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Le président du FC Barcelone, Joan Laporta, envisage la possibilité de demander une nouvelle rencontre pour le Clasico

Au lendemain du Clásico perdu sur la pelouse du Real Madrid (3-2), le FC Barcelone n'a pas digéré un but refusé à Lamine Yamal alors que le ballon semblait avoir franchi la ligne. Son président, Joan Laporta, est monté au créneau : le club catalan réclame l'intégralité des images et des audios de

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découvrez les ambitions de joan laporta, président du fc barcelone, concernant une éventuelle demande de nouvelle rencontre pour le clasico.
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Au lendemain du Clásico perdu sur la pelouse du Real Madrid (3-2), le FC Barcelone n'a pas digéré un but refusé à Lamine Yamal alors que le ballon semblait avoir franchi la ligne. Son président, Joan Laporta, est monté au créneau : le club catalan réclame l'intégralité des images et des audios de l'action et n'écarte aucune option, y compris la demande de rejouer le match. Voici ce qui s'est passé, pourquoi la polémique est née, et ce que pèse réellement une telle requête.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Barça s'est incliné 3-2 chez le Real Madrid lors du Clásico.
  • À la 28e minute, une déviation de Lamine Yamal sur corner a été stoppée par le gardien Andreï Lounine ; le ballon paraissait avoir franchi la ligne.
  • Faute de goal-line technology en Liga, le VAR n'a pas pu trancher : le but n'a pas été accordé.
  • Joan Laporta annonce réclamer toutes les images et audios à la Fédération espagnole, et n'exclut ni action en justice ni demande de rejouer la rencontre.

Ce qui s'est passé sur le terrain

Les derniers espoirs du Barça de revenir sur le Real Madrid en Liga se sont envolés ce dimanche. Battus 3-2 dans le Clásico, les Blaugranas comptaient désormais onze points de retard sur leur rival, en tête du classement.

Le tournant a eu lieu à la 28e minute. Sur un corner, l'ailier catalan Lamine Yamal a dévié le ballon vers le but, et la trajectoire a été stoppée in extremis par le gardien madrilène Andreï Lounine. Sur le moment, le ballon semblait avoir entièrement franchi la ligne de but. Mais aucune image n'a permis à l'arbitrage vidéo de l'établir avec certitude.

La raison est technique : la goal-line technology, ce système de capteurs qui signale automatiquement si le ballon a franchi la ligne, n'est pas déployée en Liga. Sans cette aide, le VAR ne disposait pas d'un angle décisif pour valider le but. L'action a donc été laissée telle quelle, au grand dam des Barcelonais.

Pourquoi la polémique a enflé

Dans un Clásico, déjà électrique par nature, ce type d'incident prend immédiatement une dimension nationale. Côté catalan, on a crié au scandale dès le coup de sifflet final.

« Le monde du football génère beaucoup d'argent mais il n'y en a pas pour ce qui est important. C'est une honte », a lancé le gardien Marc-André Ter Stegen.

Le message a été relayé dès le lendemain par le président du club, Joan Laporta, dans une vidéo de plus de quatre minutes publiée sur les réseaux sociaux des Culés. Le dirigeant y a posé le cadre de la riposte du club.

La position de Joan Laporta

Le président barcelonais a annoncé une démarche en deux temps : d'abord obtenir la preuve, ensuite agir. Selon ses mots, le club veut « être sûr de ce qui s'est passé ».

« Nous prendrons toutes les mesures disponibles. […] Le FCB demande immédiatement à la commission technique d'arbitrage de la Fédération espagnole de football une collection complète d'images et d'audio de l'incident. Si une fois cette documentation analysée, le club comprend qu'une erreur a été commise dans la révision de l'incident, nous prendrons toutes les mesures disponibles pour inverser la situation, sans écarter, bien entendu, toute action en justice nécessaire. Nous n'écartons pas de demander que le match soit rejoué, comme cela s'est produit dans un autre match en Europe à cause d'une erreur du VAR. », a déclaré Joan Laporta.

En clair, Laporta met sur la table trois leviers : la transparence (récupérer images et audios de l'arbitrage), une éventuelle action en justice, et l'hypothèse la plus spectaculaire, faire rejouer la rencontre.

Faire rejouer un match : à quel point est-ce réaliste ?

C'est la partie la plus délicate de la requête. Faire rejouer une rencontre déjà disputée reste exceptionnel dans le football professionnel. Pour qu'une telle décision soit envisageable, il faut généralement démontrer une erreur grave et avérée affectant le déroulement officiel du match, et la demande doit suivre un parcours réglementaire strict auprès des instances compétentes.

Or, ici, le cœur du litige n'est pas une faute de règlement clairement établie : c'est l'absence d'une image décisive permettant de savoir si le ballon a franchi la ligne. Difficile, dans ces conditions, de prouver formellement qu'un but valable a été refusé. C'est d'ailleurs tout le paradoxe soulevé par le Barça : sans goal-line technology, ni le VAR sur le moment ni une commission a posteriori ne disposent forcément de la preuve attendue.

À ce stade, et à titre indicatif, l'issue la plus probable d'une telle démarche reste donc moins le rejouer-le-match que la mise en lumière d'un débat de fond : faut-il généraliser la goal-line technology dans tous les championnats ? La sortie de Laporta vise aussi cet objectif politique, au-delà du résultat sportif d'un soir.

Les enjeux, au-delà du score

Sportivement, l'épisode pèse lourd : avec onze points de retard, le Barça voyait ses chances de titre en Liga fortement compromises. Un but accordé n'aurait pas garanti la victoire, mais il aurait changé le scénario d'un match et la dynamique d'une fin de saison.

Au-delà du classement, la séquence ravive le débat sur l'équité technologique entre championnats. Des compétitions majeures utilisent la goal-line technology depuis des années ; son absence en Liga apparaît, pour le Barça, comme une faille qui peut coûter des points dans les matchs les plus serrés. La rivalité historique entre Barcelone et Real Madrid offre à ce débat une caisse de résonance maximale.

Reste enfin la dimension d'image. En portant l'affaire publiquement, Laporta défend ses joueurs, mobilise les supporters et adresse un message aux instances : le club entend être traité avec les mêmes outils que les autres grandes ligues européennes.

Et maintenant ?

La balle est dans le camp des instances espagnoles. Le club attend la documentation réclamée pour décider, ensuite, de l'opportunité d'aller plus loin. Tant que ces éléments ne sont pas analysés, toute option avancée par Laporta reste conditionnelle.

Si vous suivez l'actualité du football européen, ce Clásico s'inscrit dans une saison riche en rebondissements pour les clubs du continent. Côté français, le PSG vivait au même moment des soirées intenses, de la confiance affichée par Gonçalo Ramos avant Dortmund-PSG au dernier match mémorable de Kylian Mbappé au Parc des Princes. Et la question des blessures, toujours décisive en fin de saison, restait d'actualité, comme l'illustrait le sort de Lucas Hernandez après sa blessure.

Questions fréquentes

Pourquoi le but de Lamine Yamal n'a-t-il pas été accordé ?

Parce qu'aucune image disponible n'a permis au VAR d'établir avec certitude que le ballon avait entièrement franchi la ligne. La goal-line technology, qui aurait pu trancher automatiquement, n'est pas utilisée en Liga.

Le Clásico peut-il vraiment être rejoué ?

C'est une hypothèse évoquée par Joan Laporta, mais elle reste très exceptionnelle dans le football professionnel. Elle suppose de démontrer une erreur grave et avérée auprès des instances compétentes, ce qui est d'autant plus difficile ici que le litige porte sur une image manquante.

Qu'est-ce que la goal-line technology ?

C'est un système de capteurs qui détecte automatiquement si le ballon a franchi la ligne de but et le signale à l'arbitre, en temps réel. Son absence en Liga est au centre de la contestation du FC Barcelone.

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