Syssy et Khalil remportent le titre de champions de France 2024 en breakdance
Le breakdance français tient ses nouveaux souverains. Lors des championnats de France 2024, Syssy chez les femmes et Khalil chez les hommes ont décroché le titre national, confirmant leur statut de figures de proue de la danse urbaine hexagonale. Une consécration qui tombe au meilleur moment : à

Le breakdance français tient ses nouveaux souverains. Lors des championnats de France 2024, Syssy chez les femmes et Khalil chez les hommes ont décroché le titre national, confirmant leur statut de figures de proue de la danse urbaine hexagonale. Une consécration qui tombe au meilleur moment : à quelques mois des Jeux olympiques de Paris 2024, où le breaking fait son entrée historique au programme.
Deux sacres pour le break tricolore
La compétition, disputée un samedi, a couronné deux danseurs déjà bien connus du circuit. Syssy s'est imposée chez les b-girls, Khalil chez les b-boys. Pour l'un comme pour l'autre, ce n'était pas une première : tous deux ajoutent une nouvelle ligne à un palmarès national déjà fourni.
Au-delà du trophée, ces deux titres ont une saveur particulière. Ils interviennent au seuil d'une saison clé, celle qui doit décider de la composition de l'équipe de France pour les premiers Jeux olympiques de l'histoire à intégrer le breaking. Être champion·ne de France à ce moment précis, c'est aborder la course à la qualification avec un statut de favori·te et une confiance renforcée.
Le breaking, discipline olympique à Paris 2024
Pour bien comprendre l'enjeu, un rappel s'impose. Le breaking — terme officiel du breakdance dans le monde sportif — fait son apparition aux Jeux olympiques pour la première fois à Paris 2024. Les athlètes y sont appelés b-boys et b-girls et s'affrontent en duels (les fameux « battles ») jugés sur la technique, la créativité, la musicalité et la prise de risque.
Cette entrée au programme olympique change la dimension de la discipline. Ce qui relevait surtout de la culture hip-hop et des compétitions indépendantes accède d'un coup à la plus grande scène sportive mondiale. Pour la France, pays organisateur et terre historique du break, l'enjeu est double : performer chez soi et faire rayonner une danse née dans la rue.
Syssy confirme sa domination chez les femmes
À seulement seize ans, Syssy s'est déjà installée parmi les meilleures b-girls françaises. Avec ce nouveau sacre, elle confirme son rang de numéro un dans l'Hexagone et impose son style à une génération qui monte vite.
La concurrence n'était pourtant pas un détail. En finale, Syssy a dû écarter b-girl Zouza pour s'emparer du titre. La compétition réunissait d'autres danseuses de premier plan, à l'image de b-girl Sarah Bee, elle aussi engagée dans la quête d'une place pour les Jeux et qui a terminé sur le podium. Sya Dembélé, l'une des références du break féminin français, a également pris part à l'événement.
Ce titre offre à Syssy un tremplin idéal avant le premier grand rendez-vous de la route vers la qualification olympique. Elle s'y présentera avec l'étiquette de championne de France et l'ambition de se mesurer aux meilleures danseuses du monde sous les couleurs tricolores.
Khalil au sommet chez les hommes
Chez les hommes, Khalil — de son nom complet Khalil Chabouni — a fait parler son expérience. Danseur reconnu et déjà titré au niveau national, il signe ici un nouveau sacre qui assoit sa suprématie sur le break masculin français.
Là encore, le parcours n'a pas été un long fleuve tranquille. Khalil a notamment dû composer avec la présence de b-boy Damani, frère aîné de Sya Dembélé et adversaire redoutable. Le titre récompense donc une vraie performance face à un plateau relevé.
Pour la suite, le champion garde les yeux rivés sur les tournois internationaux de qualification, étapes obligées pour décrocher un ticket olympique. Chaque battle compte désormais : c'est là que se joue l'accès aux Jeux, et Khalil entend bien y défendre ses chances jusqu'au bout.
Ce que ces titres changent pour la suite
Un titre de champion de France, dans le contexte d'une année olympique, ne se résume pas à un trophée. Il s'agit d'un signal envoyé à la concurrence et d'un atout psychologique avant les échéances qui comptent vraiment : les tournois de qualification où se distribuent les places pour Paris 2024.
Le système olympique du breaking repose sur un nombre limité de billets, attribués au fil d'une série d'épreuves internationales. Arriver dans cette séquence en tant que champion·ne national·e, c'est partir avec un capital confiance précieux, sans pour autant garantir quoi que ce soit : tout se rejoue à chaque compétition.
À retenir : Syssy et Khalil sont sacrés champions de France 2024 de breaking. Leurs titres interviennent à l'orée d'une saison décisive pour la qualification aux Jeux olympiques de Paris 2024, première édition à inscrire le breaking au programme.
Une discipline en plein essor
Au-delà de ces deux noms, c'est tout un mouvement qui gagne en visibilité. Le break français, longtemps porté par des collectifs et une culture de la scène, s'offre une vitrine inédite avec les Jeux. Les performances de Syssy et Khalil illustrent la profondeur du vivier hexagonal, où plusieurs danseur·se·s se disputent déjà les premières places.
Cette dynamique s'inscrit dans un calendrier sportif chargé pour la France en 2024. À l'image d'autres disciplines qui préparent leur rendez-vous olympique, le breaking entre dans une logique de haut niveau exigeante. On peut le rapprocher d'autres parcours nationaux marquants de la saison, comme le sacre de Jordan Sarrou, champion de France de VTT pour la deuxième fois, ou des préparatifs olympiques côté tennis de table avec la paire Alexis Lebrun et Jianan Yuan, sélectionnée en double mixte pour les Jeux de 2024.
Pour suivre l'ensemble de cette aventure olympique à domicile, la diffusion s'organise aussi du côté des écrans : la plateforme Max, lancée avec Eurosport pour diffuser les Jeux olympiques 2024, fait partie des nouveautés à connaître pour ne rien manquer des épreuves, breaking compris.
Reste désormais à transformer l'essai. Champions de France à domicile, Syssy et Khalil incarnent les espoirs tricolores d'une discipline qui s'apprête à vivre ses tout premiers Jeux. La route vers Paris 2024 commence, et elle passe par eux.
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