Nick Cassidy excelle à Berlin avec une victoire en double, suivi de Jean-Éric Vergne en deuxième place
Sur le tracé atypique de l'aéroport de Tempelhof, le premier des deux E-Prix de Berlin a tourné à l'avantage de Nick Cassidy . Parti tout au fond de la grille, le Néo-Zélandais a remonté tout le peloton pour s'imposer, devant Jean-Éric Vergne , deuxième, et Oliver Rowland, troisième. Une course de

Sur le tracé atypique de l'aéroport de Tempelhof, le premier des deux E-Prix de Berlin a tourné à l'avantage de Nick Cassidy. Parti tout au fond de la grille, le Néo-Zélandais a remonté tout le peloton pour s'imposer, devant Jean-Éric Vergne, deuxième, et Oliver Rowland, troisième. Une course de remontada typique de la Formule E, où la gestion de l'énergie compte autant que la vitesse pure. Voici ce qu'il faut retenir et pourquoi ce résultat pèse lourd au championnat.
À retenir. Nick Cassidy gagne le premier E-Prix de Berlin en partant de la 21e place et prend la tête du championnat (121 points). Jean-Éric Vergne finit deuxième et Oliver Rowland troisième. La seconde manche du week-end se court le dimanche à partir de 15 heures, en direct sur la chaîne L'Équipe.
Cassidy, de la dernière ligne à la victoire
Tout sauf un scénario écrit d'avance. Nick Cassidy s'élançait de la 21e place sur la grille, autrement dit depuis l'arrière du plateau. Sur la plupart des circuits, un tel handicap condamne à la figuration. Pas en Formule E, et surtout pas à Berlin.
Le pilote a profité des deux interventions de la voiture de sécurité pour se replacer, grignoter des positions et se retrouver en embuscade au bon moment. À trois tours de l'arrivée, il a pris la tête, puis a creusé l'écart pour franchir la ligne avec une avance confortable d'environ 4,6 secondes sur son poursuivant. Une marge inhabituelle dans une discipline où les arrivées se jouent le plus souvent à quelques dixièmes.
Pourquoi les remontées sont possibles en Formule E
Si une telle remontée surprend, elle s'explique. La Formule E impose à chaque pilote une quantité d'énergie limitée pour boucler la course. Tout l'art consiste à dépenser cette réserve au bon moment plutôt qu'à attaquer en permanence. Rester dans le peloton, profiter de l'aspiration et économiser sa batterie permet souvent de fondre sur les leaders en fin d'épreuve. Les neutralisations, qui regroupent le peloton, redistribuent encore les cartes. Cassidy a coché toutes ces cases.
Vergne, une deuxième place arrachée
Derrière le vainqueur, Jean-Éric Vergne a signé une belle performance avec sa DS-Penske. Le double champion du monde de la discipline a bataillé aux avant-postes tout en surveillant sa consommation d'énergie, un exercice d'équilibriste permanent. Sous la pression d'Oliver Rowland (Nissan), il a tenu bon jusqu'au drapeau à damier pour conserver sa deuxième place, le Britannique complétant le podium.
Pour le Français, ce résultat compte double : il consolide sa saison et confirme que la monoplace française reste capable de viser le podium, dans un contexte qui n'a pas toujours été simple pour l'équipe — un sujet que nous avons abordé dans l'analyse de la situation critique de DS et Jean-Éric Vergne.
Un classement général rebattu
Au-delà du podium, c'est la lutte pour le titre qui a basculé. Grâce à sa victoire, Nick Cassidy prend la tête du championnat avec un total de 121 points, devançant désormais Pascal Wehrlein (Porsche), pointé cinquième avec 112 points. Quelques unités séparent les prétendants : à ce stade de la saison, chaque course peut redessiner la hiérarchie.
Jean-Éric Vergne, lui, reste en embuscade. Sa deuxième place le maintient dans le haut du tableau, à la sixième position avec 83 points. L'écart avec le sommet n'a rien d'insurmontable, surtout avec une seconde manche à disputer dès le lendemain sur le même circuit.
Les positions clés de la course
| Position | Pilote | Écurie |
|---|---|---|
| 1er | Nick Cassidy | Jaguar |
| 2e | Jean-Éric Vergne | DS-Penske |
| 3e | Oliver Rowland | Nissan |
| 9e | Sacha Fenestraz | Nissan |
Un week-end difficile pour les autres Français
Tous les tricolores n'ont pas connu la même réussite. Sacha Fenestraz a sauvé l'essentiel en accrochant deux points à la neuvième place, malgré une casse sur son aileron avant en fin de course. Un résultat précieux quand on sait que rien n'était garanti.
Pour les autres, la journée a viré au cauchemar. Norman Nato (Andretti) a été victime d'une crevaison très tôt, ce qui a ruiné toute chance de jouer les premiers rôles. Son coéquipier Jake Dennis, champion en titre, n'a même pas pu repartir après une crevaison à l'avant droit. Une journée à oublier pour le clan Andretti, qui devra vite tourner la page.
Ce qu'il faut suivre pour la suite
Le week-end berlinois n'est pas terminé. La seconde course du double rendez-vous se dispute le dimanche à partir de 15 heures, en direct sur la chaîne L'Équipe. Sur un même tracé, deux manches consécutives offrent rarement le même déroulé : la grille, la stratégie énergétique et la météo peuvent tout changer d'un jour à l'autre.
Trois questions se posent. Cassidy parviendra-t-il à confirmer son leadership et à creuser l'écart sur Wehrlein ? Vergne peut-il viser la victoire pour se relancer pleinement au championnat ? Et Andretti saura-t-il effacer une journée noire ? Réponses dimanche, sur une piste qui, la veille, a déjà prouvé qu'aucun verdict n'y est jamais acquis avant le dernier tour.
Pour les amateurs de sport au-delà de la Formule E, le week-end est riche : retrouvez aussi nos décryptages côté football avec la situation tendue de Jean-Louis Gasset et de l'OM, et côté rugby avec les confidences de Jeremy Davidson après la victoire contre La Rochelle.
À lire aussi
Pouvoir d’achat : pourquoi l’inflation ralentit mais que tout semble encore cher
« L’inflation baisse », entend-on. Pourtant, à la caisse, l’addition reste salée. Ce paradoxe a une explication simple, souvent mal comprise : ralentissement de l’inflation ne veut pas dire baisse des prix. Décryptage, et pistes concrètes pour reprendre la main sur son budget.
Canicules à répétition : pourquoi les étés deviennent de plus en plus extrêmes
Vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces, plus intenses : les étés changent de visage. Décryptage des mécanismes en jeu — réchauffement climatique, dômes de chaleur, îlots urbains — et de la façon dont villes et habitants tentent de s’adapter.
Ozan Kabak forfait pour l’Euro suite à sa rupture du ligament croisé du genou droit
Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup



