Lattes-Montpellier met un terme à l’aventure de Charnay en quarts de finale avec résistance
Elles ont eu chaud, mais elles sont passées. Battues au match retour de leur quart de finale de Ligue féminine de basket, les Gazelles de Lattes-Montpellier ont tout de même validé leur billet pour le dernier carré. Le secret de cette qualification arrachée ? Une large avance prise au match aller,

Elles ont eu chaud, mais elles sont passées. Battues au match retour de leur quart de finale de Ligue féminine de basket, les Gazelles de Lattes-Montpellier ont tout de même validé leur billet pour le dernier carré. Le secret de cette qualification arrachée ? Une large avance prise au match aller, suffisante pour absorber le sursaut de Charnay et tenir bon dans une fin de rencontre haletante.
Le résultat en bref
Le quart de finale s'est joué en deux manches. À l'aller, Lattes-Montpellier l'avait emporté nettement, 77-62, posant une avance de quinze points qui allait peser lourd dans la suite. Au retour, Charnay a renversé la table en s'imposant 75-64, mais sans jamais combler le retard accumulé.
Au cumul des deux matchs, le promu bourguignon termine à seulement quatre points de la qualification. Ce sont donc les Héraultaises qui poursuivent l'aventure, malgré une défaite lors de ce match décisif.
Charnay : le conte de fées s'arrête
Pour Charnay, l'histoire ressemblait à un parcours de rêve. Tout juste promu dans l'élite, le club bourguignon (le CBBS) avait atteint les quarts de finale, ce qui constituait déjà un exploit pour une équipe découvrant ce niveau de compétition.
Et au match retour, les Bourguignonnes ont prouvé qu'elles n'avaient pas l'intention de sortir sans se battre. Portées par leur public, elles ont dominé la rencontre pour s'imposer 75-64. Sur ce seul match, Charnay a été la meilleure équipe. Mais le basket en aller-retour ne récompense pas la plus belle soirée : il récompense le total sur deux matchs. Et là, l'écart concédé à l'aller était trop grand.
Akoa Makani tout près de l'exploit
Le grand espoir de Charnay s'est appelé Monique Akoa Makani. Adroite et décisive, la meneuse a inscrit 22 points, dont un 4 sur 4 parfait à trois points. Sous son impulsion, le promu s'est rapproché dangereusement de la prolongation : à 38 secondes de la fin, après un retour en zone de la capitaine adverse Romane Bernies, Charnay n'était plus qu'à un tir primé de tout faire basculer.
Mais la dernière marche était trop haute. Face à l'expérience des joueuses entraînées par Valéry Demory, les coéquipières d'Akoa Makani n'ont pas trouvé le shoot qui aurait prolongé le suspense. Le rêve s'arrête donc en quart de finale, mais avec les honneurs.
Naigre, l'action qui scelle la qualification
Côté Lattes-Montpellier, la meilleure marqueuse du match a été Élodie Naigre, auteure de 26 points. Au-delà des statistiques, c'est son engagement dans les derniers instants qui a fait la différence. À environ 24 secondes du buzzer, elle s'est jetée au sol pour récupérer un ballon brûlant et offrir aux siennes la dernière possession, verrouillant ainsi la qualification.
Ce type d'action, sans valeur au tableau d'affichage mais décisif dans le scénario, résume bien la manière dont les Gazelles ont franchi l'obstacle : par la résistance plus que par la maîtrise. Elles ne se sont pas imposées sur le terrain ce soir-là, mais elles ont protégé l'essentiel.
À retenir
- Qualifiée : Lattes-Montpellier, grâce à son avance prise à l'aller (77-62).
- Vainqueur du match retour : Charnay (75-64), mais éliminé à quatre points près au cumul.
- Top scoreuse : Élodie Naigre (26 points) pour les Gazelles ; Monique Akoa Makani (22 points, 4/4 à trois points) pour Charnay.
- Le tournant : Charnay à un tir primé de la prolongation à 38 secondes de la fin, sans réussite.
Et maintenant ?
Place au dernier carré. Lattes-Montpellier connaîtra son adversaire en demi-finale à l'issue du dernier quart de finale, qui oppose Villeneuve-d'Ascq à Angers. Un nouveau défi attend les Héraultaises, bien décidées à transformer cette qualification dans la douleur en une vraie course au titre.
Ce quart de finale rappelle à quel point les confrontations en deux manches réservent du suspense jusqu'au bout, comme on l'a vu dans d'autres tableaux à élimination directe cette saison, à l'image du quart de finale d'Euroligue perdu de justesse par Monaco face au Fenerbahçe ou de la victoire de Bourg-en-Bresse face à Nanterre en play-offs. Pour suivre l'actualité montpelliéraine au sens large, on pense aussi au parcours européen des handballeurs lors du quart de finale aller de Ligue des champions contre Kiel.
À lire aussi
Pouvoir d’achat : pourquoi l’inflation ralentit mais que tout semble encore cher
« L’inflation baisse », entend-on. Pourtant, à la caisse, l’addition reste salée. Ce paradoxe a une explication simple, souvent mal comprise : ralentissement de l’inflation ne veut pas dire baisse des prix. Décryptage, et pistes concrètes pour reprendre la main sur son budget.
Canicules à répétition : pourquoi les étés deviennent de plus en plus extrêmes
Vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces, plus intenses : les étés changent de visage. Décryptage des mécanismes en jeu — réchauffement climatique, dômes de chaleur, îlots urbains — et de la façon dont villes et habitants tentent de s’adapter.
Ozan Kabak forfait pour l’Euro suite à sa rupture du ligament croisé du genou droit
Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup



