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Clarisse Crémer, navigatrice de L’Occitane en Provence, se dirige vers les Açores pour réparer son navire

Au beau milieu de l'Atlantique nord, la navigatrice Clarisse Crémer a dû prendre une décision aussi délicate que vitale : détourner son monocoque L'Occitane en Provence vers les Açores pour le réparer. En cause, une avarie majeure survenue pendant The Transat, la mythique course en solitaire

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découvrez l'aventure de clarisse crémer, navigatrice de l'occitane en provence, en route vers les açores pour réparer son navire et poursuivre son périple.
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Au beau milieu de l'Atlantique nord, la navigatrice Clarisse Crémer a dû prendre une décision aussi délicate que vitale : détourner son monocoque L'Occitane en Provence vers les Açores pour le réparer. En cause, une avarie majeure survenue pendant The Transat, la mythique course en solitaire reliant Lorient à New York. Une fissure sur la cloison avant, des voies d'eau, et l'obligation de sécuriser le bateau avant de pouvoir espérer rallier l'arrivée.

Voici ce qui s'est passé, pourquoi ce détour comptait autant, et ce qui se jouait derrière cette course pour la skippeuse.

À retenir

  • Clarisse Crémer, sur L'Occitane en Provence, a subi une avarie en pleine traversée de The Transat (Lorient–New York).
  • Une fissure sur la cloison avant a provoqué plusieurs voies d'eau ; elle a colmaté provisoirement pour sécuriser la structure.
  • Elle a fait cap sur Horta, aux Açores, pour une évaluation complète du bateau et des réparations.
  • L'enjeu : terminer The Transat pour valider sa qualification au Vendée Globe, attendu en novembre.

Ce qui s'est passé en mer

La fissure est apparue sur la cloison avant du monocoque après le passage d'un front, ces zones de transition météo qui malmènent bateaux et marins. Le problème n'est jamais anodin : une cloison, c'est une paroi structurelle qui contribue à la rigidité de la coque. Quand elle se fend, l'eau s'invite à bord et la solidité de l'ensemble est en question.

Face à plusieurs voies d'eau, Clarisse Crémer a réagi vite. Seule à bord, elle a réalisé une réparation provisoire pour sécuriser la structure et stopper l'aggravation. De quoi tenir le temps de rejoindre une terre — mais pas de quoi repartir sereinement à l'assaut de l'Atlantique sans une remise en état sérieuse.

Pourquoi le détour par les Açores

Les Açores, archipel portugais posé au milieu de l'Atlantique, constituent l'escale logique pour qui rencontre un pépin technique sur cette route. Horta, port emblématique des transatlantiques, offre un point de chute où l'équipe à terre peut prendre le relais.

L'objectif du détour est double : faire évaluer complètement le bateau par des techniciens, et garantir qu'il pourra repartir en sécurité. Pour une marine en solitaire, la moindre faiblesse non traitée peut se transformer, plus loin, en abandon — voire en danger. Mieux vaut perdre des heures à quai que de risquer le pire en pleine mer.

Au moment de la course, la progression de Clarisse Crémer était freinée par une zone sans vent, ces fameuses pétoles qui clouent un voilier sur place. Avec encore plusieurs centaines de milles à couvrir, l'approche d'Horta s'annonçait laborieuse, mais la navigatrice se montrait optimiste sur sa capacité à rejoindre l'archipel.

L'enjeu derrière la course : le Vendée Globe

Si Clarisse Crémer s'accroche autant, ce n'est pas seulement par fierté sportive. Terminer The Transat est une étape importante de son parcours de qualification pour le Vendée Globe, le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, prévu en novembre. Manquer cette validation, c'est compromettre l'objectif d'une saison entière.

D'où sa détermination affichée à rallier l'arrivée à New York, avant la clôture de la course, malgré l'avarie et le temps perdu. Sa volonté, plusieurs fois répétée, reste de franchir la ligne coûte que coûte.

Pour mesurer le chemin parcouru, on pourra relire comment Clarisse Crémer a finalement terminé The Transat et s'est rapprochée de sa qualification.

Un parcours déjà semé d'obstacles

Cette avarie s'ajoute à une route déjà chaotique. La navigatrice avait été écartée par son précédent sponsor, Banque Populaire, pour le Vendée Globe 2024, dans un contexte lié à sa maternité — une décision qui avait fait débat dans le monde de la voile. Elle avait aussi dû affronter des accusations anonymes de triche visant son précédent Vendée Globe, accusations qui se sont révélées infondées.

Jeune mère engagée dans un projet sportif exigeant, Clarisse Crémer a donc l'habitude de transformer les coups durs en moteur. L'avarie de The Transat n'a pas dérogé à la règle : plutôt que d'abandonner, elle a sécurisé, détourné, et continué de viser l'arrivée.

The Transat, une course de légende

The Transat n'est pas une régate comme les autres. Créée par les Anglais en 1960, c'est l'une des plus anciennes courses transatlantiques en solitaire. Son histoire a connu des aléas — une interruption en 2016, puis l'annulation de l'édition 2020 en raison de la crise sanitaire liée au Covid — mais elle reste une référence absolue de la course au large.

Son palmarès dit tout du prestige de l'épreuve. Parmi les vainqueurs figurent des noms qui ont marqué la voile française et mondiale :

  • Éric Tabarly, figure fondatrice de la course au large hexagonale ;
  • Alain Colas ;
  • Philippe Poupon ;
  • Francis Joyon ;
  • Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe.

Affronter une telle épreuve, c'est s'inscrire dans cette lignée. Et y subir une avarie sans renoncer, c'est en respecter l'esprit : celui d'une confrontation directe, et solitaire, avec l'océan.

Ce que cet épisode dit de la course au large

Une avarie en plein Atlantique rappelle une vérité que les marins connaissent bien : sur ces bateaux poussés à l'extrême, la performance se joue autant dans la vitesse que dans la gestion des imprévus. Savoir diagnostiquer une fissure, improviser une réparation, choisir la bonne escale, accepter de perdre du temps pour mieux finir — tout cela fait partie du métier.

L'épisode des Açores illustre aussi la dimension collective d'un projet pourtant solitaire. Derrière la skippeuse, une équipe à terre suit, conseille, prépare l'intervention. La course en solitaire l'est sur l'eau ; à terre, c'est un travail d'équipe.

Pour qui s'intéresse au sport de haut niveau et à ces histoires de résilience, on retrouve la même logique d'efforts collectifs dans d'autres disciplines, comme lorsque Lucille Gicquel évoque la victoire des Bleues comme un premier pas vers la confiance.

En résumé

Clarisse Crémer a fait ce que font les grandes marines : transformer une avarie en simple détour. Cap sur Horta pour réparer L'Occitane en Provence, sans perdre de vue l'objectif réel — terminer The Transat et valider sa qualification pour le Vendée Globe. Une démonstration de sang-froid de plus, dans une carrière qui en compte déjà beaucoup.

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