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Amélie Oudéa-Castéra justifie le retour de Da Costa en équipe de France par une volonté de cohérence

Stéphane Da Costa, l'un des meilleurs hockeyeurs français de l'histoire, peut de nouveau porter le maillot de l'équipe de France. Le point délicat : il évolue en Russie, dans la KHL, depuis plusieurs années. Sa sélection a donc demandé un feu vert du Ministère des sports. Dans un communiqué adressé

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amélie oudéa-castéra explique le rappel de da costa en équipe de france en insistant sur la nécessité de cohérence.
amélie oudéa-castéra explique le rappel de da costa en équipe de france en insistant sur la nécessité de cohérence.

Stéphane Da Costa, l'un des meilleurs hockeyeurs français de l'histoire, peut de nouveau porter le maillot de l'équipe de France. Le point délicat : il évolue en Russie, dans la KHL, depuis plusieurs années. Sa sélection a donc demandé un feu vert du Ministère des sports. Dans un communiqué adressé à « L'Équipe », la ministre Amélie Oudéa-Castéra a expliqué pourquoi elle n'a pas fait obstacle à ce retour : une volonté de cohérence avec les principes en vigueur, doublée d'un examen au cas par cas.

Ce qu'il faut retenir

  • Stéphane Da Costa, hockeyeur français, joue en Russie (ligue KHL) depuis plusieurs années.
  • Depuis l'invasion de l'Ukraine en février 2022, sa présence en Russie compliquait sa sélection en équipe de France.
  • Le Ministère des sports n'a pas fait opposition à son retour : décision prise au cas par cas.
  • Argument central : la cohérence avec la ligne du CIO, qui distingue les athlètes sans lien avec le pouvoir russe.

Le contexte : un retour pas comme les autres

Stéphane Da Costa est considéré comme l'un des plus grands joueurs français de l'histoire du hockey sur glace. Depuis plusieurs saisons, il évolue dans la KHL, le championnat russe qui figure parmi les plus relevés au monde après la NHL nord-américaine. Tant que la situation était « ordinaire », sa nationalité française lui ouvrait naturellement les portes de la sélection.

Tout a changé avec l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, en février 2022. Évoluer dans un pays directement impliqué dans le conflit a rendu sa présence en équipe de France problématique. La question n'était plus seulement sportive : elle devenait politique et symbolique. D'où la nécessité d'un arbitrage du ministère pour trancher.

Da Costa, installé en Russie de longue date

Un élément a pesé dans la balance : l'ancienneté de son installation. Stéphane Da Costa évoluait déjà en Russie bien avant le début de la guerre. Il n'a donc pas choisi de s'y établir après le déclenchement du conflit, ce qui change la lecture de sa situation. Ce n'est pas un athlète qui aurait rejoint le pays en pleine crise, mais un joueur installé de longue date, dont la carrière s'y déroulait déjà.

Pourquoi le ministère a laissé faire

Une décision au cas par cas

Amélie Oudéa-Castéra met en avant un équilibre : des principes clairs, mais appliqués en tenant compte de la situation individuelle de chaque athlète. Dans le dossier Da Costa, l'ancienneté de sa présence en Russie et l'absence de choix opportuniste après février 2022 ont été pris en considération. Plutôt qu'une règle automatique, c'est une appréciation au cas par cas qui a prévalu.

Le hockey, un sport aux débouchés limités

Le contexte propre au hockey sur glace a aussi joué. La Fédération française de hockey sur glace (FFHG), qui n'avait pas fixé de règle spécifique sur ce point, a sollicité l'intervention du ministère pour pouvoir sélectionner Stéphane Da Costa. Sa logique : peu de championnats dans le monde offrent aux joueurs l'occasion d'évoluer au plus haut niveau. Pour un sport où les meilleurs débouchés se comptent sur les doigts d'une main, écarter un joueur du calibre de Da Costa reviendrait à se priver d'une ressource rare. Cette spécificité a été reconnue.

La cohérence avec la ligne du CIO

C'est l'argument de fond. La ministre a tenu à s'aligner sur la position du Comité International Olympique (CIO), qui distingue les athlètes selon leurs liens avec le pouvoir russe. L'idée : ne pas pénaliser les sportifs qui ne soutiennent pas le conflit en Ukraine et qui n'entretiennent aucun lien avec le régime. Amélie Oudéa-Castéra indique avoir pu échanger personnellement avec Stéphane Da Costa et constater qu'il n'a jamais soutenu l'invasion. Cette neutralité affichée a ouvert la voie à sa sélection par la FFHG.

Ce que cela dit du sport français

Au-delà du seul cas Da Costa, cette décision illustre une ligne de crête que les autorités sportives doivent tenir depuis 2022 : maintenir une fermeté de principe vis-à-vis du conflit, sans transformer chaque athlète en symbole par défaut. La distinction posée par le CIO — séparer l'individu du régime — sert ici de boussole. Elle permet de justifier un traitement différencié, au cas par cas, plutôt qu'une exclusion mécanique.

Pour la France, l'enjeu est aussi sportif. Le hockey sur glace tricolore se bat régulièrement pour préserver sa place parmi l'élite mondiale, comme l'a montré le maintien de l'équipe de France dans l'élite du Championnat du monde de hockey. Dans ce contexte, pouvoir compter sur un joueur de l'envergure de Da Costa n'est pas anodin : chaque cadre expérimenté pèse, comme on l'a vu lorsque la sélection a affiché sa détermination à terminer le Mondial en beauté face à l'Allemagne. Plus largement, le sujet rejoint la trajectoire d'une équipe nationale qui a su passer de la lutte pour le maintien à l'affrontement des meilleures nations.

En résumé

Le retour de Stéphane Da Costa en équipe de France repose sur trois piliers : une décision prise au cas par cas, la reconnaissance des spécificités du hockey sur glace, et une volonté de cohérence avec les règles du CIO. Installé en Russie bien avant la guerre et n'ayant jamais soutenu l'invasion, le joueur a pu convaincre de sa neutralité. Résultat : le ministère n'a pas fait opposition, et la FFHG peut de nouveau compter sur l'un de ses meilleurs éléments pour représenter la France sur la scène internationale.

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