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Robert Gesink abandonne le Giro après une chute lors de la première étape

Le Néerlandais Robert Gesink ne verra pas l'arrivée de ce Giro d'Italia. Victime d'une chute lors de la première étape, le coureur de l'équipe Visma-Lease a Bike souffre d'une petite fracture à la main et n'a pas pris le départ de la deuxième étape. Pour ce grimpeur expérimenté de 37 ans, la course

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Robert Gesink abandonne le Giro après une chute lors de la première étape
Robert Gesink abandonne le Giro après une chute lors de la première étape

Le Néerlandais Robert Gesink ne verra pas l'arrivée de ce Giro d'Italia. Victime d'une chute lors de la première étape, le coureur de l'équipe Visma-Lease a Bike souffre d'une petite fracture à la main et n'a pas pris le départ de la deuxième étape. Pour ce grimpeur expérimenté de 37 ans, la course s'arrête donc dès les premiers kilomètres, avant même que la montagne n'entre vraiment en jeu.

Ce qui s'est passé

La chute est survenue au cours de la première étape de la compétition. Le choc a suffisamment endommagé la main de Gesink pour qu'une petite fracture soit diagnostiquée, blessure incompatible avec la poursuite d'un Grand Tour de trois semaines. Tenir un guidon, freiner dans les descentes, encaisser les pavés et les routes étroites du Giro avec une main fracturée relève de l'impossible : la décision a donc été prise par l'équipe avant le départ de la deuxième étape.

C'est ainsi que se termine, prématurément, le 23e Grand Tour de la carrière de Robert Gesink. Un dénouement cruel pour un coureur dont l'expérience devait justement servir dans les moments décisifs de la course.

Qui est Robert Gesink

À 37 ans, Robert Gesink fait partie des routiers les plus chevronnés du peloton. Grimpeur de métier, il s'est forgé une réputation sur les pentes les plus dures, capable de tenir un rythme élevé en haute montagne et de placer une accélération quand la route s'élève. Au fil des saisons, il a glissé du rôle de leader vers celui d'équipier de luxe : ce profil de coureur d'expérience, qui sait lire une course et gérer l'effort sur trois semaines, est précieux dans une formation qui vise le classement général.

Sa longévité parle d'elle-même. Vingt-trois départs sur les Grands Tours, c'est une carrière entière passée à servir des leaders et à affronter les routes les plus exigeantes du calendrier. C'est aussi ce qui rend cet abandon d'autant plus frustrant : il n'est pas dû à une défaillance physique, mais à un simple accident de course.

Un coup dur pour Visma-Lease a Bike

Au-delà du sort individuel de Gesink, c'est tout le dispositif de l'équipe Visma-Lease a Bike qui est touché. Sur ce Giro, le Néerlandais avait une mission claire : épauler le jeune Cian Uijtdebroeks, 21 ans, l'un des grands espoirs du cyclisme et le leader de la formation pour le classement général.

Dans un Grand Tour, le rôle d'un lieutenant expérimenté est loin d'être anecdotique. Il protège son leader dans le peloton, contrôle les bordures, gère le ravitaillement, donne le tempo dans les cols et offre un repère psychologique dans les moments difficiles. Perdre un tel équipier dès la première étape oblige l'équipe à réorganiser sa stratégie : les responsabilités se redistribuent sur les autres coureurs, et le jeune leader devra avancer sans l'un des relais d'expérience prévus pour le guider.

À retenir : Robert Gesink quitte le Giro dès la deuxième étape, sur petite fracture à la main consécutive à une chute. Pour Visma-Lease a Bike, c'est la perte d'un équipier d'expérience censé protéger son jeune leader Cian Uijtdebroeks tout au long des trois semaines de course.

Les chutes, marque de fabrique du début de Giro

Cet abandon illustre une réalité bien connue des suiveurs du cyclisme : les premiers jours d'un Grand Tour sont souvent les plus dangereux. Le peloton est compact, tout le monde se sent encore frais, les nerfs sont à vif et chacun veut se placer aux avant-postes. Routes étroites, mobilier urbain, virages serrés et tension permanente transforment ces étapes de plat en véritables champs de mines.

Le Giro de cette édition n'a pas échappé à la règle. Les chutes se sont multipliées dès le départ, touchant aussi bien les coureurs anonymes que les favoris. Même le grand favori a connu sa frayeur : Tadej Pogačar a survécu à une chute sans gravité avant la redoutable montée finale de la deuxième étape, preuve que personne n'est à l'abri. D'autres coureurs ont eux aussi dû lutter pour rester en course après leur propre frayeur, à l'image de Christophe Laporte, qui a terminé le Giro après avoir surmonté les séquelles de sa chute.

Quelles suites pour Gesink et l'équipe

Pour Robert Gesink, l'enjeu désormais est de soigner sa main et de retrouver le peloton sur les courses suivantes. Une fracture, même petite, impose du repos et une convalescence avant tout retour à la compétition. À son âge, chaque Grand Tour compte, et voir l'un d'eux s'achever sur une chute laisse forcément un goût amer.

Pour Visma-Lease a Bike, la course continue. Le Giro reste long, et trois semaines offrent de nombreuses occasions de rebondir : la formation peut s'appuyer sur ses autres atouts pour accompagner son jeune leader. La suite de l'épreuve, ponctuée de coups d'éclat et de retournements, montrera d'ailleurs que tout peut se jouer au fil des étapes — comme lorsque Julian Alaphilippe a renoué avec la victoire en s'imposant lors de la 12e étape. Le cyclisme reste ainsi fidèle à sa nature : un sport magnifique, mais impitoyable, où une seconde d'inattention peut faire basculer trois semaines d'efforts.

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