Une équipe de football belge, le RWDM Molenbeek, propriété de John Textor, est reléguée en deuxième division
Le RWDM Molenbeek, club historique du football belge passé sous le contrôle de l'homme d'affaires américain John Textor, est officiellement relégué en deuxième division. Tout juste revenu dans l'élite après de longues années d'absence, le club bruxellois n'a pas réussi à s'y maintenir et

Le RWDM Molenbeek, club historique du football belge passé sous le contrôle de l'homme d'affaires américain John Textor, est officiellement relégué en deuxième division. Tout juste revenu dans l'élite après de longues années d'absence, le club bruxellois n'a pas réussi à s'y maintenir et redescendra d'un étage la saison prochaine. Un coup dur pour ses supporters, mais aussi un revers symbolique pour le modèle de propriété multiclubs que Textor déploie à travers l'Europe.
Ce qui s'est passé
Le scénario est cruel. Lors de la dernière journée de championnat, un simple match nul aurait suffi au RWDM pour accrocher les barrages et conserver une chance de sauver sa place dans l'élite. Au lieu de cela, l'équipe s'est inclinée sur le score de 0-2 face à Eupen, pourtant lanterne rouge du classement. Cette défaite, au pire moment, a scellé le sort du club.
Ce dernier match n'a fait que confirmer une tendance installée depuis plusieurs mois. Entre la fin de l'année et le printemps, le RWDM Molenbeek a traversé une longue période noire, enchaînant les contre-performances : trois matchs nuls et onze défaites sur cette séquence. Une dynamique aussi lourde laisse peu de marge dans un championnat où chaque point compte.
À retenir
- Le fait : le RWDM Molenbeek est relégué en deuxième division belge après une seule saison dans l'élite.
- Le déclic : une défaite 0-2 contre Eupen lors de l'ultime journée, alors qu'un nul suffisait à viser les barrages.
- Le contexte : une série noire de trois nuls et onze défaites sur la deuxième partie de saison.
- Le propriétaire : l'Américain John Textor, déjà présent dans plusieurs clubs européens.
Qui est John Textor, le propriétaire
Au-delà du résultat sportif, cette relégation attire l'attention parce qu'elle touche un club détenu par John Textor. Cet investisseur américain s'est fait connaître dans le football européen par sa stratégie dite « multiclubs » : plutôt que de miser sur une seule équipe, il a constitué un portefeuille de plusieurs formations sous une même bannière, l'idée étant de mutualiser les moyens, de faire circuler les joueurs et de partager une certaine vision du jeu.
Le RWDM Molenbeek est l'un des maillons de cet ensemble. L'objectif affiché lors de la reprise du club était clair : ramener cette institution bruxelloise dans l'élite, puis l'y installer durablement. La première partie du pari a été tenue, avec une montée saluée par les supporters. La seconde, le maintien, a échoué dès la première saison. Le décalage entre l'ambition et le résultat rend ce revers d'autant plus visible.
Ce que signifie concrètement une relégation
Descendre d'une division n'est jamais une simple ligne dans un classement. Pour un club, les conséquences se ressentent à plusieurs niveaux, et elles conditionnent souvent la suite du projet.
Sur le plan financier
La deuxième division offre des revenus nettement inférieurs à ceux de l'élite : droits télévisés réduits, exposition moindre, billetterie et partenariats généralement en baisse. Pour un propriétaire investisseur, cela signifie un retour sur investissement repoussé et un budget à recalibrer.
Sur le plan sportif
La relégation fragilise l'effectif. Les meilleurs éléments d'une équipe descendante sont souvent courtisés par des clubs restés dans l'élite, et les retenir devient un défi. À l'inverse, attirer des recrues de qualité est plus difficile à l'échelon inférieur. Conserver une ossature compétitive est donc le premier chantier d'un club qui veut remonter vite.
Sur le plan humain
Il y a enfin la dimension émotionnelle. Pour un club doté d'une longue histoire et d'un public fidèle, une descente touche à l'identité même. Le soutien des supporters peut alors devenir un atout précieux pour reconstruire, à condition que la direction maintienne un cap clair.
Et maintenant ?
La direction du RWDM Molenbeek a fait savoir qu'elle prendrait le temps d'analyser les causes de cet échec avant de fixer ses nouveaux objectifs. C'est une étape logique : comprendre ce qui a flanché, qu'il s'agisse du recrutement, des choix tactiques, de la profondeur d'effectif ou de la gestion des moments décisifs, est la condition d'un rebond crédible.
Le club devra ensuite avancer sur deux fronts en parallèle. D'abord conserver ses cadres et limiter l'hémorragie de talents qui accompagne souvent une descente. Ensuite recruter intelligemment, en visant des profils adaptés à l'exigence d'un championnat de deuxième division, plus dense et parfois plus rugueux qu'on ne l'imagine. Beaucoup de clubs y restent piégés plus longtemps que prévu : remonter immédiatement n'a rien d'automatique.
Reste l'essentiel : transformer ce revers en point de départ plutôt qu'en début de descente aux enfers. Avec un public mobilisé, un projet redéfini et des moyens cohérents, le RWDM Molenbeek a les ressources pour viser un retour rapide dans l'élite. Encore faudra-t-il que la saison à venir confirme, sur le terrain, les leçons tirées de celle qui s'achève.
Dans l'actualité du sport
Le football continue par ailleurs de se réinventer en coulisses, comme le montre le rapprochement entre Apple et la Fifa pour repenser l'expérience du football. Et le sport ne se résume pas au ballon rond : du côté du basket, Rudy Gobert estime que les Wolves peuvent devenir une équipe défensive exceptionnelle, tandis qu'en tennis, Rafael Nadal a franchi le premier tour à Madrid sans se cacher de sa surprise.
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