Les supporters de l’OM ont suivi le match Marseille-Atalanta à bord du Belem
Imaginez vivre une demi-finale européenne de l'OM non pas dans un bar du Vieux-Port, mais en pleine mer Méditerranée, sur le pont d'un trois-mâts centenaire. C'est l'expérience qu'ont vécue Yassine et Houari, deux supporters marseillais embarqués à bord du Belem , qui ont suivi le match aller

Imaginez vivre une demi-finale européenne de l'OM non pas dans un bar du Vieux-Port, mais en pleine mer Méditerranée, sur le pont d'un trois-mâts centenaire. C'est l'expérience qu'ont vécue Yassine et Houari, deux supporters marseillais embarqués à bord du Belem, qui ont suivi le match aller Marseille-Atalanta Bergame relié au monde par un simple câble HDMI et un wifi capricieux. Récit d'une soirée hors normes, où la passion du foot s'est mêlée à l'aventure maritime.
Une soirée pas comme les autres pour les supporters de l'OM
Tout commence dans le port du Pirée, en Grèce. Sur le pont du Belem, l'ambiance monte d'un cran. Drapeau de Marseille déployé, Yassine et Houari affichent fièrement leurs couleurs. Les deux hommes font partie des seize « éclaireurs » sélectionnés par la Caisse d'Épargne pour participer à une traversée de douze jours, transformant un simple voyage en mer en aventure mémorable.
Le défi, ce soir-là, n'est pas mince : suivre un match de Ligue Europa au milieu des flots. Après une journée agitée en mer Tyrrhénienne, le navire finit par s'arrêter pour permettre à l'équipage et aux passagers de profiter de la rencontre. Une télé de fortune, branchée à la va-vite, et une connexion internet aléatoire suffisent à recréer la ferveur d'un stade. L'excitation, elle, est bien réelle.
Le Belem, un navire chargé d'histoire
Pour comprendre la portée symbolique de cette soirée, il faut connaître le décor. Le Belem est un voilier trois-mâts français, l'un des plus anciens encore en navigation. Construit à la fin du XIXe siècle, ce navire-école est aujourd'hui un monument historique flottant, fidèle ambassadeur du patrimoine maritime du pays. Le voir accueillir des supporters de l'OM autour d'un écran improvisé donne à l'événement une saveur particulière.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la Caisse d'Épargne a choisi ce voilier pour son opération. Le Belem avait un rendez-vous bien plus grand encore : ramener la flamme olympique en France pour les Jeux de Paris 2024. Pour Yassine et Houari, suivre leur équipe à son bord ajoutait donc une dimension presque historique à la passion sportive.
Un pronostic partagé, des émotions divergentes
Avant le coup d'envoi, les deux supporters ne partagent pas le même état d'esprit. Houari se veut confiant : pour lui, l'OM doit prendre l'avantage à domicile et aborder le match retour avec une longueur d'avance. Yassine, plus prudent, préfère observer l'engouement des fans venus de toute la France soutenir l'équipe, sans s'avancer sur le score.
Cette rencontre, l'OM l'aborde dans un contexte chargé d'attentes. Le club marseillais avait déjà séduit son public lors de son parcours européen, comme l'illustrent les près de trois millions de téléspectateurs réunis devant OM-Benfica sur M6. La ferveur autour de l'épopée européenne dépassait largement les frontières du Vélodrome.
De la déception à l'explosion de joie
Le match, lui, tient toutes ses promesses en intensité. L'Atalanta Bergame ouvre le score, et la déception s'abat un instant sur le pont du Belem. Mais l'espoir renaît vite : l'OM se procure une occasion dangereuse, puis Chancel Mbemba égalise, déclenchant une véritable explosion de joie au milieu de la Méditerranée. Cris, accolades, drapeaux brandis : les supporters vivent chaque action comme s'ils y étaient.
La fin de soirée laisse pourtant un goût d'inachevé. Plusieurs occasions manquées par les Marseillais et une décision arbitrale annulant un but viennent doucher l'enthousiasme. La frustration prend le pas sur l'euphorie. Mais sur un trois-mâts en pleine mer, même la déception se vit autrement.
Vivre l'ambiance d'un stade de football au milieu de la Méditerranée : une expérience que ces deux supporters n'oublieront pas de sitôt.
Des passionnés aux souvenirs exceptionnels
Quel que soit le résultat, Yassine et Houari repartent avec un souvenir rare. Ils ont vibré, crié, soutenu leur équipe avec une intensité que peu de supporters peuvent revendiquer. Suivre une demi-finale européenne à bord d'un navire centenaire reste une aventure à part, qui marque autant que le match lui-même.
Avant de retrouver la terre ferme pour assister à la demi-finale retour, les deux hommes ont encore un rôle à jouer. Ils participeront au retour de la flamme olympique en France, à bord de ce même Belem. De quoi clôturer en beauté une expérience où l'amour du maillot croise l'histoire et l'aventure.
À retenir
- L'événement : seize supporters, dont Yassine et Houari, ont suivi le match aller OM-Atalanta Bergame à bord du voilier Belem, en pleine Méditerranée.
- Le déroulé : l'Atalanta ouvre le score, Chancel Mbemba égalise pour Marseille, mais des occasions manquées et un but annulé laissent un sentiment d'inachevé.
- Le symbole : le Belem, navire-école centenaire et monument historique, devait ensuite ramener la flamme olympique en France pour les Jeux de Paris 2024.
- L'opération : une initiative de la Caisse d'Épargne, qui a sélectionné seize « éclaireurs » pour cette traversée de douze jours.
Cette soirée illustre la ferveur particulière qui entoure l'Olympique de Marseille, un club dont la dimension populaire dépasse le seul terrain. Une passion que l'on retrouve dans les attentes des supporters et des observateurs, à l'image des attentes exprimées par Jean-Louis Gasset avant ce duel face à l'Atalanta, ou encore des comparaisons régulières avec l'Olympique de Marseille glorieux de 1993. Sur le Belem comme au Vélodrome, l'OM continue de faire vibrer ses fidèles bien au-delà des résultats.
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