Fabien Gilot aurait préféré Basile Boli pour allumer la flamme olympique
Fabien Gilot n'a pas boudé son plaisir en portant la torche dans les rues de Marseille, mais il l'a dit sans détour : pour allumer le premier chaudron des Jeux de Paris 2024, il aurait préféré voir une figure du sport plutôt que le rappeur Jul. Et le nom qui lui est venu spontanément ? Basile Boli,

Fabien Gilot n'a pas boudé son plaisir en portant la torche dans les rues de Marseille, mais il l'a dit sans détour : pour allumer le premier chaudron des Jeux de Paris 2024, il aurait préféré voir une figure du sport plutôt que le rappeur Jul. Et le nom qui lui est venu spontanément ? Basile Boli, le buteur le plus célèbre de l'histoire de l'OM. Voici le contexte de cette petite phrase qui résume bien un débat marseillais très vif.
Ce qui s'est passé à Marseille
Le mercredi, sur le Vieux-Port, le tout premier chaudron des Jeux Olympiques 2024 a été embrasé devant une foule immense. Pour cet honneur, l'organisation a choisi Jul, star du rap français et symbole de la fierté locale. Un choix populaire, mais aussi un choix qui a surpris : pourquoi un artiste plutôt qu'un sportif pour ce geste si chargé de symbolique olympique ?
Le lendemain, jeudi, le relais de la flamme a continué de serpenter dans la cité phocéenne. Parmi les porteurs de torche figurait Fabien Gilot, champion olympique de natation avec le relais 4x100 m nage libre à Londres en 2012. C'est à cette occasion qu'il est revenu sur la cérémonie de la veille et sur le choix du rappeur.
Ce qu'a dit Fabien Gilot
Loin de tomber dans la polémique, le nageur a d'abord défendu le choix de Jul, qu'il considère comme légitime au regard de son ancrage marseillais.
« C'est quelqu'un qui incarne Marseille et qui a une résonance énorme, surtout quand on voit qu'il a vendu ses places de concert en 10 minutes pour le Stade de France et au Vélodrome. Qu'il porte la flamme, je trouve ça tout à fait normal. Qu'on l'aime ou non, c'est un tout autre débat, mais j'aurais par contre choisi un sportif pour le chaudron. »
La nuance est importante : Gilot n'a rien contre Jul comme porteur de flamme. Sa réserve porte précisément sur le chaudron, ce geste final qu'il aurait aimé confier à une figure du sport.
Pourquoi Basile Boli ?
Interrogé sur la personnalité qu'il aurait choisie, Gilot a cité Basile Boli, qu'il qualifie d'icône marseillaise. Le choix n'a rien d'anodin dans cette ville. Boli reste à jamais associé au plus beau souvenir de l'Olympique de Marseille : c'est lui qui a inscrit, d'un coup de tête, l'unique but de la finale de la Ligue des champions 1993, offrant à l'OM la victoire (1-0) face à l'AC Milan et le seul sacre européen d'un club français.
Confier le chaudron à un tel symbole, c'était, dans l'esprit de Gilot, relier la flamme à l'histoire sportive de la ville et au sentiment d'appartenance que partagent les Marseillais. Un raisonnement que beaucoup d'amateurs de sport peuvent comprendre.
Sport ou culture : un vrai débat
La sortie de Fabien Gilot illustre une question qui a traversé tout le parcours de la flamme : faut-il célébrer le territoire et sa culture, ou rester fidèle à la dimension purement sportive de l'olympisme ? Les organisateurs ont visiblement assumé un casting éclectique, mêlant sportifs, artistes et personnalités issues de la société civile, à l'image des choix qui ont rythmé le relais un peu partout en France.
Cette diversité a d'ailleurs été l'une des marques de fabrique de l'événement, comme l'a montré le choix très commenté de Ludovic Franceschet, l'éboueur devenu star de TikTok, ou encore la manière dont l'arrivée de la flamme a été suivie, puisque des millions de téléspectateurs ont regardé son arrivée en direct sur TF1 et France 2.
À retenir
- Le fait : Fabien Gilot, porteur de la torche à Marseille, aurait préféré qu'un sportif allume le chaudron plutôt que le rappeur Jul.
- Sa position : il valide pleinement Jul comme porteur de flamme, mais réserve le geste du chaudron à une figure du sport.
- Son choix : Basile Boli, icône de l'OM et buteur de la finale de la Ligue des champions 1993 face à l'AC Milan (1-0).
- L'enjeu : un débat récurrent entre célébration culturelle d'un territoire et fidélité à l'esprit sportif de l'olympisme.
Au-delà de l'anecdote, cette préférence rappelle combien la flamme olympique cristallise les émotions, comme on a pu le voir tout au long de cette cérémonie chargée d'émotion. À Marseille, le sport et la culture ont chacun voulu leur part de lumière — et Fabien Gilot, lui, n'a pas caché son camp.
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