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Christophe Jakubyszyn choisi pour diriger la rédaction en chef de « Les Echos » avec le soutien unanime des journalistes

Christophe Jakubyszyn va prendre la tête de la rédaction des « Echos ». Le journaliste, jusqu’ici directeur de la rédaction de BFM Business, a été choisi pour devenir le nouveau directeur des rédactions du quotidien économique, à l’issue d’un vote interne organisé à bulletin secret. Fait notable,

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découvrez comment christophe jakubyszyn a été choisi à l'unanimité par les journalistes pour diriger la rédaction en chef de « les echos ».
découvrez comment christophe jakubyszyn a été choisi à l'unanimité par les journalistes pour diriger la rédaction en chef de « les echos ».

Christophe Jakubyszyn va prendre la tête de la rédaction des « Echos ». Le journaliste, jusqu’ici directeur de la rédaction de BFM Business, a été choisi pour devenir le nouveau directeur des rédactions du quotidien économique, à l’issue d’un vote interne organisé à bulletin secret. Fait notable, sa nomination a recueilli un soutien très large des journalistes du titre, qui disposaient pourtant d’un droit de veto. Voici ce qu’il faut comprendre de cette désignation et de ses enjeux.

Ce qu’il faut retenir

  • Qui : Christophe Jakubyszyn, journaliste passé par Le Monde, RMC, BFM TV, TF1 et BFM Business.
  • Quoi : sa désignation comme directeur des rédactions des « Echos ».
  • Comment : un vote des journalistes à bulletin secret, avec une large majorité en sa faveur.
  • Pourquoi c’est important : la rédaction disposait d’un droit de veto, qu’elle avait déjà exercé quelques mois plus tôt contre un autre projet de nomination.

Un vote largement favorable de la rédaction

La nomination a été tranchée par un scrutin interne. Sur les 251 journalistes consultés à bulletin secret, 213 ont pris part au vote, et une nette majorité s’est prononcée en faveur de Christophe Jakubyszyn, candidat soutenu par l’actionnaire. Selon la rédaction, 71 % des inscrits (soit environ 84 % des suffrages exprimés) ont approuvé la nomination, tandis qu’une faible minorité, de l’ordre de 8 % des inscrits, a voté contre.

Ce niveau d’adhésion n’est pas anodin. Dans la presse, l’arrivée d’un nouveau directeur de la rédaction se joue souvent entre l’actionnaire, qui propose, et la rédaction, qui peut contester. Ici, les deux camps se sont retrouvés sur un même nom, ce qui donne au futur directeur une légitimité rare au moment de prendre ses fonctions.

Un droit de veto déjà exercé par le passé

Pour mesurer la portée de ce vote, il faut rappeler le contexte. Aux « Echos », la rédaction bénéficie d’un accord d’indépendance éditoriale qui encadre la nomination de son directeur. Concrètement, les journalistes ne se contentent pas de donner un avis : ils disposent d’un véritable droit de veto.

Ce droit a déjà été utilisé. Quelques mois plus tôt, en septembre, un projet de nomination avait été bloqué par la rédaction, ouvrant une période de tension. La Société des Journalistes des « Echos » a d’ailleurs souligné que la sortie de crise n’aurait pas été possible « sans la détermination de la rédaction », ni « sans la volonté de l’actionnaire d’aborder le choix du directeur de la rédaction dans un esprit constructif ». L’ampleur du vote favorable prend donc tout son sens : après un veto, la rédaction valide cette fois clairement le candidat proposé.

Comment s’est déroulé le processus de désignation

La désignation est l’aboutissement d’un processus de recrutement engagé plusieurs mois plus tôt, piloté par le président du conseil de surveillance du journal, membre indépendant de cette instance. La procédure a respecté l’accord d’indépendance éditoriale du titre et s’est jouée en deux étapes principales.

  • Étape 1 — le conseil de surveillance. Réuni à la mi-avril, il devait valider la candidature, en y associant ses membres indépendants. Cette étape garantit que le choix ne repose pas sur la seule volonté de l’actionnaire.
  • Étape 2 — le vote des journalistes. La rédaction a ensuite voté à bulletin secret, avec la possibilité d’opposer son veto. C’est cette dernière étape qui a scellé la nomination.

