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Décès de Bernard Pivot, un passionné de sports qui aimait les Verts, les Bleus et le Tour de France

On connaissait l’homme des livres. On a parfois oublié l’homme des stades. Bernard Pivot, figure tutélaire de la télévision littéraire française avec « Apostrophes » puis « Bouillon de Culture », est décédé ce lundi 6 mai 2024. Derrière le passeur de lecture se cachait un passionné de sports : un

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Décès de Bernard Pivot, un passionné de sports qui aimait les Verts, les Bleus et le Tour de France
Décès de Bernard Pivot, un passionné de sports qui aimait les Verts, les Bleus et le Tour de France

On connaissait l’homme des livres. On a parfois oublié l’homme des stades. Bernard Pivot, figure tutélaire de la télévision littéraire française avec « Apostrophes » puis « Bouillon de Culture », est décédé ce lundi 6 mai 2024. Derrière le passeur de lecture se cachait un passionné de sports : un fidèle des Verts de Saint-Étienne, un supporter des Bleus et un amoureux du Tour de France. Retour sur cette face moins connue d’un homme qui aimait autant la phrase juste que le geste sportif.

Qui était Bernard Pivot

Pendant des décennies, Bernard Pivot a incarné la rencontre entre la culture et le grand public. Créateur et présentateur d’« Apostrophes », puis de « Bouillon de Culture », il a installé le livre au cœur du salon des Français, le vendredi soir, avec une curiosité gourmande et une exigence sans pose. Des générations d’auteurs et de lecteurs lui doivent leurs plus belles découvertes.

Mais réduire Pivot à la seule littérature serait passer à côté d’une part essentielle de sa personnalité. Comme beaucoup d’hommes de sa génération, il vibrait pour le sport, et particulièrement pour le football. Cette passion n’avait rien d’une posture : elle l’accompagnait depuis l’enfance et ne l’a jamais quitté.

Un supporter des Verts et des Bleus

Son club de cœur, c’étaient les Verts de Saint-Étienne. Pivot suivait l’AS Saint-Étienne avec la ferveur d’un véritable supporter, présent dans les tribunes lors des grands rendez-vous et n’hésitant jamais à dire son attachement à ce club mythique des années 1970, celui qui faisait chavirer la France entière.

Au-delà du club, il portait aussi les couleurs des Bleus. Pivot suivait de près l’équipe de France et les grandes compétitions internationales, mêlant son amour des mots à celui du ballon. On raconte qu’il aimait offrir des livres aux joueurs, manière bien à lui de relier ses deux passions. Son engagement pour le football français ne connaissait pas de demi-mesure.

Une présence dans les grands rendez-vous sportifs

Les archives gardent la trace de ce Pivot supporter. On le retrouve sur le plateau d’« Apostrophes », en 1980, aux côtés de Robert Herbin, l’entraîneur emblématique de Saint-Étienne. Une image qui résume à elle seule la place du football dans sa vie : même à la télévision littéraire, le sport trouvait sa place.

En 1982, il était à Séville pour vivre la demi-finale de Coupe du monde entre la France et la RFA, l’un des matchs les plus marquants — et les plus douloureux — de l’histoire des Bleus. Quatre ans plus tard, on le retrouvait au Mundial de 1986 au Mexique, entouré d’autres figures du monde des médias.

Le vélo aussi le passionnait. En 1987, Pivot assistait à une étape du Tour de France entre Pau et Bayonne, aux côtés du journaliste Jacques Chancel et de l’acteur Lino Ventura — ce dernier disparaîtra l’année suivante. La Grande Boucle, ce rendez-vous estival qui mêle effort, paysages et récit national, avait tout pour séduire un homme amoureux des belles histoires.

Le Tour de France, une passion qui reste vivante

Cet attachement de Pivot au Tour de France rappelle à quel point cette épreuve dépasse le simple cadre sportif : elle fait partie du patrimoine commun des Français, suivie chaque été par des millions de spectateurs, au bord des routes comme devant leur écran. Aujourd’hui encore, le Tour continue de faire vibrer le public et d’alimenter les passions.

Les grandes figures du peloton entretiennent cette flamme. Le double vainqueur slovène Tadej Pogačar prépare chaque édition avec une équipe taillée pour la montagne, tandis que son grand rival, le Danois Jonas Vingegaard ajuste son calendrier de courses en vue de la Grande Boucle. Et d’anciens vainqueurs, comme le Colombien Egan Bernal qui confirme sa présence au départ, prolongent la légende que Pivot aimait suivre.

Un héritage au-delà des livres

Bernard Pivot laisse le souvenir d’un homme entier, qui n’opposait jamais la culture et le sport mais les vivait avec la même intensité. Les Verts, les Bleus, le Tour de France : autant de passions assumées qui disent beaucoup de sa curiosité et de son amour de la France populaire.

En disparaissant, il rappelle qu’un grand esprit peut aussi être un spectateur enthousiaste, debout dans les tribunes ou au bord d’une route de montagne. C’est cette image, autant que celle du plateau d’« Apostrophes », qui mérite de rester. Bernard Pivot était un homme de mots, mais aussi un homme de stades.

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