Jay Hindley rempile chez Bora-Hansgrohe après sa victoire au Giro 2022
Jay Hindley reste fidèle à Bora-Hansgrohe. Le grimpeur australien, premier vainqueur de son pays sur le Giro d’Italia grâce à son succès en 2022, a prolongé son engagement avec la formation allemande. Une décision logique pour un coureur que l’équipe considère comme l’un de ses

Jay Hindley reste fidèle à Bora-Hansgrohe. Le grimpeur australien, premier vainqueur de son pays sur le Giro d’Italia grâce à son succès en 2022, a prolongé son engagement avec la formation allemande. Une décision logique pour un coureur que l’équipe considère comme l’un de ses atouts pour les grands tours, et qui s’apprête à jouer un rôle de premier plan aux côtés de Primoz Roglic.
Ce qu’il faut retenir
- Jay Hindley, vainqueur du Tour d’Italie 2022, a prolongé son contrat avec Bora-Hansgrohe.
- L’Australien est annoncé comme l’un des principaux lieutenants de Primoz Roglic, leader de l’équipe pour le classement général.
- Bora-Hansgrohe a également reconduit le jeune Allemand Florian Lipowitz, illustrant une stratégie tournée vers les grimpeurs et les espoirs.
Une prolongation qui confirme son statut
En décidant de poursuivre l’aventure avec Bora-Hansgrohe, Jay Hindley scelle une relation déjà solide. C’est sous ce maillot qu’il a connu le tournant de sa carrière, en remportant le Giro 2022. Ce succès l’a fait passer du statut d’outsider à celui de coureur de référence sur les courses de trois semaines.
Pour l’équipe dirigée par Ralph Denk, conserver un vainqueur de grand tour n’a rien d’anodin. Les coureurs capables de tenir un classement général sur la durée sont rares, et ils constituent la colonne vertébrale d’une formation ambitieuse. La prolongation traduit donc une confiance réciproque : Hindley croit au projet, l’équipe croit en lui.
Pour le coureur, la continuité a aussi sa valeur. Rester dans un environnement qu’il connaît — encadrement, méthodes d’entraînement, équipiers — lui permet de bâtir sur des bases stables plutôt que de repartir de zéro ailleurs. Dans un sport où l’alchimie au sein du groupe compte autant que les watts, ce n’est pas un détail.
Un rôle de lieutenant aux côtés de Roglic
L’arrivée de Primoz Roglic chez Bora-Hansgrohe a redessiné la hiérarchie interne. Le Slovène, quadruple vainqueur de la Vuelta et coureur parmi les plus titrés du peloton, s’impose naturellement comme le leader désigné pour les classements généraux. Dans ce schéma, Hindley est appelé à devenir l’un de ses lieutenants de confiance, notamment en montagne.
Le rôle peut sembler moins glorieux qu’une casquette de leader, mais il est essentiel. Sur les étapes décisives, un équipier de la trempe d’un vainqueur de Giro vaut de l’or : il sait dérouler un effort dans les cols, contrôler la course, protéger son leader des attaques et l’emmener le plus loin possible avant les explications finales. Peu d’équipes peuvent aligner un ancien vainqueur de grand tour en simple soutien.
Pour Hindley, accepter ce statut sur le Tour de France n’empêche pas les ambitions personnelles. Les grands tours offrent toujours des occasions — échappées, étapes de montagne, opportunités si le leader connaît un coup d’arrêt. L’Australien aura l’occasion de montrer ses qualités de grimpeur tout en servant le collectif.
Bora-Hansgrohe mise sur les grimpeurs et la jeunesse
La prolongation de Hindley ne s’est pas faite seule. L’équipe a également annoncé la reconduction de Florian Lipowitz, jeune Allemand passé par le biathlon avant de se tourner vers le cyclisme. Son potentiel sur les courses par étapes en fait l’un des profils d’avenir de la formation.
Ces deux signatures racontent une même intention : construire un effectif solide autour de coureurs capables de grimper et de tenir sur trois semaines. En combinant l’expérience d’un vainqueur de Giro, le statut de superstar de Roglic et la fraîcheur d’espoirs comme Lipowitz, Bora-Hansgrohe cherche à se donner les moyens de viser haut sur les plus grandes courses.
Cette logique d’effectif resserré autour de la montagne est aussi une réponse à la concurrence. Face aux armadas qui dominent les grands tours, aligner plusieurs cartes en altitude devient un avantage tactique majeur. Un leader fort entouré de lieutenants fiables peut faire la différence là où les courses se gagnent vraiment : dans les cols.
Ce que cela change pour la suite
Concrètement, cette prolongation offre de la visibilité à toutes les parties. Hindley sait où il va et peut planifier ses objectifs sereinement. L’équipe consolide son noyau dur pour les saisons à venir et envoie un message clair sur ses ambitions dans les grands tours.
Reste à transformer l’essai sur la route. Le Giro 2022 a prouvé que l’Australien savait gagner ; il s’agit désormais de confirmer dans un rôle parfois différent, où l’efficacité collective prime. Le cyclisme regorge de coureurs qui ont gagné gros une fois sans jamais retrouver ce niveau — et d’autres qui se sont réinventés en pièce maîtresse d’un collectif gagnant. Hindley a les cartes en main pour suivre la seconde voie.
Pour prolonger sur le cyclisme et les grands tours, vous pouvez relire le parcours de Julian Alaphilippe, vainqueur d’une étape du Giro, revenir sur l’abandon de Robert Gesink sur le Giro après une chute, ou découvrir comment Christophe Laporte a bouclé le Giro malgré sa blessure.
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