Rudy Gobert déclare que les Wolves peuvent devenir une équipe défensive exceptionnelle
Au sortir d'une nouvelle victoire à domicile face aux Phoenix Suns (105-93) lors du match 2 du premier tour des playoffs NBA 2024, Rudy Gobert n'a pas parlé de paniers ni de records personnels. Le pivot français a parlé de défense, et d'une conviction : les Minnesota Timberwolves ont, selon lui, le

Au sortir d'une nouvelle victoire à domicile face aux Phoenix Suns (105-93) lors du match 2 du premier tour des playoffs NBA 2024, Rudy Gobert n'a pas parlé de paniers ni de records personnels. Le pivot français a parlé de défense, et d'une conviction : les Minnesota Timberwolves ont, selon lui, le potentiel pour devenir l'une des meilleures équipes défensives de la ligue. Auteur de 18 points et 9 rebonds ce soir-là, il a surtout insisté sur l'état d'esprit qui, à ses yeux, fait la différence dans une série de playoffs.
Ce que Gobert a déclaré après le match 2
Interrogé après la rencontre, Rudy Gobert a mis en avant le niveau d'engagement de son équipe dès l'entame du match. « Je pense que notre niveau d'implication, en particulier dès la première minute du match, est au plus haut », a-t-il expliqué. « Nous savons que lorsque nous augmentons la cadence, nous sommes capables d'être une équipe défensive unique. Mais nous n'avons pas eu à l'augmenter parce que nous l'avons fait dès la première minute du match. C'est un autre type de défense que nous pouvons avoir. »
Le message est limpide : pour Gobert, une bonne défense ne se résume pas à des sursauts d'intensité dans les moments chauds. Elle se construit dès la première possession et se maintient tout au long de la rencontre. Cette régularité, plus que les éclats spectaculaires, est la marque des grandes équipes en playoffs.
Une identité fixée dès le camp d'entraînement
Le pivot des Wolves a relié cette performance à un objectif posé bien en amont de la saison. « Lors du camp d'entraînement, nous savions quelle équipe nous voulions être : une équipe à vocation défensive et nous voulions être la meilleure de la ligue », a-t-il rappelé. « Nous pouvons être uniques, mais il faut en payer le prix, il faut faire le sale boulot. Il faut faire les choses que vous ne voyez pas dans les statistiques et les faire régulièrement. »
Cette phrase résume bien la philosophie défensive de Gobert : « le sale boulot », ce sont les écrans contestés, les rotations à temps, les rebonds disputés, les communications constantes. Autant d'actions qui n'apparaissent pas toujours dans la feuille de match, mais qui décident souvent du sort d'une série. « Et j'ai vraiment l'impression que dès le camp d'entraînement, tout le monde a tout fait pour qu'on devienne cette équipe », a-t-il ajouté, soulignant l'adhésion collective au projet.
Pourquoi cette défense fait la différence
Le discours de Gobert prend tout son sens dans le contexte de cette équipe de Minnesota. Le pivot français, plusieurs fois récompensé pour son impact défensif au cours de sa carrière, est l'un des meilleurs protecteurs de cercle de la ligue. Associé à un autre grand intérieur, il forme un duo capable de verrouiller la raquette et de dissuader les pénétrations adverses. C'est précisément cette colonne vertébrale défensive qui a permis aux Wolves de s'affirmer comme l'une des équipes les plus solides de la conférence Ouest cette saison-là.
Contre Phoenix, l'enjeu était clair : limiter les armes offensives des Suns et imposer un rythme étouffant. En remportant les deux premiers matchs à domicile, Minnesota a pris un avantage précieux dans la série, et la défense a été le moteur de cette mainmise. Pour une franchise longtemps en quête de stabilité, ces playoffs représentaient une occasion de prouver que l'identité revendiquée n'était pas un simple slogan.
La suite de la série contre Phoenix
Après ce match 2, la série se déplaçait en Arizona, à Phoenix, pour le match 3, programmé dans la nuit de vendredi à samedi. Le défi pour les Wolves : reproduire à l'extérieur, dans un environnement hostile, la même intensité défensive affichée à domicile. C'est souvent là que se mesure la maturité d'une équipe ambitieuse — la capacité à exporter son identité loin de ses bases.
Cette saison aura d'ailleurs été marquée pour Gobert par d'autres temps forts, entre les questions d'identité collective déjà évoquées par le pivot quand il appelait son équipe à retrouver son identité de jeu et les tensions avec l'arbitrage, comme lorsqu'il a critiqué les décisions au match 4 contre Denver. Un parcours qui a remis le Français au centre de l'attention, lui dont la cote auprès de ses pairs reste discutée, comme l'a montré un sondage des joueurs NBA.
À retenir
- Le résultat : Minnesota s'impose 105-93 face à Phoenix au match 2 du premier tour des playoffs NBA 2024, sa deuxième victoire consécutive à domicile.
- La performance de Gobert : 18 points et 9 rebonds, mais surtout un rôle défensif central.
- Le message : les Wolves se veulent l'équipe la plus défensive de la ligue, un objectif fixé dès le camp d'entraînement.
- La clé selon Gobert : la régularité et « le sale boulot » qui n'apparaissent pas dans les statistiques.
- La suite : match 3 à Phoenix, en Arizona, pour confirmer cette intensité à l'extérieur.
Au-delà des chiffres, c'est donc une déclaration d'intention que Rudy Gobert a livrée : Minnesota ne veut pas seulement gagner des matchs, mais le faire en imposant une identité défensive durable. Reste désormais à transformer cette ambition en résultats sur la longueur d'une série de playoffs, là où les paroles cèdent vite la place aux actes.
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