Elena Rybakina continue son parcours à Roland-Garros en triomphant de la joueuse belge Elise Mertens
Solide, précise, implacable. Elena Rybakina a écarté Elise Mertens au troisième tour de Roland-Garros en deux sets (6-4, 6-2) et en une heure et sept minutes. La Kazakhe file en huitièmes de finale, avec l’assurance tranquille d’une joueuse qui sait où elle va. Prochain obstacle : Elina Svitolina

Solide, précise, implacable. Elena Rybakina a écarté Elise Mertens au troisième tour de Roland-Garros en deux sets (6-4, 6-2) et en une heure et sept minutes. La Kazakhe file en huitièmes de finale, avec l’assurance tranquille d’une joueuse qui sait où elle va. Prochain obstacle : Elina Svitolina ou Ana Bogdan. L’objectif est limpide : s’installer dans la seconde semaine et, au minimum, égaler son meilleur résultat parisien — les quarts de finale.
Un match maîtrisé de bout en bout
Le plan de Rybakina a été clair dès l’échauffement : prendre de vitesse, verrouiller sa mise en jeu et dicter l’échange. Face à une Mertens réputée pour sa régularité, la Kazakhe a imposé un tempo supérieur. Le premier set (6-4) se gagne au mental et à l’initiative, Rybakina installant son coup droit comme mètre étalon de l’échange et refusant les filières trop longues.
Le second acte (6-2) confirme la tendance. Rybakina avance d’un pas, entre dans le court, enchaîne les premières balles et appuie sa relance. Mertens tente de varier, mais l’ascendant est net. La différence se fait sur la qualité de la première balle et la capacité de la Kazakhe à terminer le point tôt, sans se désunir quand la Belge rallonge l’échange.
Au final, une victoire sans frayeur, construite sur une agressivité contrôlée et une lecture propre des moments chauds.
Ce que cette victoire change pour la suite
Vous connaissez la règle parisienne : survivre à la première semaine, c’est ouvrir la porte des grandes ambitions. Battue au troisième tour l’an passé, Rybakina efface ce souvenir et s’offre un plateau bien plus intéressant. L’entrée en huitièmes de finale signifie plus d’air, plus de temps pour ajuster, et l’occasion de valider son évolution sur terre.
À ce stade, tout compte. Le rythme des matches, la confiance sur les points importants, la capacité à tenir la ligne de fond sans surjouer. Rybakina n’a pas eu à forcer son talent pour écarter Mertens, un signe encourageant pour la suite du tournoi, traditionnellement plus rude en intensité et en densité d’adversaires.
Pour mesurer ses ambitions et la trajectoire de son jeu ces derniers mois, relisez notre éclairage sur sa gestion des échanges et sa recherche d’une agressivité plus patiente à Paris : Rybakina vise plus de patience dans les échanges.
Le prochain défi : Svitolina ou Bogdan
Le tableau lui propose désormais Elina Svitolina ou Ana Bogdan. Deux profils, deux types de pièges.
Face à Svitolina, l’enjeu se déplace sur le territoire de la rigueur et de la couverture de terrain. Il faudra accepter de construire, d’attendre la bonne balle, de défendre juste quand il le faut — puis de frapper juste au moment clé. Contre Bogdan, la clé sera plutôt de maintenir l’initiative et d’étouffer le contre adverse par la longueur et la qualité de la première balle.
Dans les deux cas, la ligne directrice reste la même : tenir son service, imposer la première accélération, et conserver un ratio risques/récompenses maîtrisé. Rybakina a l’arsenal pour le faire. À Paris, ce sont souvent les choix entre deux balles “bonnes” qui font la différence.
Les clés de la performance
Trois points ressortent de ce troisième tour :
- Le service, en fondation. Un pourcentage de points gagnés sur première balle très élevé et peu de points donnés en début d’échange. Cela libère les frappes derrière.
- Le coup droit, en gouvernail. Quand Rybakina l’installe croisé, la ligne droite s’ouvre presque naturellement. La Belge a rarement pu la déloger de sa zone de confort.
- La relance, plus agressive. Position avancée en retour, intention immédiate pour neutraliser le premier schéma de Mertens. Résultat : des jeux de retour rapidement menaçants.
Cette combinaison — service qui pique, frappes lourdes, retours qui prennent le temps de réaction — est sa signature. Reste à la doser quand la pression monte et que l’adversaire ferme les angles. Un axe de progression qu’elle avait déjà identifié : plus de patience dans les échanges, sans renoncer à l’initiative.
Repères et contexte
Roland-Garros, ce n’est pas un tournoi comme les autres. Entre les conditions parfois lourdes, une terre battue exigeante et des journées à rallonge, la gestion du temps et de l’énergie compte autant que la qualité des frappes. Cette année, l’organisation a multiplié les initiatives pour fluidifier l’expérience. À lire pour comprendre le cadre dans lequel évoluent les joueuses : les nouvelles initiatives autour du tournoi.
Et si vous cherchez des repères sur le niveau pur de Rybakina face aux toutes meilleures, souvenez-vous de sa capacité à hausser le ton sur dur et en indoor, notamment face à des références du circuit. Exemple marquant : son succès face à Iga Swiatek à Stuttgart, qui dit beaucoup de sa puissance de feu et de sa lucidité dans les moments chauds.
La dynamique est lancée, à confirmer
Vous l’avez constaté aujourd’hui : la mécanique est huilée. Rybakina joue vite, mais elle joue juste. Elle est entrée dans le tournoi sans se disperser, avec des matches qui construisent sa confiance étape par étape. Le danger, à ce stade, est double : s’enflammer et précipiter, ou au contraire se crisper et reculer d’un mètre. La bonne voie se trouve entre les deux — celle qu’elle a suivie contre Mertens.
La seconde semaine dira si cette maîtrise s’étend aux duels plus fermés, quand l’adversaire impose ses séquences et enferme les zones. C’est là qu’on jauge la capacité à basculer d’un plan A puissant à un plan B patient.
À retenir
- Victoire expresse d’Elena Rybakina au 3e tour face à Elise Mertens : 6-4, 6-2, en 1 h 07.
- Qualification pour les huitièmes de finale et cap sur la seconde semaine.
- Adversaire à venir : Elina Svitolina ou Ana Bogdan.
- Cap à tenir : maintenir l’initiative sans précipiter, avec un service en pilier et un coup droit directeur.
- Ambition affichée : au moins les quarts de finale, son meilleur résultat à Paris.
À lire aussi
Pouvoir d’achat : pourquoi l’inflation ralentit mais que tout semble encore cher
« L’inflation baisse », entend-on. Pourtant, à la caisse, l’addition reste salée. Ce paradoxe a une explication simple, souvent mal comprise : ralentissement de l’inflation ne veut pas dire baisse des prix. Décryptage, et pistes concrètes pour reprendre la main sur son budget.
Canicules à répétition : pourquoi les étés deviennent de plus en plus extrêmes
Vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces, plus intenses : les étés changent de visage. Décryptage des mécanismes en jeu — réchauffement climatique, dômes de chaleur, îlots urbains — et de la façon dont villes et habitants tentent de s’adapter.
Ozan Kabak forfait pour l’Euro suite à sa rupture du ligament croisé du genou droit
Sale coup pour la Turquie à l’approche de l’Euro. Ozan Kabak, défenseur central, doit déclarer forfait après une rupture du ligament croisé du genou droit. Touché lors du nul amical contre l’Italie (0-0), il a quitté la pelouse sur civière. Verdict sans appel : fin de tournoi avant même le coup



