdu face à un adversaire qui a dominé les débats. Pas d'excuse, pas

Le verdict est tombé et Jérémy Toto ne l'a pas contesté. Au lendemain de l'élimination du Handball Club de Nantes en quarts de finale de la Ligue européenne face à Berlin, le pivot nantais a tenu un discours lucide : son équipe a perdu face à un adversaire qui a dominé les débats. Pas d'excuse, pas de faux-fuyant, mais le constat honnête d'un joueur qui voulait aller au bout et qui n'y est pas parvenu.
Voici ce que le pivot a reconnu, ce que disent les deux matchs, et ce qu'il reste à jouer pour le « H » dans cette fin de saison.
Ce qu'il faut retenir
- Nantes est éliminé de la Ligue européenne au stade des quarts de finale, battu par Berlin.
- Match aller : nul 33-33, Nantes ne menant que quelques minutes en toute fin de rencontre.
- Match retour : défaite 30-37 à domicile, la première de la saison pour le club.
- Le constat de Jérémy Toto : Berlin a maîtrisé le match de bout en bout ; Nantes a manqué de lucidité et d'efficacité.
- La suite : place au Championnat, avec un objectif clair, la 2e place qualificative pour la Ligue des champions.
Le constat lucide du pivot nantais
Interrogé après la rencontre décisive, Jérémy Toto n'a pas cherché à enjoliver la prestation des siens. Le pivot s'est dit déçu de la manière dont Nantes a abordé ce rendez-vous, et a reconnu sans détour la supériorité adverse. Selon lui, Berlin a su maîtriser le match de bout en bout, en restant cohérent dans son jeu et en imposant son rythme.
Ce type de reconnaissance, dans le sport de haut niveau, n'a rien d'anodin. Admettre que l'adversaire a été meilleur, c'est aussi refuser de se cacher derrière la malchance ou l'arbitrage. C'est la marque d'un joueur d'expérience qui préfère analyser franchement plutôt que se chercher des circonstances atténuantes.
Ce que disent les deux matchs
Une double confrontation se lit sur l'ensemble des 120 minutes, et le résumé est sans appel pour Nantes. Sur les deux rencontres, le club français n'a quasiment jamais pris l'ascendant sur son adversaire allemand.
| Rencontre | Score | Pour Nantes |
|---|---|---|
| Match aller | 33-33 | En tête seulement quelques minutes, en fin de partie |
| Match retour (à domicile) | 30-37 pour Berlin | Première défaite de la saison |
Le nul de l'aller laissait tout ouvert, mais il révélait déjà la difficulté nantaise à contrôler la rencontre. Le retour, lui, a fait basculer la double confrontation : sept buts d'écart à domicile, c'est lourd, surtout pour une équipe qui n'avait pas encore connu la défaite cette saison. L'objectif affiché, atteindre le Final Four, s'est envolé ce soir-là.
Berlin et le mur Milosavljev
Si Berlin a tenu son rang, c'est aussi parce que son gardien a sorti un grand match. Dejan Milosavljev a multiplié les parades décisives, contribuant largement au succès de son équipe. Un gardien en réussite peut renverser l'équilibre d'une rencontre de handball à lui seul : il éteint les contre-attaques, redonne confiance à sa défense et alimente le compteur dans l'autre sens. C'est exactement le scénario qui a piégé Nantes.
Les erreurs qui ont coûté cher
Au-delà du mérite berlinois, Jérémy Toto a pointé les fragilités de son équipe. Plusieurs facteurs, cumulés, expliquent la défaite :
- Un manque de lucidité en attaque : selon le pivot, Nantes s'est précipité et a manqué d'efficacité dans les moments clés.
- Une défense trop perméable : le club a concédé beaucoup de buts, ce qui n'est pas dans ses habitudes.
- Une relation gardiens-défense déréglée : les portiers Pesic et Biosca n'ont cumulé que trois arrêts, un total très faible à ce niveau.
Dans le handball moderne, défense et gardien forment un bloc indissociable. Quand les arrêts ne tombent pas, la défense recule, les transitions adverses se multiplient et l'écart se creuse mécaniquement. C'est ce cercle vicieux qui a desservi Nantes sur l'ensemble du match retour.
La frustration et le cap à tenir
Jérémy Toto n'a pas masqué sa frustration ni sa colère : vivre un Final Four avec ce groupe était un objectif fort de la saison. Mais le pivot l'a aussi rappelé, il faut accepter la dure loi du sport. La déception, aussi vive soit-elle, ne doit pas faire dérailler la fin d'exercice.
Car tout n'est pas terminé. Nantes avait encore quatre matchs à disputer en Championnat, avec un enjeu de taille : décrocher la 2e place, synonyme de qualification pour la Ligue des champions. Une perspective qui permet de transformer la déception européenne en motivation supplémentaire. Le club nantais a d'ailleurs prouvé par le passé qu'il savait répondre dans les grands rendez-vous, comme lors de sa victoire en finale de la Coupe de France face au PSG.
Pourquoi cette élimination pèse
La Ligue européenne (anciennement Coupe EHF) est la deuxième compétition continentale de handball, juste derrière la Ligue des champions. Pour un club ambitieux comme Nantes, y briller fait partie du standing visé. Tomber en quarts, après une saison sans défaite jusque-là, laisse forcément un goût d'inachevé.
Cette désillusion rappelle aussi que les clubs nantais, toutes disciplines confondues, se mesurent régulièrement aux meilleurs sur la scène nationale et continentale. La section féminine de handball en sait quelque chose, elle aussi malheureuse en coupe d'Europe lorsque Storhamar a renversé les Neptunes en demi-finale de la Ligue européenne féminine. Et le sport nantais sait aussi se hisser jusqu'aux finales, comme l'a montré le basket lors d'une série décisive face à Levallois-Paris.
Ce qu'il faut en conclure
L'élimination face à Berlin est une vraie déception pour Nantes, mais le discours de Jérémy Toto donne le ton de la réaction attendue : pas de fausses excuses, un constat honnête, et déjà le regard tourné vers le Championnat. L'adversaire a été meilleur ; reste désormais à le prouver à son tour sur la fin de saison, en allant chercher cette place qualificative pour la Ligue des champions. Dans le sport de haut niveau, c'est souvent la manière de rebondir qui dit le plus sur une équipe.
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