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Dijon remporte la Coupe de France en battant Strasbourg

La JDA Dijon a soulevé la Coupe de France en dominant la SIG Strasbourg au terme d'une finale longtemps indécise, basculée dans les dernières minutes. Pour les Bourguignons, c'est le deuxième trophée de leur histoire dans la compétition, et une éclaircie bienvenue au bout d'une saison compliquée

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dijon remporte la coupe de france en battant strasbourg, un exploit historique pour le club de football.
dijon remporte la coupe de france en battant strasbourg, un exploit historique pour le club de football.

La JDA Dijon a soulevé la Coupe de France en dominant la SIG Strasbourg au terme d'une finale longtemps indécise, basculée dans les dernières minutes. Pour les Bourguignons, c'est le deuxième trophée de leur histoire dans la compétition, et une éclaircie bienvenue au bout d'une saison compliquée pour les deux clubs. Voici l'essentiel de cette finale et ce qu'elle change pour Dijon.

Précision utile : malgré l'intitulé, il s'agit bien d'une finale de basket-ball. La Coupe de France de basket oppose chaque année les meilleures formations françaises, et c'est la JDA Dijon qui a eu le dernier mot face à Strasbourg.

Ce qu'il faut retenir

  • Vainqueur : la JDA Dijon, qui décroche son deuxième titre en Coupe de France.
  • Finaliste battu : la SIG Strasbourg, longtemps au contact avant de céder en fin de match.
  • Le tournant : un terrible « 15-0 » signé Dijon dans le money time, porté par des tirs à longue distance.
  • Le contexte : deux équipes en difficulté en Championnat qui se sont retrouvées en finale, preuve qu'une Coupe ne suit pas toujours la logique du classement.

Une finale longtemps indécise

Le scénario a tenu le public en haleine du premier au dernier quart-temps. La JDA a d'abord pris un léger ascendant au cours du deuxième quart-temps, sans parvenir à creuser un écart décisif. À chaque accélération dijonnaise, la SIG répondait, recollant patiemment au tableau d'affichage.

Le match a culminé dans une séquence offensive de très haute intensité en fin de troisième quart-temps, les deux équipes se rendant coup pour coup. À l'entame des dix dernières minutes, rien n'était joué : la finale s'annonçait comme un bras de fer jusqu'au bout.

Le money time qui fait tout basculer

Comme souvent dans les grandes finales, tout s'est décidé dans le « money time », ces dernières minutes où l'adresse et le sang-froid font la différence. Après une courte panne d'adresse collective en début de dernier quart-temps, Dijon a repris les commandes grâce à l'apport de Vitalis Chikoko et de Giovan Oniangue.

Strasbourg n'a pas baissé les bras et a réussi à revenir à hauteur, laissant entrevoir un dénouement haletant. C'est alors que la JDA a frappé le grand coup : en enchaînant trois paniers primés, Leyton Hammonds et Joshua Obiesie ont déclenché un impressionnant « 15-0 » qui a éteint d'un coup les espoirs alsaciens. En quelques possessions, l'écart s'est creusé pour de bon.

Une série de 15 points sans réponse dans le money time : c'est la séquence qui a scellé le sort de la finale et offert le trophée à Dijon.

Pourquoi le tir à trois points a fait la différence

Dans un match aussi serré, le tir à longue distance change tout : chaque panier primé vaut un point de plus qu'un tir classique et peut, en quelques secondes, transformer un écart d'un possession en un trou difficile à combler. C'est exactement ce qui s'est passé. Les trois tirs extérieurs consécutifs de Dijon n'ont pas seulement ajouté des points : ils ont brisé l'élan de Strasbourg, qui n'a plus jamais retrouvé le fil du match.

La réaction du coach dijonnais

Au coup de sifflet final, l'entraîneur de Dijon, Laurent Legname, a affiché sa fierté. Il a rappelé les difficultés traversées par son groupe tout au long de la saison, tout en saluant la persévérance et l'engagement de ses joueurs. Pour lui, ce titre récompense des efforts répétés et un collectif qui n'a rien lâché malgré un Championnat compliqué.

Ce que ce titre change pour Dijon

Avec cette victoire, la JDA Dijon sauve une saison jusqu'ici en demi-teinte sur le plan du Championnat. Ce deuxième trophée en Coupe de France vient s'ajouter au succès dijonnais en Leaders Cup en 2020, et confirme la capacité du club à se transcender dans les rendez-vous à élimination directe, là où la gestion des grands moments compte plus que la régularité.

Au-delà du prestige, une finale gagnée a aussi un effet concret : elle redonne de la confiance, ressoude un vestiaire et marque durablement l'histoire récente d'un club. Pour Dijon, ce titre restera un point d'appui pour la suite.

Pour Strasbourg, une déception à digérer

De l'autre côté, la SIG Strasbourg quitte cette finale avec des regrets. Longtemps au niveau, l'équipe alsacienne a craqué au pire moment, balayée par le coup d'accélérateur dijonnais. Reste à transformer cette défaite en leçon : se concentrer sur la fin de saison et tirer les enseignements d'une rencontre où le scénario s'est joué sur quelques minutes décisives.

Pour Strasbourg, l'enjeu est désormais de rebondir. Le club a déjà connu des épisodes mouvementés cette saison, comme l'illustre le feuilleton autour de son match face à Monaco en Betclic Élite, signe d'une année particulièrement agitée sur les parquets.

La Coupe de France, un rendez-vous à part

Cette finale rappelle que la Coupe de France a sa propre logique : un format à élimination directe où le classement compte moins que la forme du jour et la capacité à gérer la pression. C'est vrai dans tous les sports. La même magie de la Coupe traverse par exemple le handball, comme l'a montré la finale entre Nantes et le PSG, ou encore le football à l'étranger avec le sacre du Celtic en Coupe d'Écosse face aux Rangers. À chaque fois, le même ingrédient : une rencontre unique, sans match retour, où tout peut basculer en quelques minutes.

Pour Dijon, ces minutes-là tournent cette fois à son avantage. Et c'est tout ce qui restera : le nom de la JDA inscrit, pour la deuxième fois, au palmarès de la Coupe de France.

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