Pierre-Emerick Aubameyang ému aux larmes lors de son retour à l’OM
Au coup de sifflet final, Pierre-Emerick Aubameyang n'a pas pu retenir ses larmes. L'attaquant de l'Olympique de Marseille venait de voir s'envoler le rêve d'une finale européenne, balayé par l'Atalanta Bergame en demi-finale de la Ligue Europa. Pour celui qui avait porté l'OM tout au long de cette

Au coup de sifflet final, Pierre-Emerick Aubameyang n'a pas pu retenir ses larmes. L'attaquant de l'Olympique de Marseille venait de voir s'envoler le rêve d'une finale européenne, balayé par l'Atalanta Bergame en demi-finale de la Ligue Europa. Pour celui qui avait porté l'OM tout au long de cette campagne, l'émotion était à la hauteur de l'enjeu manqué. Voici ce qui s'est joué ce soir-là, et pourquoi cette image a autant marqué les supporters marseillais.
Ce qui s'est passé ce soir-là
Le scénario a été cruel. Après un match aller équilibré, conclu sur un score de parité (1-1), l'OM abordait le retour avec tous ses espoirs intacts. Mais l'Atalanta Bergame a déroulé son football, s'imposant largement (0-3) et envoyant Marseille au tapis. Le cumul des deux confrontations ne laissait aucune issue : la finale s'éloignait, définitivement.
Pour Aubameyang, omniprésent dans le parcours marseillais, la sentence a été difficile à digérer. Le buteur, habitué à porter son équipe, s'est retrouvé spectateur impuissant d'une élimination qu'il n'a pas vu venir avec cette ampleur. Au moment où l'arbitre a sifflé la fin de la rencontre, les caméras l'ont saisi en larmes, le visage marqué par la déception.
Un attaquant au sommet de sa compétition
Si la déception a été si vive, c'est aussi parce qu'Aubameyang vivait une saison européenne référence. Sur l'édition 2023-2024 de la Ligue Europa, il a terminé meilleur buteur de la compétition avec dix réalisations. Une performance qui dit tout du rôle moteur qu'il a tenu dans la course marseillaise.
Plus fort encore : avec un total de trente-quatre buts inscrits dans cette épreuve au fil de sa carrière, l'attaquant gabonais est devenu le meilleur buteur de l'histoire de la Ligue Europa. Un record qui place le joueur de l'OM dans une catégorie à part et qui rendait l'élimination d'autant plus amère. Difficile, quand on domine ainsi statistiquement une compétition, d'accepter de s'arrêter aux portes de la finale.
Cette régularité devant le but n'est pas passée inaperçue à l'échelle nationale non plus. Quelques mois plus tard, Aubameyang verra son rendement récompensé lorsqu'il sera sacré meilleur joueur africain de Ligue 1 avec le prix Marc-Vivien Foé, confirmation d'une saison pleine sur tous les tableaux.
Pourquoi ces larmes pesaient si lourd
Les larmes d'un sportif de ce calibre traduisent rarement une simple déception passagère. Pour Aubameyang, cette demi-finale ravivait un souvenir précis. Cinq ans plus tôt, sous le maillot d'Arsenal, il avait disputé une finale de Ligue Europa face à Chelsea, conclue sur une lourde défaite (1-4). L'occasion de tourner la page semblait enfin se présenter avec Marseille.
Y revenir, et échouer une nouvelle fois si près du but, donnait à cette élimination une dimension personnelle. On comprend mieux, dès lors, pourquoi le coup de sifflet a déclenché autant d'émotion : ce n'était pas seulement une finale manquée avec l'OM, mais aussi un rendez-vous avec sa propre histoire qui se dérobait.
Voir un joueur de ce niveau pleurer sur la pelouse rappelle que, derrière les statistiques et les records, le football reste d'abord une affaire d'émotions brutes.
À retenir
- L'événement : Pierre-Emerick Aubameyang a fondu en larmes après l'élimination de l'OM en demi-finale de la Ligue Europa.
- Le résultat : défaite 0-3 au retour contre l'Atalanta Bergame, après un match aller conclu 1-1.
- Sa saison : meilleur buteur de l'édition 2023-2024 de la Ligue Europa avec dix buts.
- Son record : meilleur buteur de l'histoire de la compétition, avec trente-quatre réalisations.
- Le contexte : cinq ans après une finale perdue avec Arsenal face à Chelsea (1-4).
Le parcours européen de l'OM en toile de fond
Cette campagne marseillaise restera comme l'une des plus marquantes de ces dernières saisons en Coupe d'Europe. Avant d'affronter l'Atalanta, l'OM avait écarté des adversaires de renom, dans des soirées électriques au Vélodrome. Les supporters avaient notamment vibré lors du quart de finale retour face à Benfica, un de ces rendez-vous européens où le stade marseillais a poussé son équipe vers le tour suivant.
Cette qualification spectaculaire avait d'ailleurs été précédée d'une attente fébrile, alimentée par les déclarations et dernières nouvelles autour du choc OM-Benfica. Autant d'étapes qui avaient fait grimper l'espoir d'un titre continental, et qui rendent l'arrêt brutal en demi-finale d'autant plus frustrant.
Et après ?
Une élimination de ce type laisse forcément des traces, mais elle n'efface pas le bilan d'ensemble. Aubameyang a prouvé qu'il restait, à un âge où beaucoup déclinent, l'un des finisseurs les plus efficaces du continent. La saison européenne s'achève sur une déception, mais aussi sur des records personnels qui resteront.
Pour l'OM, l'enjeu était double : retrouver une place sur la scène européenne et construire autour de son buteur. Les larmes du soir de la défaite disent surtout l'attachement et l'ambition. Reste à transformer cette frustration en moteur pour les saisons suivantes, et à offrir à un joueur de ce calibre la finale qui, ce soir-là, lui a échappé.
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