Danielle Collins atteint les demi-finales du tournoi WTA 1000 de Rome pour la première fois de sa carrière
Danielle Collins a atteint, pour la première fois de sa carrière, les demi-finales du tournoi WTA 1000 de Rome. En quart de finale, l'Américaine a écarté l'ancienne numéro un mondiale Victoria Azarenka en deux sets (6-4, 6-3), confirmant la forme étourdissante qui fait d'elle l'une des grandes

Danielle Collins a atteint, pour la première fois de sa carrière, les demi-finales du tournoi WTA 1000 de Rome. En quart de finale, l'Américaine a écarté l'ancienne numéro un mondiale Victoria Azarenka en deux sets (6-4, 6-3), confirmant la forme étourdissante qui fait d'elle l'une des grandes histoires de la saison sur terre battue. À 30 ans, et alors qu'elle a annoncé son intention de mettre un terme à sa carrière en fin d'année, Collins continue de repousser ses limites.
Ce qu'il faut retenir
- L'exploit : Collins se qualifie pour la première fois en demi-finale d'un WTA 1000 à Rome, en battant Victoria Azarenka 6-4, 6-3.
- La dynamique : elle reste sur une série de 19 victoires en 20 matchs, sa seule défaite récente étant concédée à Aryna Sabalenka à Madrid.
- L'enjeu : en demi-finale, elle retrouve justement Sabalenka, alors numéro deux mondiale.
- Le contexte : Collins joue cette saison libérée, après avoir annoncé qu'elle prendrait sa retraite à la fin de l'année.
Un quart de finale maîtrisé face à Azarenka
Affronter Victoria Azarenka n'a rien d'anodin. La Biélorusse, double lauréate de l'Open d'Australie et ancienne numéro un mondiale, reste une référence de combativité sur le circuit. Collins ne lui a pourtant pas laissé le temps de s'installer dans le match.
Solide au service, agressive en fond de court, l'Américaine a déroulé son tennis offensif pour s'imposer en deux manches, 6-4, 6-3. Une victoire nette, sans set concédé, qui en dit long sur la confiance qui l'habite en ce printemps. C'est précisément ce mélange de puissance et de constance qui lui permet, à Rome, de franchir un cap qu'elle n'avait jamais atteint sur le Foro Italico.
Une saison de rupture pour l'Américaine
Le parcours romain de Collins ne sort pas de nulle part. Il s'inscrit dans la meilleure séquence de sa carrière. Au mois de mars, elle a remporté le prestigieux WTA 1000 de Miami, l'un des plus grands titres en dehors des tournois du Grand Chelem. Deux semaines plus tard, elle ajoutait le WTA 500 de Charleston, sur terre battue verte cette fois.
Ces résultats l'ont propulsée dans le top 20 mondial, autour de la 15e place au moment du tournoi de Rome. Une dynamique d'autant plus remarquable qu'elle s'est construite dans un contexte personnel particulier : Collins a révélé souffrir de douleurs chroniques liées à l'endométriose, l'une des raisons qui l'ont poussée à programmer sa retraite. Loin de la freiner, cette décision semble l'avoir libérée d'un poids et lui permet d'aborder chaque match avec une forme de liberté.
Une série de résultats impressionnante
Les chiffres résument l'ampleur de sa séquence. Sur ses vingt derniers matchs, Collins en a remporté dix-neuf. Sa seule défaite récente, elle l'a concédée à Aryna Sabalenka, à Madrid, juste avant Rome. Autrement dit, l'Américaine n'a quasiment plus perdu depuis des semaines, et chaque tour franchi nourrit un peu plus sa confiance.
Depuis le début de la saison, elle approche les 28 victoires sur le circuit principal. À ce rythme, elle se rapproche de son meilleur total de victoires en une seule année, atteint en 2021. Pour une joueuse qui a annoncé sa dernière saison, le symbole est fort : elle ne s'éteint pas, elle culmine.
Une ascension fulgurante au classement
La progression au classement WTA suit la même courbe. En janvier, Collins pointait autour de la 69e place mondiale. Au moment de Rome, elle figure dans le top 15, et une nouvelle qualification lui permettrait de grimper encore, possiblement jusqu'aux abords du top 12 lors de la mise à jour suivante.
Elle se rapproche ainsi de son meilleur classement en carrière, la 7e place obtenue en 2022, l'année où elle avait atteint la finale de l'Open d'Australie. Tout indique qu'elle pourrait clore sa carrière au sommet de son art, à un niveau bien supérieur à ce que beaucoup imaginaient quelques mois plus tôt.
Le défi Sabalenka en demi-finale
Pour aller plus loin, Collins doit franchir l'obstacle le plus relevé qui soit : Aryna Sabalenka. Numéro deux mondiale, la Biélorusse arrive à Rome après une finale disputée à Madrid et reste l'une des frappeuses les plus redoutables du circuit. C'est aussi la seule joueuse à avoir battu Collins lors de sa récente série, ce qui ajoute une dimension de revanche à l'affiche.
Le duel s'annonce explosif entre deux joueuses au jeu très offensif, qui cherchent toutes deux à prendre l'ascendant le plus tôt possible dans l'échange. Du côté du tableau, la demi-finale de Collins se déroule en parallèle de l'autre carré final, où l'on retrouve les meilleures mondiales : Iga Swiatek figure parmi les favorites du tournoi, comme le confirme sa qualification pour les demi-finales aux dépens de Madison Keys.
Rome, un tournoi qui sacre les références
Atteindre le dernier carré d'un Masters 1000 romain n'a rien d'anodin. Sur le tableau masculin, le tournoi a vu défiler les plus grands, à l'image du retour scruté de légendes du circuit lors de cette édition, comme l'illustrait la qualification de Nadal et le retour en douceur de Djokovic. Pour Collins, se hisser à ce stade revient donc à se mesurer à l'élite, dans l'un des rendez-vous les plus prestigieux de la saison sur terre battue.
Et après Rome ?
Au-delà du tournoi italien, l'enjeu pour Collins est double. Sportivement, chaque victoire améliore son classement à l'approche de Roland-Garros, où elle pourrait arriver parmi les têtes de série. Symboliquement, cette tournée sur terre battue ressemble à un tour d'honneur anticipé pour une joueuse décidée à profiter pleinement de sa dernière année.
Sa rivalité avec d'autres Américaines reste par ailleurs l'un des fils rouges de la saison, comme l'a montré sa finale perdue face à Madison Keys à Strasbourg. Quoi qu'il advienne ensuite, le parcours de Collins à Rome restera une étape marquante d'une saison hors norme.
En bref
Pour la première fois, Danielle Collins atteint les demi-finales du WTA 1000 de Rome, portée par une série de dix-neuf victoires en vingt matchs et une ascension spectaculaire au classement. Face à Aryna Sabalenka, elle joue gros : une place en finale, mais aussi la confirmation qu'elle quittera le circuit au sommet. Une histoire à suivre de près, et qui a connu son épilogue romain lorsque Sabalenka s'est imposée pour rejoindre la finale face à Swiatek.
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