Richard Carapaz domine la 4e étape du Tour de Romandie et Carlos Rodriguez s’empare du maillot jaune
Coup de théâtre sur les routes suisses. La 4e étape du Tour de Romandie, l'étape reine qui grimpait jusqu'au sommet de Leysin, a tout chamboulé. L'Équatorien Richard Carapaz a signé la victoire au terme d'une attaque tranchante dans les derniers hectomètres. Mais l'autre fait marquant du jour se

Coup de théâtre sur les routes suisses. La 4e étape du Tour de Romandie, l'étape reine qui grimpait jusqu'au sommet de Leysin, a tout chamboulé. L'Équatorien Richard Carapaz a signé la victoire au terme d'une attaque tranchante dans les derniers hectomètres. Mais l'autre fait marquant du jour se joue au classement général : le maillot jaune de leader change d'épaules et revient désormais à l'Espagnol Carlos Rodriguez. Voici ce qu'il faut retenir d'une journée à rebondissements.
Carapaz gagne l'étape, Rodriguez prend le jaune
Sur le papier, l'étape promettait du spectacle, et elle a tenu parole. Le profil menait les coureurs au pied des pentes raides de Leysin, station du canton de Vaud, avec des rampes finales très exigeantes taillées pour les grimpeurs. C'est exactement là que Carapaz a fait la différence : une accélération sèche à deux kilomètres de la ligne, juste assez pour décrocher ses rivaux et lever les bras au sommet.
Mais la victoire d'étape et le classement général ne racontent pas toujours la même histoire. Pendant que Carapaz s'imposait, son adversaire Carlos Rodriguez engrangeait suffisamment d'avance pour s'emparer de la tête de l'épreuve. À l'arrivée, l'Espagnol vire en tête du général avec 52 secondes d'avance sur Lenny Martinez, deuxième. Une marge confortable qui le place en position de favori avant la suite.
Pourquoi le maillot jaune a changé de coureur
La nuance est importante pour qui découvre le cyclisme : sur une course par étapes, on peut très bien gagner la journée sans porter le maillot de leader, et inversement. Le maillot jaune récompense le coureur ayant mis le moins de temps depuis le départ de la course, toutes étapes cumulées. Carapaz a gagné l'étape ; Rodriguez, lui, a grappillé assez de secondes sur ses concurrents directs pour prendre les commandes du classement général. Deux récompenses distinctes, un même jour de course.
Le coup de force collectif derrière le renversement
Ce basculement n'est pas le fruit du hasard, mais d'une stratégie d'équipe parfaitement exécutée. Dans les derniers kilomètres, c'est le Colombien Egan Bernal qui a allumé la mèche. Premier à accélérer, il a fait exploser le groupe des favoris en jouant la carte de son coéquipier Rodriguez, chargé de profiter de la brèche ouverte.
Cette offensive a fait des dégâts. Elle s'est révélée fatale à Juan Ayuso, leader du classement général la veille encore, mais aussi à Ilan van Wilder et à Lenny Martinez. Ce dernier, pourtant bien placé pour viser le podium, a perdu un temps précieux et vu ses espoirs s'envoler dans cette épreuve suisse. Le rythme imposé par Bernal aura suffi à redistribuer les cartes en quelques minutes.
Le superbe numéro de Clément Berthet
Avant le duel final entre favoris, l'étape avait offert une autre belle histoire. Le Français Clément Berthet, coureur de l'équipe Décathlon-AG2R La Mondiale, s'est échappé seul et a longtemps fait rêver. Dernier rescapé de l'échappée matinale, il a pris les devants à 52 kilomètres de l'arrivée et a tenu un long moment en tête. Le baroudeur a finalement été repris à seulement cinq kilomètres du but, tout près de tenir un exploit. Le genre d'effort qui résume l'esprit de ces courses de printemps, où les coureurs offensifs n'hésitent pas à tenter leur chance de loin.
Ce qui attend les coureurs pour la suite
Avec un maillot jaune fraîchement conquis et une avance de 52 secondes, Carlos Rodriguez aborde la dernière partie de course en position de force, sans pour autant pouvoir relâcher la pression. La prochaine étape s'annonce comme un nouveau juge de paix : une étape de montagne exigeante, avec une arrivée au sommet du redoutable Col de la Furka, l'un des cols mythiques des Alpes suisses.
Sur ce terrain, tout reste possible. Une avance d'une cinquantaine de secondes peut fondre très vite dès que la route s'élève, et les grimpeurs comme Carapaz ou Martinez auront à cœur de renverser à nouveau la situation. Le suspense reste donc entier avant le verdict final.
À retenir
- Vainqueur de l'étape : Richard Carapaz, après une attaque à deux kilomètres de l'arrivée au sommet de Leysin.
- Nouveau maillot jaune : Carlos Rodriguez, qui s'empare du classement général avec 52 secondes d'avance sur Lenny Martinez.
- Le tournant : l'accélération d'Egan Bernal, qui a fait sauter le groupe des favoris et coulé Juan Ayuso, leader sortant.
- La belle histoire : Clément Berthet, longtemps seul en tête, repris à cinq kilomètres du but.
- La suite : une étape de montagne avec arrivée au sommet du Col de la Furka, où tout peut encore basculer.
Ce Tour de Romandie confirme que le printemps cycliste reste l'un des moments les plus disputés de la saison. Les amateurs de sport pourront prolonger avec d'autres temps forts du calendrier, comme la dernière étape mouvementée du Tour de Turquie, interrompue avant l'arrivée, ou encore le tour d'horizon des grands partenariats du moment dans le sport, du Tour de France au basket. Et pour rester sur les routes du printemps, la performance de Léo Bergère, vainqueur de l'Ironman 70.3 de Valence, vaut elle aussi le détour.
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