Ce double filtre est précisément ce qui distingue les « Echos » de bien d’autres rédactions : l’actionnaire propose, mais ne peut pas imposer un directeur contre l’avis des équipes.

Qui est Christophe Jakubyszyn ?

Christophe Jakubyszyn arrive avec un parcours qui mêle presse écrite et audiovisuel, une double culture précieuse pour un quotidien engagé dans sa mue numérique. Diplômé de Sciences Po Paris et de l’ESSEC, il a d’abord travaillé pour la Commission européenne avant de rejoindre Le Monde dans les années 1990, où il a occupé plusieurs fonctions, du journalisme économique au journalisme politique.

Sa carrière l’a ensuite conduit vers l’audiovisuel. En 2008, il devient directeur de la rédaction de RMC et éditorialiste politique pour cette radio et pour BFM TV. De 2012 à 2019, il dirige le service politique de TF1. Plus récemment, il animait la matinale de BFM Business et dirigeait la rédaction de ce média économique. Cette trajectoire dans l’audiovisuel rappelle à quel point les modèles économiques des grands groupes médias sont scrutés, à l’image des évolutions de la dynamique publicitaire observée chez TF1.

C’est cette combinaison — la rigueur de la presse écrite et l’expérience de l’information en continu — qui est mise en avant pour expliquer le choix : un profil capable de parler aussi bien aux journalistes du quotidien qu’aux nouveaux usages numériques.

Quels enjeux pour « Les Echos » ?

Au-delà du nom, c’est une feuille de route qui se dessine. Dans sa réaction, le nouveau directeur a indiqué vouloir amplifier, aux côtés des journalistes, le « plan de transformation numérique » du titre et son affirmation « comme média de référence et de confiance ». Deux mots clés ressortent : numérique et confiance.

Cette orientation n’a rien de cosmétique. La presse économique est en première ligne face à la bascule vers le numérique, qu’il s’agisse des abonnements en ligne, des formats vidéo ou de l’exploitation des données. Les « Echos » multiplient d’ailleurs les expérimentations dans ce domaine, comme le montre leur travail autour de l’intelligence artificielle pour décrypter l’actualité en temps réel. Le défi du nouveau directeur sera de conjuguer cette modernisation avec la préservation de l’indépendance éditoriale, ce socle qui a justement permis aux journalistes de peser dans sa propre nomination.

Ce que dit cette nomination du métier

L’histoire des « Echos » illustre une tendance plus large dans les médias : le poids croissant des rédactions dans le choix de leurs dirigeants. Quand une équipe peut bloquer une nomination, puis en approuver une autre à une large majorité, c’est le signe d’un équilibre des pouvoirs assumé entre actionnaire et journalistes.

Pour le quotidien économique, l’enjeu dépasse la simple succession à la tête de la rédaction. Il s’agit de tenir une promesse double : rester un titre de référence sur l’économie, tout en accélérant sa transformation. La nomination de Christophe Jakubyszyn, validée à la fois par l’actionnaire et par les équipes, est présentée comme le point de départ de cette nouvelle étape. Reste désormais à transformer ce consensus de départ en résultats concrets, dans un secteur où l’attention du public et la confiance se gagnent chaque jour, à l’image d’autres trajectoires médiatiques très suivies comme celle de figures devenues virales sur les réseaux sociaux.

Questions fréquentes

Qui dirige désormais la rédaction des « Echos » ?

Christophe Jakubyszyn a été choisi comme nouveau directeur des rédactions du quotidien, à l’issue d’un vote interne des journalistes.

Pourquoi les journalistes ont-ils voté sur cette nomination ?

Aux « Echos », un accord d’indépendance éditoriale donne à la rédaction un droit de veto sur la nomination de son directeur. Les journalistes ont donc été consultés à bulletin secret et ont approuvé le candidat à une large majorité.

Quel est le parcours de Christophe Jakubyszyn ?

Diplômé de Sciences Po Paris et de l’ESSEC, il a travaillé pour la Commission européenne puis pour Le Monde, avant de diriger des rédactions dans l’audiovisuel : RMC, le service politique de TF1, puis BFM Business.

#christophe jakubyszyn#direction#journalistes#les echos#rédaction en chef

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