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Julian Alaphilippe renoue avec la victoire en s’imposant lors de la 12e étape du Giro

Julian Alaphilippe est de retour. Le 16 mai 2024, le Français a remporté la 12e étape du Giro d'Italia, longue de Martinsicuro à Fano, au terme d'un long raid en solitaire. Une victoire qui met fin à près d'un an sans succès et qui lui ouvre les portes d'un cercle très fermé : celui des coureurs

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julian alaphilippe renoue avec la victoire en s'imposant lors de la 12e étape du giro. découvrez son exploit sur les routes du tour d'italie.
julian alaphilippe renoue avec la victoire en s'imposant lors de la 12e étape du giro. découvrez son exploit sur les routes du tour d'italie.

Julian Alaphilippe est de retour. Le 16 mai 2024, le Français a remporté la 12e étape du Giro d'Italia, longue de Martinsicuro à Fano, au terme d'un long raid en solitaire. Une victoire qui met fin à près d'un an sans succès et qui lui ouvre les portes d'un cercle très fermé : celui des coureurs vainqueurs d'étape sur les trois Grands Tours. Voici le récit de cette journée et ce qu'elle dit de la trajectoire du double champion du monde.

Comment Alaphilippe a gagné cette 12e étape

Le scénario est limpide et fait la beauté du cyclisme : un coureur qui prend les devants, ose, et tient jusqu'au bout. Alaphilippe glisse dans l'échappée du jour, accompagné notamment de l'Italien Mirco Maestri. Plutôt que de jouer la prudence, le Français durcit la course et profite de la dernière difficulté du parcours pour fausser compagnie à ses compagnons d'échappée.

Une fois seul en tête, il ne se retourne plus. Sa marge lui permet de gérer les derniers kilomètres et de franchir la ligne à Fano les bras levés, savourant un succès qu'il attendait depuis longtemps. Une échappée victorieuse de bout en bout, c'est l'exercice le plus exigeant et le plus gratifiant : il faut le punch pour partir, l'intelligence de course pour choisir le bon moment, et le mental pour résister seul face au peloton.

Une victoire qui met fin à une longue disette

Le contexte donne tout son relief à ce succès. Avant Fano, Alaphilippe restait sur près d'une année sans la moindre victoire. Pour un coureur habitué aux premiers rôles, double champion du monde et longtemps porteur du maillot jaune sur le Tour de France, cette traversée du désert pesait lourd.

Quelques jours plus tôt, sur la 6e étape de ce même Giro, le Français avait déjà montré qu'il retrouvait le bon niveau : il s'était classé deuxième, battu au sprint par l'Espagnol Pelayo Sanchez. La frustration de cette deuxième place a sans doute nourri la détermination affichée sur la route de Fano. Cette fois, Alaphilippe n'a laissé aucune place au doute.

Un premier Giro déjà marquant

Autre élément qui rend ce succès particulier : il s'agit de la première participation d'Alaphilippe au Tour d'Italie. S'imposer dès sa première découverte de la course rose, sur un terrain qu'il ne connaissait pas, en dit long sur sa capacité d'adaptation. Le Français aborde habituellement les Grands Tours par les classiques et le Tour de France ; le voir briller en Italie élargit encore son champ d'action.

Le club très fermé des trois Grands Tours

En levant les bras à Fano, Alaphilippe a réalisé un accomplissement qui restera dans son palmarès : il a désormais gagné au moins une étape sur chacun des trois Grands Tours — le Tour de France, le Tour d'Espagne et le Giro d'Italia. C'est un cercle restreint, réservé aux coureurs capables de s'exprimer sur des terrains très différents, d'un pays à l'autre, d'une logique de course à l'autre.

Cette polyvalence est la marque de fabrique d'Alaphilippe. Sur les côtes des Ardennes, dans les bordures, sur les puncheurs des étapes vallonnées ou dans une échappée longue distance comme à Fano, il sait varier les registres. C'est précisément ce qui rend sa présence dans le peloton si difficile à anticiper pour ses adversaires.

Ce que cette victoire change pour la suite

Au-delà du résultat, ce succès a une portée psychologique. Renouer avec la gagne libère un coureur, restaure la confiance et confirme que le travail effectué porte ses fruits. Pour Alaphilippe, l'objectif d'un Giro comme celui-ci n'est pas le classement général : son terrain de jeu, ce sont les étapes piégeuses où une échappée peut aller au bout. Avec cette première victoire, il a déjà réussi sa course.

Reste à voir s'il transformera l'essai sur les étapes suivantes. La fin du Giro réserve toujours des routes propices aux baroudeurs, à condition de bien choisir le bon jour et la bonne échappée. Et l'on sait combien la météo et le profil peuvent rebattre les cartes au fil des trois semaines de course, comme l'a illustré la 16e étape perturbée par le mauvais temps. D'autres rendez-vous techniques attendaient aussi le peloton, à l'image du contre-la-montre de la 14e étape, un exercice très différent où chacun roule seul contre le chrono.

À retenir

  • L'événement : Julian Alaphilippe a gagné la 12e étape du Giro 2024, entre Martinsicuro et Fano, en solitaire.
  • Le geste : une attaque dans le final, après une échappée lancée avec Mirco Maestri, pour finir seul en tête.
  • Le symbole : il met fin à près d'un an sans victoire et rejoint le club des coureurs vainqueurs d'étape sur les trois Grands Tours.
  • Le bonus : c'était sa toute première participation au Giro, et il s'était classé deuxième de la 6e étape quelques jours plus tôt.

Alaphilippe, un puncheur à part dans le peloton

Ce succès s'inscrit dans la continuité d'une carrière construite sur l'audace. Là où beaucoup de coureurs se spécialisent — sprinteurs, grimpeurs, rouleurs —, Alaphilippe a toujours refusé les cases. Il aime les courses ouvertes, les profils accidentés, les finals qui récompensent l'instinct plus que les watts purs.

On l'avait déjà vu accrocher de beaux résultats en début de saison, signe que la forme revenait, comme lors de ce prologue où il avait terminé troisième. La victoire de Fano confirme que la machine est relancée. Et dans un cyclisme moderne souvent dominé par des leaders ultra-réguliers tel que Tadej Pogačar sur les classiques ardennaises, il reste précieux de voir un puncheur offensif rappeler que le panache paie encore.

En résumé, la 12e étape du Giro 2024 restera comme un beau moment de renaissance pour Julian Alaphilippe. Une échappée maîtrisée, un final tranché, et un palmarès qui s'enrichit d'une nouvelle ligne marquante. De quoi aborder la suite de la course rose avec un appétit retrouvé.

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