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Les baies d’Alger : comment Hassen Ferhani a-t-il réalisé ce film ?

Comment Hassen Ferhani a-t-il réalisé Les baies d’Alger ? La réponse tient moins à une recette technique qu’à une manière de filmer : une caméra patiente, posée au plus près des lieux et des gens, qui laisse le réel se déployer plutôt que de le mettre en scène. C’est la signature

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découvrez les coulisses du film 'les baies d'alger' et le processus de création de hassen ferhani dans cette captivante exploration documentaire.
découvrez les coulisses du film 'les baies d'alger' et le processus de création de hassen ferhani dans cette captivante exploration documentaire.

Comment Hassen Ferhani a-t-il réalisé Les baies d’Alger ? La réponse tient moins à une recette technique qu’à une manière de filmer : une caméra patiente, posée au plus près des lieux et des gens, qui laisse le réel se déployer plutôt que de le mettre en scène. C’est la signature du cinéaste algérien depuis ses débuts, et c’est cette méthode qu’il faut comprendre pour saisir comment ce film a pris forme.

Dans cet article, nous remettons l’œuvre dans le parcours de son auteur, nous expliquons la façon de travailler qui caractérise Hassen Ferhani, et nous précisons ce que l’on peut dire — et ce que l’on ne sait pas encore — de ce projet tourné autour d’Alger.

Qui est Hassen Ferhani, et pourquoi sa méthode compte

Hassen Ferhani est l’un des documentaristes algériens les plus remarqués de sa génération. On lui doit notamment Dans ma tête un rond-point, tourné dans l’immense abattoir d’Alger, et 143 rue du Désert, portrait d’une femme tenant un café isolé au bord d’une route du Sahara. Ces deux films ont circulé dans de nombreux festivals internationaux et ont installé son nom au-delà des frontières algériennes.

Comprendre sa méthode est la clé pour répondre à la question du titre. Car chez Ferhani, le « comment » d’un film ne se résume pas à un scénario écrit à l’avance : il se construit dans la durée, sur le terrain, au contact d’un lieu et de ceux qui l’habitent.

Un cinéma de l’observation

Le réalisateur appartient à une tradition du documentaire dite d’observation. Concrètement, cela veut dire qu’il s’installe, qu’il attend, qu’il filme longuement, et qu’il accepte que ce soit la réalité — et non un récit imposé — qui guide le film. Les plans sont souvent fixes ou lents. Le temps n’est pas un obstacle : il est la matière même de son cinéma.

La proximité avec les personnes filmées

Sa force tient à la relation qu’il tisse avec ses sujets. Avant de filmer, il prend le temps de connaître les lieux et les visages. Cette confiance se voit à l’écran : les personnes ne « jouent » pas, elles vivent devant la caméra. C’est ce qui donne à ses documentaires leur sincérité et cette impression d’assister à des instants vrais, jamais fabriqués.

« Les baies d’Alger » : ce que l’on peut dire du projet

Comme son titre l’indique, le film se rattache à Alger et à son rapport à la mer. La capitale algérienne s’ouvre sur une large baie en arc de cercle ; le rivage, le port, la lumière et la relation entre la ville et l’eau font partie de l’imaginaire algérois depuis toujours. Choisir ce décor, c’est filmer un territoire que l’auteur connaît intimement, lui qui a déjà fait d’Alger le cœur de plusieurs de ses films.

Sur ce point, il faut rester précis et honnête : les détails exhaustifs du film — durée, distribution festivalière complète, fiche technique — ne sont pas tous établis publiquement de façon fiable. Plutôt que d’inventer des chiffres ou des récompenses, nous nous en tenons à ce qui est cohérent avec la démarche connue du cinéaste et avec le sujet annoncé. C’est aussi cela, « un regard différent sur l’information » : préférer une information juste à une information complète mais hasardeuse.

Une méthode au service d’un lieu

Si l’on transpose la façon de travailler de Ferhani à ce projet, on devine la logique de fabrication : repérer longuement un endroit d’Alger lié à la mer, y revenir, capter la lumière et les rythmes, écouter ceux qui fréquentent le rivage. Le film naît alors moins d’un plan de tournage rigide que d’une présence prolongée sur place. C’est ainsi que ses documentaires précédents ont été construits, et rien n’indique qu’il ait changé de boussole.

Le rôle du texte et du regard

Autour de ce film a aussi circulé un travail d’accompagnement écrit, signé Nadia Agsous, qui prolonge la réflexion sur l’œuvre. Cette rencontre entre l’image et le texte est précieuse : elle aide le spectateur à mettre des mots sur ce que la caméra montre sans le commenter. Chez Ferhani, le sens n’est jamais asséné ; il se construit dans le regard de celui qui reçoit le film.

À retenir

  • Une méthode avant une recette : Hassen Ferhani filme par l’observation, dans la durée, au plus près des lieux et des gens.
  • Un auteur installé : ses films précédents, Dans ma tête un rond-point et 143 rue du Désert, ont fait le tour des festivals.
  • Un décor familier : Alger et son rapport à la mer, un territoire qu’il connaît et qu’il a déjà filmé.
  • La prudence des faits : on s’en tient à ce qui est sûr, sans inventer de dates, de prix ni de citations.

Pour aller plus loin

Le lien entre Alger et ses paysages ne s’arrête pas au rivage. Pour prolonger la balade autour de la capitale, lisez notre reportage sur la forêt de Bouchaoui, un havre de paix à vingt kilomètres d’Alger, qui montre une autre facette des lieux qui entourent la ville.

Et si vous suivez l’actualité au-delà du cinéma, retrouvez nos décryptages des grands rendez-vous du moment, du parcours de Thomas Chirault à la Coupe du monde de Shanghai au troisième titre d’Iga Swiatek au tournoi de Rome.

Questions fréquentes

Qui a réalisé « Les baies d’Alger » ?

Le film est l’œuvre du cinéaste algérien Hassen Ferhani, documentariste reconnu pour son approche d’observation et son attachement à Alger.

Comment travaille Hassen Ferhani ?

Par une présence longue sur le terrain, des plans patients et une relation de confiance avec les personnes filmées. Il laisse le réel se révéler plutôt que de le mettre en scène.

Quels sont ses autres films marquants ?

Dans ma tête un rond-point, tourné dans l’abattoir d’Alger, et 143 rue du Désert, portrait d’une tenancière de café au bord d’une route saharienne, comptent parmi ses titres les plus remarqués.

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