Jonas Vingegaard ne participera pas au Critérium du Dauphiné tandis que son équipe maintient son optimisme en vue du Tour de France
Jonas Vingegaard fera l'impasse sur le Critérium du Dauphiné. Le double vainqueur du Tour de France, encore convalescent après sa lourde chute au Tour du Pays basque début avril, renonce à cette répétition générale traditionnelle. Mais son équipe, Visma-Lease a bike, refuse de baisser les bras :

Jonas Vingegaard fera l'impasse sur le Critérium du Dauphiné. Le double vainqueur du Tour de France, encore convalescent après sa lourde chute au Tour du Pays basque début avril, renonce à cette répétition générale traditionnelle. Mais son équipe, Visma-Lease a bike, refuse de baisser les bras : elle continue d'espérer le voir au départ du Tour de France pour y défendre son titre.
Ce qu'il faut retenir
- L'absence : Vingegaard ne disputera pas le Critérium du Dauphiné, l'une des principales courses de préparation au Tour, programmée du 2 au 9 juin.
- La raison : il poursuit sa convalescence après la grave chute du Tour du Pays basque, début avril.
- Le message de l'équipe : Visma-Lease a bike reste optimiste pour le Tour de France et n'écarte pas une défense du titre.
- Le ton réaliste : le manager Merijn Zeeman parle d'un objectif « difficile, mais pas impossible ».
Pourquoi Vingegaard renonce au Dauphiné
Tout part de la chute survenue lors du Tour du Pays basque, au début du mois d'avril. L'accident a été violent, et le bilan médical sérieux : clavicule gauche cassée, contusion pulmonaire et côtes fracturées. Des blessures qui imposent du repos, des soins, puis une remontée progressive en charge d'entraînement avant d'envisager un retour à la compétition.
Dans ce contexte, disputer le Critérium du Dauphiné aurait été prématuré. La course, qui se tient du 2 au 9 juin, est exigeante et accidentée : elle ne se court pas à moitié. L'équipe a donc fait un choix de prudence, en privilégiant la récupération et la préparation de fond plutôt qu'un retour précipité à la compétition.
Le Dauphiné, une répétition générale, pas une fin en soi
Le Critérium du Dauphiné occupe une place particulière dans le calendrier : il sert traditionnellement de dernier grand test avant le Tour de France, sur des routes et un type d'effort très proches. Beaucoup de favoris y viennent jauger leur niveau et leurs sensations en montagne. Y renoncer n'est donc pas anodin pour un prétendant au maillot jaune. Mais ce n'est pas non plus une obligation : ce qui compte au final, c'est d'arriver en forme au départ du Tour.
L'équipe affiche son optimisme
Malgré cette absence, le ton reste résolument positif du côté de Visma-Lease a bike. Le manager Merijn Zeeman a confié, dans un entretien au média néerlandais WielerFlits, garder « l'espoir qu'il puisse défendre son titre sur le Tour ». Une formule prudente, mais qui dit l'essentiel : l'objectif Tour de France n'est pas abandonné.
L'équipe mise sur la capacité de récupération de son leader. L'idée est simple : profiter de la période du Dauphiné, non pour courir, mais pour enchaîner un solide bloc d'entraînement et travailler la forme à l'écart de la compétition. Si la remise en condition se passe bien, Vingegaard pourrait arriver au Tour avec un volume de préparation suffisant.
Un objectif difficile, mais pas impossible
Merijn Zeeman ne verse pas dans l'excès de confiance. Il reconnaît que viser la victoire après de telles blessures sera difficile. Mais il refuse de fermer la porte : ce n'est, selon lui, « certainement pas impossible » pour le coureur danois. Cette nuance résume bien la position de l'équipe — lucide sur les obstacles, déterminée à tout tenter.
Pour piloter ce pari, un suivi médical est réalisé semaine après semaine. Objectif : évaluer l'évolution de l'état de santé de Vingegaard et ajuster son programme d'entraînement au plus près de sa progression réelle, sans brûler les étapes.
Une préparation entièrement rebattue
Cette convalescence chamboule le calendrier habituel. Outre le Dauphiné, Vingegaard ne pourra pas non plus participer au stage collectif prévu en Sierra Nevada, en Espagne — un rendez-vous d'altitude classique pour préparer une grande course. C'est une étape en moins dans la routine d'avant-Tour.
L'équipe assume ce plan B. Plutôt que de coller au programme initial, elle adapte la préparation aux contraintes du moment : du temps pour cicatriser, puis un travail ciblé pour retrouver la forme. Le calendrier est bousculé, mais la trajectoire reste orientée vers un seul horizon, le départ du Tour de France.
Ce que cela change pour le Tour de France
Sur le plan sportif, l'absence au Dauphiné prive Vingegaard d'un repère précieux. Sans cette course, ni lui ni son équipe ne disposeront d'un test grandeur nature pour mesurer le niveau avant le Tour. La forme devra se jauger autrement, à l'entraînement et lors des examens médicaux.
Cela rend aussi la situation plus ouverte chez les favoris. Quand un prétendant majeur au général voit sa préparation perturbée, les regards se tournent naturellement vers la concurrence. Du côté des autres ténors, la hiérarchie reste à confirmer sur les routes : Tadej Pogacar a dévoilé l'équipe qui doit l'épauler avec UAE, tandis que d'autres formations affinent leur stratégie. Le Slovène a d'ailleurs récemment comparé le niveau de stress entre le Giro et le Tour de France, signe que la pression monte bien avant le départ.
Pour les fans de la Grande Boucle, le suspense se déplace donc en amont : la grande inconnue, c'est désormais l'état de forme réel de Vingegaard au moment du grand rendez-vous. À l'image d'autres coureurs qui peaufinent leur saison, comme Egan Bernal qui a confirmé sa présence au Tour de France 2024, chacun avance ses pions vers le mois de juillet.
À suivre
Les prochaines semaines seront décisives. Tout dépendra de la qualité de la cicatrisation, de la tolérance à l'effort retrouvée et du bloc d'entraînement réalisé pendant que le peloton disputera le Dauphiné. Si tous les voyants passent au vert, le scénario d'une présence — voire d'une défense du titre — reste plausible. Dans le cas contraire, l'équipe devra réévaluer ses ambitions. Une chose est sûre : Visma-Lease a bike avance prudemment, mais sans renoncer.
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