Blandine Pont ne participera pas aux Championnats du monde suite à une blessure au genou
Coup dur pour le judo français. Blandine Pont, médaillée d’argent en -48 kg aux Championnats d’Europe quelques jours plus tôt, ne participera pas aux Championnats du monde d’Abu Dhabi (19-24 mai 2024). En cause : une blessure au genou contractée pendant la compétition

Coup dur pour le judo français. Blandine Pont, médaillée d’argent en -48 kg aux Championnats d’Europe quelques jours plus tôt, ne participera pas aux Championnats du monde d’Abu Dhabi (19-24 mai 2024). En cause : une blessure au genou contractée pendant la compétition continentale. La judokate l’a annoncé elle-même sur son compte Instagram. Sa priorité désormais : se soigner et préserver l’avenir.
Ce qu’il faut retenir
- Qui : Blandine Pont, judokate française de la catégorie -48 kg.
- Quoi : forfait pour les Championnats du monde de judo d’Abu Dhabi.
- Pourquoi : une blessure au genou, déjà fragilisé quelques mois auparavant et réveillé lors de la finale européenne.
- L’annonce : faite par l’athlète sur les réseaux sociaux, par choix de prudence.
Un forfait dicté par la prudence
Le calendrier était serré. À peine une semaine et demie après les Championnats d’Europe de Zagreb, où elle a décroché l’argent en -48 kg, Blandine Pont devait enchaîner avec le rendez-vous mondial prévu du 19 au 24 mai 2024 à Abu Dhabi. Mais le genou n’a pas suivi.
L’athlète avait déjà connu une alerte à ce genou quelques mois plus tôt. Malgré cette fragilité, elle s’était présentée sur les tatamis européens et avait tenu son rang jusqu’en finale. C’est précisément lors de cet ultime combat, face à Kristina Dudina, qu’elle s’est de nouveau portée la main au genou. Un signal d’alarme que l’entourage médical n’a pas pris à la légère.
Les examens passés à la suite de la compétition n’ont pas apporté de réponse claire. Dans le doute, et face au risque d’aggraver une articulation déjà sollicitée, la décision la plus raisonnable s’est imposée : renoncer aux Mondiaux plutôt que de forcer. C’est ce choix que la judokate a partagé avec ses abonnés.
Pourquoi cette décision compte
Renoncer à des Championnats du monde n’est jamais anodin pour une athlète de haut niveau. C’est l’un des plus grands rendez-vous de la discipline, l’occasion de se mesurer aux meilleures mondiales et d’engranger de l’expérience comme de la confiance.
Mais en judo, un genou est un capital précieux. Les appuis, les déséquilibres, les chutes contrôlées sollicitent en permanence l’articulation. Repartir au combat avec une zone douloureuse mal diagnostiquée, c’est s’exposer à une blessure plus grave, du type rupture ligamentaire, qui peut éloigner des tatamis pendant de longs mois. À l’échelle d’une carrière, mieux vaut sacrifier une compétition que toute une saison, voire davantage.
Ce raisonnement, beaucoup de sportifs y sont confrontés. On le retrouve dans d’autres disciplines, comme lorsqu’un footballeur doit faire l’impasse sur un grand tournoi à cause de ses ligaments, à l’image du forfait d’Ozan Kabak pour l’Euro après une rupture du ligament croisé. Le genou reste l’une des articulations les plus exposées du sport de haut niveau, et la moindre alerte impose la plus grande vigilance.
Une saison déjà marquante malgré tout
Ce forfait ne doit pas éclipser ce que Blandine Pont venait d’accomplir. Aller chercher une médaille d’argent continentale en -48 kg tout en composant avec un genou fragile en dit long sur sa combativité et son niveau. Lors de ces Championnats d’Europe, elle avait d’ailleurs exprimé sa fierté de retrouver le haut de la hiérarchie : un parcours que nous avions suivi quand elle confiait se sentir enfin à sa place sur le podium.
Sur cette même quinzaine européenne, le judo français avait brillé collectivement, avec notamment l’argent de Blandine Pont et le bronze de Cédric Revol. Autant de résultats qui rappellent la profondeur du collectif tricolore, capable de se relayer quand l’un des siens doit déclarer forfait.
Et la suite ?
Pour Blandine Pont, l’enjeu immédiat est clair : poser le diagnostic, soigner le genou et revenir au meilleur de sa forme. Une absence aux Mondiaux n’efface pas le travail accompli ; elle s’inscrit dans la gestion à long terme d’une carrière sportive.
Pendant ce temps, la délégation française continuait de viser les sommets lors de ces Championnats du monde, où d’autres tricolores avaient l’occasion de briller, comme l’a montré le titre mondial de Margaux Pinot en -70 kg. Le judo français avance, et chacun espère retrouver très vite Blandine Pont sur les tatamis, le genou apaisé et l’ambition intacte.
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